LIBYE-ITALIE : Les Européens veulent fermer les voies de passage des clandestins

Le dirigeant européen, qui recevait, à Bruxelles, le chef du gouvernement d'union nationale (GNA) en Libye, Fayez al-Sarraj, a expliqué que l'UE avait "démontré sa capacité à fermer des routes migratoires", allusion au pacte conclu, en mars 2016, avec la Turquie ayant, considérablement, réduit les arrivées de migrants sur les côtes grecques.

"Maintenant il est temps de fermer la route allant de la Libye à l'Italie", a ajouté M. Tusk, en précisant avoir abordé la question, mercredi, avec le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni. "Je peux vous assurer que c'est à notre portée. Ce dont nous avons besoin est une détermination totale pour le faire", a plaidé le président du Conseil qui représente les Etats membres.

Le défi migratoire de la Méditerranée centrale sera le sujet principal du sommet informel européen qui se tient vendredi à La Valette.

Les arrivées sur les côtes italiennes ont dépassé le chiffre de 180.000, en 2016, un niveau record. Quelque 4.500 personnes ont perdu la vie en cherchant à les atteindre.
Fayez al-Sarraj a affiché la bonne volonté de son gouvernement pour contribuer à freiner ce flux et à lutter contre les réseaux de passeurs.

Mais "nous espérons que les mécanismes de l'Union européenne pour aider la Libye seront plus concrets", a-t-il souhaité en regrettant des montants d'aide "très petits".

La Commission européenne a, notamment, proposé, fin janvier, un soutien renforcé aux gardes-côtes libyens et aux agences de l'ONU venant en aide aux migrants en Libye, mais, elle doit convaincre les Etats membres d'y contribuer, davantage, financièrement.

L'opération anti-passeurs "Sophia", lancée en 2015 par l'UE au large de la Libye, se heurte à l'impossibilité, à ce stade, d'intervenir dans les eaux territoriales libyennes, ce qui limite son efficacité.

D'autre part, l'UE refuse d'aborder le vrai problème qui est à l'origine, en grande partie, de l'immigration africaine : la mal-gouvernance en Afrique provoquée par des dictatures locales dont la plupart sont soutenues (ouvertement) par certaines capitales européennes. Là est le vrai problème que Donald Tusk doit aborder avec ses pairs européens.

Commentaires

Visiteur (non vérifié)
bonjour j,ai perdu deux frere j,ai peur arreton d,aller sur l,eau

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