PRESIDENTIELLE CONGO-BRAZZAVILLE : Confirmation de l'élimination du dictateur dès le premier tour

Afriqueeducation.com a annoncé, hier, la chute de la citadelle présidentielle. Le problème est, maintenant, entre les mains de Denis Sassou Nguesso. Que compte-t-il faire ? Va-t-il avoir la sagesse de reconnaître sa défaite et de négocier sa sortie ou, après avoir fait venir beaucoup de mercenaires, il va tenter un passage en force ?

Son entourage ne s'attendait pas à une telle contre-performance de sa part. Certains, qui n'avaient pas eu la sagesse de planquer leurs proches, hors du Congo, les font, déjà, quitter le pays, par la route et le fleuve. Par avion aussi. Ce n'est pas encore la débandade totale mais ça pourrait vite le devenir s'il choisit de passer en force.

Mbouka avec sa CENI officielle a annoncé qu'il proclamerait les résultats, aujourd'hui, vers 18 heures, mais, au même moment, Sassou Nguesso annonce, aussi, vouloir rencontrer la presse nationale et internationale, chez lui. Pour lui raconter quoi ? Peut-être la tester... Les communications étant, toujours, coupées entre la France et le Congo, nous rencontrons beaucoup de problèmes pour recouper nos informations. Tous nos contacts ne disposent pas d'un téléphone satellitaire pour pouvoir communiquer.

Malgré le blocus du pouvoir, l'opposition s'est organisée pour diffuser les résultats aux personnes sûres, à partir de certaines places fortes, à Brazzaville et à Pointe Noire. Les grandes ambassades et représentations diplomatiques, à Brazzaville, notamment, les ambassades des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la France, ont, déjà, à leur disposition, les vrais résultats provenant de la CENI de l'opposition dirigée par Bowao. Les données leur ont été transmises en vrac, à charge pour elles de procéder à leur propre décompte et de transmettre les tendances vers leurs capitales respectives. L'opposition ne triche donc pas. La fraude, c'est du côté de Sassou où la peur gagne les rangs.

Dans tous les cas, Sassou avait pensé proclamer sa victoire hier. Mais, en homme avisé, il a, lui-même, vu que c'était un suicide politique de sa part. S'il le fait, aujourd'hui ou demain, ce sera à lui d'assumer le bain de sang qu'il y aura dans le pays. Car les Congolais savent qu'il a été éliminé dès le premier tour. Logiquement, il ne sera plus président du Congo dans quelques semaines.

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