COTE D'IVOIRE : Les grandes lignes de la nouvelle constitution version Ouattara

La "création d’un poste de vice-président, élu au suffrage universel direct, en même temps que le président de la République (...) pour garantir la paix et la stabilité", est l’une des principales "innovations" du nouveau texte, a déclaré Alassane Ouattara, dans son traditionnel discours à la Nation, à la veille de la commémoration du 56e anniversaire de l’indépendance de la Côte
d’Ivoire.

"En cas de vacance de pouvoir, il (le vice-président) garantit la continuité de l’Etat d’une part et le respect du calendrier électoral d’autre part", a-t-il expliqué.
La nouvelle Constitution doit, en outre, doter la Côte d’Ivoire d’un "sénat" composé "d’anciens serviteurs de l’Etat, de personnalités de qualité", qui cohabiteront avec l’Assemblée nationale.

"Il nous faut écrire de nouvelles pages de notre histoire", a souligné Alassane Ouattara.
"Ces propositions seront soumises à votre décision, à la fin du mois d’octobre de cette année. Le dernier mot vous reviendra", a-t-il.

La rédaction d’une nouvelle Constitution était l’une des promesses de campagne d’Alassane Ouattara, réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans, en octobre 2015.
Cela dit, vingt-trois partis d’opposition dont le Front Populaire Ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président, Laurent Gbagbo, ont adopté, dernièrement, une déclaration commune refusant le référendum sur une nouvelle Constitution.

Les opposants demandent la "convocation d’une assemblée constituante" et critiquent de nombreux autres choix. "La nomination d’un vice-président vise en réalité à lui (Ouattara) permettre de choisir son successeur ce qui traduirait une dévolution monarchique du pouvoir", disent-ils.

"La multiplication de nouvelles institutions, vice-présidence, sénat, Chambre des rois, dans une période où le budget de l’Etat s’avère insuffisant pour faire face à l’amélioration du niveau de vie des populations est anachronique", estiment-ils.

Rappelant les dernières manifestations contre le coût élevé de l’électricité qui ont fait un mort, et qu’il a dénoncé, le chef de l’Etat a affirmé qu’un "audit" des facturations de la compagnie ivoirienne d’électricité est en cours.

Avec AFP

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