PRESIDENTIELLE AMERICAINE : La Chine et l'Iran s'activent pour que Trump perde tandis que la Russie travaille à la défaite de Biden

Seule la Corée du Nord reste « sage » en ne se mêlant pas de ce qui ne la regarde pas. Le leader bien aimé, Kim Jong-un, est pris à contrôler l'épidémie du coronavirus dans son beau pays où on ne compte, pour le moment, qu'un Nord-Coréen contaminé dont la maladie a d'ailleurs été importée de la Corée du Sud, lors d'un voyage.

La Chine, de son côté, n'est pas sur la même longueur d'onde. Sans se cacher, elle souhaite que Donald Trump, considéré comme « imprévisible », ne soit pas réélu lors de la présidentielle américaine du 3 novembre. Pour parvenir à une telle fin, elle a « accentué ses efforts d’influence » en amont du scrutin, ont estimé, vendredi, 7 août, les services de renseignement américains.

L’Iran essaie, aussi,  d’affaiblir le président Trump tandis que la Russie utilise  plusieurs leviers surtout pour dénigrer  son rival démocrate, Joe Biden, a précisé dans un communiqué, William Evanina, directeur du Centre national du contre-renseignement et de la Sécurité (NCSC).

Ce haut responsable, qui supervise la surveillance des ingérences étrangères dans la vie politique américaine, a publié un communiqué pour faire le point sur la menace à moins de trois mois du scrutin. Voici ce qu'il dit :

« Il semble difficile pour nos adversaires de s’ingérer ou de manipuler les résultats à grande échelle », a-t-il d’abord estimé, tout en manifestant des « inquiétudes » sur les campagnes d’influence menées, selon lui, sous couvert par la Chine, la Russie et l’Iran. « Nous estimons que la Chine préfère que le président Trump - considéré comme imprévisible par Pékin - ne remporte pas un second mandat. La Chine a accentué ses efforts pour peser sur l’environnement politique » en amont du scrutin, a déclaré M. Evanina, alors que le bras de fer entre Pékin et Washington se crispe chaque jour un peu plus. Cela dit, le directeur du NCSC ne précise pas quels efforts la Chine met en œuvre pour faire battre Trump.

De même, « nous estimons que l’Iran essaie d’affaiblir les institutions démocratiques américaines, le président Trump et de diviser le pays en amont des élections de 2020 », surtout via « une campagne d’influence en ligne, qui répand des fausses nouvelles et du contenu antiaméricain », a-t-il dit.

À l’inverse, a-t-il poursuivi, « nous estimons que la Russie utilise plusieurs leviers principalement pour dénigrer l’ancien vice-président Biden », qui avait défendu l’opposition russe lorsqu’il était membre de l’administration de Barack Obama.

« Des acteurs liés au Kremlin cherchent à soutenir la candidature du président Trump sur les réseaux sociaux et à la télévision russe », a-t-il noté (sur notre photo Trump présente la First Lady Melania Trump à Vladimir Poutine à Helsinki en juillet 2018. Pour certains observateurs, Melania n'est que l'honorable correspondante de Poutine à la Maison Blanche). Selon les services de renseignement américains, Moscou avait, déjà, mené campagne en faveur de Donald Trump en 2016, faisant battre, à la surprise générale, Hillary Clinton que toute l'Amérique voyait accéder à la Maison Blanche. Mais, cette fois, les Services américains veillent au grain pour que les ennemis extérieurs ne s'octroient pas la victoire de tel ou tel candidat. Il y va du crédit du contre-espionnage américain.

Les chefs de la commission du Renseignement du Sénat ont estimé que rendre publiques ces informations était « le meilleur moyen de combattre » les ingérences étrangères.

Mais, « nous encourageons les responsables politiques des deux partis à ne pas utiliser ces renseignements comme arme politique, car cela servirait les intérêts de nos adversaires », ont ajouté l’élu républicain, Marco Rubio, et son confrère démocrate Mark Warner.

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