PRESIDENTIELLE AU TCHAD : L'opposition appelle à une Journée Ville Morte jeudi 5 mai

Les requêtes en annulation de la victoire d'Idriss Déby Itno déposées, la semaine dernière, auprès du Conseil constitutionnel par l'opposition, n'ont rien donné. Les « Sages » n'ont même pas perdu leur temps à les examiner avant de les recaler. D'entrée de jeu, ils leur ont trouvé une vice de forme : celle d'avoir été « collectives » au lieu d'être « individuelles ». L'opposition, bien entendu, conteste, et ne l'entend pas de cette oreille.

Comme l'avait annoncé afriqueeducation.com, vendredi, 29 avril, à 20h35 : « Présidentielle au Tchad : L'opposition refuse la « victoire » de Déby et dit « L'alternance c'est maintenant » ! », elle prépare, d'ores et déjà, la paralysie du Tchad. Déby et sa clique de « profito-situationnistes » des clans Zagawa (clan du chef de l'Etat) et de Hinda (première dame et 14e épouse du dictateur) n'auront qu'à y faire face, grâce aux « 59,92% » des Tchadiens qui l'auraient voté à la présidentielle du 10 avril, selon le verdict de la Cour constitutionnelle, présidée par l'ancien premier ministre, Nagoum Yamassoum, un petit obligé d'Idriss Déby Itno. C'est cette petite personne qui avait, abusivement, invalidé la candidature de l'opposant, Ngarlejy Yorongar, refusant tout recours devant lui permettre de se porter candidat, lui aussi, à l'élection présidentielle. On sait pourquoi : Déby ayant centré sa campagne sur le « fédéralisme », un thème cher défendu depuis de très longues années par le « député fédéraliste » Yorongar, il ne fallait pas lui donner la possibilité de contredire Idriss Déby Itno sur ce terrain qu'il ne maîtrise pas.

La journée ville morte au Tchad aura, donc, lieu, demain, jeudi, 5 mai, sur toute l'étendue du territoire. Ce n'est qu'un début, les Tchadiens devenant conscients que l'alternance à la tête de l'Etat ne viendra, jamais, par les urnes. Tant que Déby (notre photo) sera président de la République.

Dans un communiqué conjoint, Mahamat Ahmad Alhabo, Saleh Kebzabo, Joseph Djimrangar Dadnadji, Gali Ngothé Gatta, Brice Mbaïmon Guedmbaye et Laoukein Kourayo Mbaiherem rejettent "des résultats de ce scrutin fabriqués par le système MPS (Mouvement patriotique du salut, au pouvoir, ndlr), administrativement, validés par la CENI et, juridictionnellement, entérinés par le Conseil constitutionnel".

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