PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE : Faustin-Archange Touadéra veut frauder avec l'aide des Russes

Le chien aboie la caravane passe. Alors que le Centrafrique est en passe de brûler au point où la MINUSCA a mis tous ses effectifs en alerte maximum, mais aussi, les FACA (Forces armées centrafricaines), le président-sortant, Faustin Archange Touadéra, fait comme si de rien n'était. Il continue, imperturbablement, sa campagne comme si tout allait bien alors que les rebelles sont, déjà, dans les faubourgs de Bangui. Sur qui compte-t-il pour afficher une telle assurance ? (Sur notre photo Touadéra et Poutine établissent les bases d'un partenariat qui est méconnu des Centrafricains).

Devenu sourd aux appels du pied de l'opposition, Touadéra croyait utiliser cette dernière comme faire-valoir (démocratique) afin de vendre à l'international le caractère démocratique de la présidentielle du 27 décembre. Pourtant, cette dernière est truquée à la base (avec l'aide des Russes) et formatée pour une victoire du président-sortant par un Coup KO dès le premier tour.

 

N'eût été la survenue dans ce processus de l'ancien président, François Bozizé, l'opposition civile actuelle aurait été copieusement roulée dans la farine. Car qui ignore la puissance russe en matière de fraude informatique électorale ?

 

Petit rappel : ce sont les Russes (de Poutine) qui avaient fait battre Hillary Clinton à la présidentielle de 2016 en s'introduisant, frauduleusement, dans le système informatique électoral, alors que toute l'Amérique la voyait passer cette élection comme une lettre à la poste. Donald Trump, l'actuel « clown » sortant de la Maison Blanche n'est qu'une fabrication électorale de Vladimir Poutine. Il le sait très bien. Son refus obstiné de reconnaître la victoire de Joe Biden (ami proche d'Hillary Clinton) et son interminable combat pour inverser les résultats, ne sont qu'une manœuvre dilatoire en espérant que les Russes, une fois, de plus, le sortiront de cette mauvaise passe. Mais, cette fois, les Services américains ont déjoué la manœuvre russe, ce qui a permis de sortir des urnes, le vrai vainqueur de l'élection.

 

Autre manœuvre des Russes qui ne s'interdisent rien : Ils avaient tenté de corrompre le système informatique électoral français en 2017 pour faire échouer le futur vainqueur, Emmanuel Macron. La mésentente actuelle entre Paris et Moscou est, donc, le fruit de plusieurs batailles et collusions passées. Elle se poursuit, actuellement, en Centrafrique où la Russie est en train de vouloir déloger la France.

 

Ce qui veut dire que le savoir-faire dans le domaine informatique électoral de la Russie, est mis à la disposition totale du candidat, Faustin-Archange Touadéra. Que l'opposition ne rêve pas qu'elle pourra gagner cette présidentielle avec le partenaire russe aux côtés de Touadéra. Même si l'opposition obtenait les 2/3 des bulletins en sa faveur, la Russie inverserait, facilement, un tel score au profit de son poulain. La Russie sait d'ailleurs à quel niveau elle va intervenir pour faire gagner Touadéra, c'est pourquoi elle reste silencieuse, tranquille, malgré les vociférations de l'opposition et de la France contre elle en Centrafrique. Elle refuse de se distraire tout simplement et reste très concentrée dans sa triste et basse besogne.

 

La seule solution pour éviter que l'élection ne soit pas faussée, c'est de ne pas la tenir. Tout simplement. Car, l'opposition, dans les conditions actuelles, est en train d'aller tout droit à l'abattoir avec comme bouchers principaux les Russes venus droit de Moscou.

 

On peut, donc, aisément, comprendre pourquoi les rébellions centrafricaines reprennent du poil de la bête et annoncent leur descente sur Bangui. Dans un tel combat, chacun utilise les moyens de sa politique. Personne ne pourra le moment venu leur jeter la pierre alors que personne n'a reproché à Touadéra d'avoir manoeuvré pour exclure, lâchement, Bozizé de la présidentielle. Si la Cour constitutionnelle avait validé son dossier, le Centrafrique ne serait pas, en ce moment, en train de craindre des attaques des rebelles sur Bangui.

Sur notre photo François Bozizé proteste d'avoir été écarté, sans raison valable, de l'élection présidentielle.

 

Les rebelles ont le droit de défendre leur pays car à la colonisation française est en train de se substituer la colonisation russe, sous nos yeux. Alors que les Centrafricains (rebelles ou non) ne veulent ni les Russes ni les Français, mais, une indépendance totale de leur pays géré et managé par les seuls Centrafricains et Centrafricaines.

 

Dans ces conditions, où les Nations-Unies, l'Union africaine, l'OIF et la CEEAC, ont validé le processus électoral centrafricain (malgré ses grosses insuffisances) et accepté que la présidentielle où les protestations de l'opposition sont légion, se tienne le 27 décembre, il y a lieu de s'interroger sur la crédibilité de ces institutions. Sont-elles là pour adouber les fraudeurs ?

 

Après cinq ans au pouvoir, le pays est toujours occupé à 80% par les miliciens. Est-ce la faute de François Bozizé qui a passé l'essentiel de son temps chez le frère guérillero Museveni à Kampala ?

 

Les Centrafricains doivent cesser la politique de l'autruche. Ils se sont trompés de casting en février 2017 en élisant quelqu'un qui est un excellent professeur de mathématique et dont la vraie place est dans l'encadrement des thèses de doctorat en mathématique des étudiants centrafricains, et non de conduire les destinées d'un pays aussi complexe que celui de feu Barthélemy Boganda. 5 ans, ça suffit. Il ne faut pas 10 ans car rien ne changerait. La place du professeur est à l'Université de Bangui et non au Palais de la Renaissance.

Sur notre photo, François Bozizé demande à l'opposition de voter Anicet Georges Dologuélé (à sa droite)

 

 

 

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