PRESIDENTIELLE EN COTE D'IVOIRE : A quand le retrait de la candidature de Ouattara ?

La situation socio-politique en Côte d'Ivoire commence à devenir, insoutenable, intenable. Pourtant, on n'est qu'au début du commencement de la crise. Bientôt, celle-ci va bloquer tout le pays et personne ne pourra plus travailler. Seule décision attendue de Ouattara, le retrait de sa candidature. Il est temps que ses amis et soutiens le lui disent. S'il maintient son investiture le 22 août, cela voudra dire qu'il n'a strictement rien compris à la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire, pays qu'il dit avoir présidé pendant 10 ans en tant qu'ex-Burkinabé.

L'opposition a dit et redit : Pas de Ouattara pour un 3e mandat. Sinon, il n'y aura pas d'élection. Elle va s'y tenir. Elle ne reculera pas (point) ! Plus grave pour les amis occidentaux de Ouattara qui y ont beaucoup investi, il n'y aura plus de pays. Partout en Côte d'Ivoire et de plus en plus dans la diaspora, des manifestations se préparent et vont monter en puissance. Samedi, 15 août, à Paris, par exemple, toute la diaspora africaine viendra soutenir les Ivoiriens de l'Ile de France, lors d'une marche de protestation à partir de 13 h (11h GMT), qui commencera au Trocadéro pour finir devant l'ambassade de Côte d'Ivoire (avenue Poincaré).

Toute l'opposition ivoirienne y sera : PDCI, FPI, Soroïstes, Blé Goudistes, Koulibalistes, Mabri Toïkistes, Ivoiriens non apparentés à aucun parti politique et qui veulent en découdre avec Ouattara et beaucoup d'autres représentants de partis et associations qu'on ne peut citer ici. Objectif : montrer à la France qui a mis Ouattara au pouvoir qu'il est temps de le reprendre pour que le pays ne se gâte pas davantage.

L'opposition n'attend rien (absolument rien) du Conseil constitutionnel. Plus de la moitié de ses membres dont le président, Mamadou Koné, sont d'illustres inconditionnels de Ouattara. Conséquence : ils vont valider la candidature de leur maître. L'opposition n'attend rien non plus du président de la CEI (Commission électorale indépendante), Coulibaly Ibrahime, dont elle a demandé la démission immédiate ainsi que la refonte totale de l'organisation. Autrement dit, non seulement, « Ouattara (doit) dégage(r) », mais pas question d'aller aux élections dans des conditions actuelles d'autant plus que Coulibaly Ibrahime (au nom du rattrapage ethnique de son patron Ouattara) a fait enrôler près d'un million d'étrangers sur les listes électorales où on retrouve de milliers de morts et même des bébés de seulement quelques mois. On appelle cela, du « bétail électoral ».

Contrairement aux habitudes, le conseil des ministres prévu mercredi, 12 août, ne s'est pas tenu. Officiellement, à cause d'un malaise de Ouattara qui ne se sentait pas bien. Maladie diplomatique ou se rend-il compte que les va-t-en guerre comme Adama Bictogo (directeur exécutif du RHDP), Kobenan Kouassi Adjoumani (porte-parole principal du RHDP) et quelques autres "illuminés" l'ont (très) fortement induit en erreur et le poussent, aujourd'hui, à un suicide (politique) ?

Mercredi 12 et jeudi 13, la Côte d'Ivoire a compté (au moins) 4 morts (1 mort à Bonoua dans le fief de Simone Gbagbo et 3 morts à Daoukro chez Henri Konan Bédié) dans des violences directement liées à la candidature controversée à un 3e mandat de Ouattara. Le commissariat de Bonoua a, par ailleurs, été incendié. Abidjan (comme plusieurs autres villes de l'intérieur) est en ébullition avec des jeunes qui bravent les forces de l'ordre : routes barrées, pneus qui brûlent, etc (sur notre photo une manifestation anti-3e mandat de Ouattara à Gagnoa). Le visage de la capitale économique (re)commence à être hideux. A cause de Ouattara (le fourbe).

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