LIBYE : Sassou N'Guesso président du Comité de Haut Niveau de l’Union africaine

Le président congolais représentera ses pairs de l'Union africaine (UA), dans la recherche des solutions proposées par les Nations-Unies, les Occidentaux, et les Arabes, en vue de l'instauration d'une paix durable en Libye. Denis Sassou N'Guesso (notre photo) a été désigné, mardi, 8 novembre, à Addis Abeba, par ses homologues africains, représentant le Niger, l'Algérie, la Tunisie, le Soudan, l'Egypte et le Tchad. En dehors de ces pays, le Comité de Haut niveau travaillera en collaboration avec l'UA, en tant qu'organisation internationale, mais aussi, avec la Ligue arabe, les Nations-Unies, et l'Union européenne. La décision d'hier a germé depuis la réunion tenue en septembre, à New York, en marge de l'Assemblée Générale des Nations-Unies. Sassou n'y avait pas participé de peur d'être victime d'un coup d'état militaire, dans son pays. Il était, sagement, resté à Brazzaville pour sécuriser son pouvoir.

Cette présidence est stratégique pour le président congolais dans la mesure où elle le met sur orbite en le plaçant comme principal interlocuteur africain dans le difficile dossier libyen que cherchent à résoudre les Occidentaux. De ce fait, ceux d'entre eux qui rechignent à le rencontrer sur un plan bilatéral, le trouveront sur leur chemin, dans le dossier de la Libye. Il s'agit, notamment, des représentants des Etats français et américain, deux pays qui n'avaient pas apprécié le changement de la constitution en 2015, et surtout, la façon dont le président congolais était passé en force, pendant l'élection présidentielle de mars dernier. On se souvient que le résultat du scrutin avait été donné à 3 heures du matin, après que les chars et véhicules blindés eurent quadrillé toute la ville de Brazzaville.

Après ce hold up électoral (Selon un décompte véritable effectué par la CENI de l'opposition, Sassou avait obtenu 8% des suffrages, ce qui le mettait en 4e position), le dictateur avait quelque peu, volontairement, disparu de la circulation, afin de se faire oublier. Aujourd'hui, il revient en force, montrant à toute la communauté internationale que malgré les reproches qui lui sont faits, l'opposition congolaise n'est pas (encore) à la hauteur pour lui tenir tête.

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