PRESIDENTIELLE AUX ETATS-UNIS : Combat de gladiateurs mais avantage Biden !

Cour suprême, assurance-santé, coronavirus, intégrité du scrutin, questions raciales et troubles urbains... Afrique Education revient sur les principales déclarations faites, mardi, 29 septembre, soir, lors du premier débat entre les deux candidats, Donald Trump (Républicain) et Joe Biden (Démocrate) à l'élection présidentielle américaine.

Voici quelques déclarations marquantes des deux candidats à la Maison Blanche :

Sur la nomination à la Cour suprême

Interrogé par le modérateur Chris Wallace, journaliste de Fox News (chaîne de télévision préférée de Donald Trump), sur la cohérence à nommer à la Cour suprême la juge, Amy Coney Barrett, avant le scrutin, Donald Trump a répondu : "Nous avons gagné l'élection (de 2016). Les élections ont des conséquences".

"Nous avons le Sénat et nous avons la Maison Blanche, et nous avons une candidate phénoménale respectée par tous", a poursuivi le président sortant. "Nous avons remporté l’élection donc nous avons le droit de la choisir".

"Nous devrions attendre de voir l'issue de cette élection", a répondu le candidat démocrate.

"Le peuple américain a déjà eu son mot à dire (...) Je ne suis pas élu pour (seulement) trois ans et demi", a réagi Donald Trump, faisant dire à Joe Biden que "l'élection avait déjà commencé".

Sur l'assurance-santé

Après que Donald Trump a déclaré que Joe Biden avait adopté les propositions en matière de santé "socialistes" de son ex-rival à l'investiture démocrate, Bernie Sanders, l'ancien vice-président de Barack Obama a répondu que "tout le monde sait que (Trump) est un menteur".

"Vous avez choisi la mauvaise personne, le mauvais soir, au mauvais moment", a ajouté Joe Biden en réaction aux attaques du président sortant.

Le candidat démocrate a, ensuite, reproché à Donald Trump de n'avoir "aucun projet" pour l'assurance-maladie. "Cette homme n'a aucune idée de ce dont il parle", a-t-il ajouté.

Au moment d'évoquer la crise sanitaire, qui a causé plus de 200 000 décès aux Etats-Unis, Joe Biden s'est adressé à Donald Trump pour lui conseiller de quitter les terrains de golf et "de se rendre dans le Bureau Ovale" pour œuvrer avec les élus démocrates et républicains à un ensemble budgétaire permettant d'avoir suffisamment de fonds pour sauver des vies.

"Nous avons fait un travail génial", s'est défendu l’actuel locataire de la Maison Blanche. "Mais je vous le dis, Joe, vous n'auriez pas pu effectuer le travail que nous avons effectué. Vous n’avez pas cela dans le sang".

Le candidat démocrate a alors reproché au président républicain d'avoir "paniqué", lui demandant de se montrer rapidement "plus intelligent" pour éviter qu'un grand nombre de personnes supplémentaires meurent du Covid-19.

Sur les questions raciales

Joe Biden a déclaré que Donald Trump était un président qui utilisait tout ce qu'il avait à disposition pour "tenter de susciter la haine raciale, les divisions racistes".

Il a ajouté qu'il y avait dans le pays une "injustice systématique" en matière d'éducation, d’emploi et de maintien de l'ordre.

Sur les troubles urbains

"La population de ce pays veut et demande le maintien de l'ordre, et vous êtes effrayé simplement à l'idée de le dire", a déclaré Donald Trump en s'adressent à Joe Biden, lui reprochant de s'effacer face à la "gauche radicale" à l'origine, selon lui, de troubles dans plusieurs villes du pays.

Le candidat démocrate a accusé le président républicain de n'avoir rien fait pour apaiser les manifestations. "Il verse simplement de l'huile sur le feu", a dit Joe Biden.

Sur les suprémacistes blancs

Quand Chris Wallace lui a demandé s'il était prêt à condamner en direct les agissements de groupes suprémacistes blancs et leur demander de ne pas alimenter les troubles dans certaines villes américaines, comme Portland (Oregon) et Kenosha (Wisconsin), Donald Trump a répondu : "Presque tout ce que je vois vient de l'aile gauche, pas de la droite (...) Je suis disposé à tout faire. Je veux voir la paix".

"Alors faites-le", a repris Wallace. "Faites-le. Dites-le", a surenchéri Joe Biden, évoquant ensuite le groupe d’extrême droite Proud Boys.

"Proud Boys, restez en retrait", a alors lancé Donald Trump.

Sur l'intégrité du scrutin

Joe Biden a appelé les électeurs à voter par courrier, soulignant que Donald Trump y avait recours lui aussi en envoyant son bulletin en Floride, tout en restant assis derrière son bureau à la Maison Blanche.

S'adressant directement aux téléspectateurs, le candidat démocrate a déclaré que son rival "ne peut pas vous empêcher d'être capables de déterminer l'issue de cette élection (...) Si je gagne, cela sera accepté. Si je perds, cela sera accepté".

"Si nous obtenons les voix, il s'en ira. Il ne pourra pas rester au pouvoir", a ajouté Joe Biden en référence à Donald Trump.

"Ne me parlez pas de transition libre", a réagi le président sortant. "Il va y avoir une fraude comme on n'en a jamais vue. Cela ne va pas bien finir".

A la question de savoir s'il allait appeler ses partisans à rester calmes et s'il promettait de ne pas proclamer victoire, avant que les résultats ne soient certifiés, Donald Trump a déclaré : "Je vais inciter mes partisans à se rendre dans les bureaux de vote et à être très attentifs". "Si je vois des dizaines de milliers de bulletins être manipulés, je ne peux pas accepter cela", a-t-il poursuivi.

"Le fait est que je l'accepterai et lui aussi", a réagi Joe Biden.

Donald Trump s'en prend au vote par correspondance, qui l'a fait pourtant gagner il y a 4 ans. Le comble de la contradiction pour ce futur perdant.

Avec Franceinfo.

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