FRANCAFRIQUE : Voilà la preuve que la France n'a jamais voulu quitter l'Afrique malgré les indépendances octroyées

Voici les 17 conseils prodigués par le ministre de la France d'Outre-Mer :

1) Ne jamais se saluer avec un homme noir, en serrant la main.
2) Ne pas le considérer tout à fait comme un être, il est parfois stupide, farouche, d'une mentalité bestiale.
3) Il faut le surveiller strictement, le manoeuvrer à coups de fouets, au point de vue travail.
4) Pour toutes correspondances, il ne faut jamais employer les formules de politesse si vous les adressez aux nègres.
5) Il est formellement interdit de prendre le repas avec eux, hommes noirs.
6) Ne pas être en rapport ou du moins en relation avec une négresse car celle-ci crache une source microbienne de surcroît.
7) Tâchez d'écrire à moi, si besoin utile et tous les renseignements vous seront fournis sur les maudits fils de Caïn.
8) Extrait de bréviaire d'un colonialiste qui colonise.
9) Ne laissez pas mourir de faim les colonisés, car ceux-ci se révolteraient.
10) Mais ne pas les engraisser surtout, ils deviendraient dangereux.
11) Ne donner l'économie progressive en contradiction avec nos objectifs qui sont notre présence incontestable et incontestée.
12) Donc faire tout pour qu'ils ne s'enrichissent, faire d'eux des petits fonctionnaires et des employés inférieurs afin que l'autorité dans ces domaines demeure toujours à nous.
13) Pas de traitement uniforme, sinon, groupement, division, opposition et ils risqueraient de nous dominer.
14) Utiliser la force publique telle que la gendarmerie, la police et l'armée chaque fois que besoin est utile. Pour toutes les fêtes, un défilé constituant toutes les forces publiques afin que ces nègres se replient sur eux.
15) Décorer ceux qui sont les plus dévoués en nous, ceux qui prennent notre part.
16) Les évangéliser jusqu'à la moelle, les écraser jusqu'aux os, afin de s'assurer de leur docilité.
17) Les laisser aller chez les prêtres pour qu'ils puissent dire leurs secrets et les prêtres viendront nous les communiquer ».

Pour le ministre de la France d'Outre-Mer,
Le Gouverneur Général de l'AEF
(é) Yvon Bourge.

Dans une semaine exactement, 13 janvier 2020, à Pau, en France, Emmanuel Macron, le (jeune) successeur de ce pouvoir colonial anachronique et rétrograde, « convoque » cinq chefs d'Etat du Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad) pour qu'ils s'expliquent devant sa (modeste) personne, sur les raisons qui les poussent à laisser salir l'image de la (grande et belle) France dans les réseaux sociaux, internet, et autres manifestations et propos politiques. C'est tout simplement incroyable qu'un président français puisse adresser ce genre de chose à ses homologues africains. On se demande réellement ce qui se passe dans la tête du jeune président, sauf à penser qu'il est réellement imbibé de l'esprit qui entoure les « Conseils » du ministre français de l'Outre-Mer en 1958. En fait, dans la tête de Macron, rien n'a changé. Et en tant qu'ancien banquier d'affaires, il est de l'intérêt de la France, de tout faire pour maintenir sa mainmise sur son pré-carré africain. C'est ce qui motive son action en Afrique (en se servant des chefs d'Etat comme Alassane Ouattara) pour essayer de contourner la pression que l'opinion africaine exerce désormais sur cette fâcheuse et dévastatrice relation franco-africaine.

A l'heure où les peuples africains semblent avoir « classé » leurs dirigeants, la pression en vue de l'indépendance totale de l'Afrique (monétaire, militaire, culturelle, économique) va s'accentuer en 2020 et après.

C'est un combat que l'Afrique ne peut (plus) perdre. On a besoin de dire : Mieux vaut cette tardive prise de conscience que jamais.

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