CPI : Ban Ki-moon demande à Jacob Zuma de ne pas quitter cette institution

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (sur notre photo avec Jacob Zuma) a exprimé, lundi, 24 octobre, l'espoir que l'Afrique du Sud allait revenir sur sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale.
Dans un communiqué, il a "déploré" cette décision et a souhaité que Pretoria "reconsidère sa décision avant que ce retrait ne prenne effet" dans un an.

Il a préconisé que les pays qui ont des problèmes avec le fonctionnement de la CPI "les résolvent dans le cadre de l'assemblée des Etats parties au Statut de Rome".

Selon le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, des discussions ont été entamées, en coulisses, par "certains pays préoccupés" par cette décision afin de convaincre Pretoria et d’empêcher une contagion à d'autres pays membres de la CPI. Les prochains partants devraient être, dans le désordre, le Kenya, l'Ouganda, et peut-être, le Rwanda. D'autres, concernés au premier chef comme le Congo-Brazzaville, prient, en secret, que ce processus de sortie de la CPI prenne de l'ampleur pour qu'ils s'y engouffrent, aussi. Sentant cette vague venir, l'ONU tente de stopper le mouvement.

"Une lettre retirant le retrait" serait suffisante, a-t-il indiqué, question de dire à Zuma qu'il n'y a pas de formalité particulière pour revenir sur sa décision.

La question de fond est de savoir si Jacob Zuma ne gesticule-t-il pas, tout simplement ? Car dans la calamiteuse situation politique où il se trouve, actuellement, ignorant s'il ira au bout de son mandat en 2019, il est incapable de secouer la branche où il est assis sans grand dommage pour sa propre stabilité.

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