COTE D'IVOIRE : Le président du Conseil national de transition obtient la libération de trois sénateurs - La désobéissance civile continue

 

Il s'agit des sénateurs PDCI, Séri Bi Guessan, Bassy Koffi Bernard et Valérie Yapo, qui ont été libérés, de la MACA, dans la nuit du 25 au 26 novembre. Il faut rappeler que ces sénateurs étaient enfermés dans la prison d'Abidjan, depuis le 3 novembre, sans levée préalable de leur immunité parlementaire. Ce qui montre que la Côte d'Ivoire du « menteur d'Abidjan » est tout sauf un état de droit. Tout se fait à la tête du client. Pendant ce temps, les députés de l'opposition arrêtés au même moment, croupissent, toujours, en prison, avec une autre quinzaine de responsables de l'opposition et de la société civile. Qui a dit que "le menteur suprême" voulait la paix ?

Le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, a dit à l'ancien président Ouattara qu'il ne négociera pas le couteau sous la gorge, alors que ses amis de l'opposition sont, qui en exil involontaire (Gbagbo, Soro, Mabri Toikeusse, Goudé, Bendjo), qui en prison (Affi, Guikahué, N'Dri, etc.), qui en résidence surveillée avec la maison entourée de policiers et de gendarmes lourdement armés (Albert Mabri Toikeusse).

 

Emprisonné en un lieu secret, le porte-parole du CNT, Pascal Affi N'Guessan est l'objet de pressions psychologiques innommables afin qu'il « lâche » Laurent Gbagbo à qui « le menteur illimité » promet de lui faire établir un passeport, mais lui fait, d'abord, subir un chantage inqualifiable, alors que c'est un droit. Il croit faire tamponner les têtes au sein de l'opposition afin de la faire exploser mais il ne réussira pas : 92% des Ivoiriens sont contre lui et prêts à continuer à bloquer le pays. Il n'arrivera pas à inverser la tendance en sa faveur. Il va quitter le pouvoir car il a déjà fait ses deux mandats (sur notre photo Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Guillaume sont main dans la main contre "le menteur illimité").

 

La pression est de son côté. Pas de celui du CNT. Pour boucler le budget de 2021 et rembourser les prochaines échéances de prêts en évitant un (autre) défaut de paiement, le gouvernement veut emprunter plus de 800 millions de dollars sur les marchés financiers. Arrivera-t-il ?

 

Actuellement en cessation de paiement, l'Etat de Côte d'Ivoire n'a pu honorer au niveau de l'UEMOA, les échéances de paiement sur les BAT (Bons assimilales du trésor) pour un montant de 30 milliards de F CFA (17 novembre) et sur les OAT (Obligations assimilables du trésor) pour un montant de 30 milliards de F CFA également (24 novembre). Explication : Les caisses de l'Etat ont été vidées par le financement du passage en force électoral.

 

Autrement dit, la pression est très forte sur les épaules de l'ancien président Ouattara qui essaie de tout faire pour éviter l'écroulement de l'Etat. Les salaires de fin novembre seront-ils payés à temps ? Certains ont des doutes au niveau des services du trésor.

 

Ouattara commence à être dos au mur. La réalité économique le rattrape. C'est la raison pour laquelle au CNT, on demande le maintien du mot d'ordre de désobéissance civile. Voire, son renforcement pour accélérer le processus de la chute du pouvoir illégitime en place.

 

 

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