PRESIDENTIELLE EN COTE D'IVOIRE : Fin du mandat de Ouattara et début de la transition dimanche 1er novembre

La montagne a accouché d'une souris. « Le menteur chronique » (Alassane Ouattara) va quitter le pouvoir la queue entre les jambes et mettra de longs mois à se remettre de la déconfiture qu'il vient de subir ce jour. Porte-parole de la désobéissance civile, Pascal Affi N'Guessan (en compagnie du professeur Maurice Kakou Guikahué qui représentait Henri Konan Bédié, et d'autres camarades de l'opposition unie), a pris la parole en milieu d'après-midi pour indiquer que 90% des électeurs ne sont pas allés voter, et qu'on avait enregistré 12 morts dans la journée. Cela porte à 82 le nombre de morts à mettre au passif de Ouattara. Affi, dans la foulée, a annoncé le début de la transition politique, l'opposition unie ne devant pas reconnaître la « victoire » du « menteur d'Abidjan ». Dans la soirée, la vice-présidente du FPI, l'ancienne première dame, Simone Gbagbo, a confirmé ce désavoeu électoral que vient de subir le président-sortant-candidat et relevé l'urgence de la mise en place d'un gouvernement de transition. Soro Guillaume a, immédiatement, réagi à la déclaration de Simone Gbagbo : « Je saisis la pertinence de la mise en place d'un gouvernement de transition. Je demande à GPS le mouvement citoyen que je préside de prendre position favorablement », a-t-il tweeté une heure plus tard. L'opposition s'organise, donc, pour que dès dimanche, 1er novembre, Alassane Ouattara ne puisse plus se targuer de la fonction de président de Côte d'Ivoire. Son mandat constitutionnel prend fin, ce samedi, 31 octobre, à minuit GMT et heure d'Abidjan.

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine (CUA) est en train de passer de très mauvais moments, en attendant sa démission (car il doit quitter son poste) pour s'être fait corrompre par Ouattara et entraîné toute l'organisation panafricaine dans sa forfaiture. Les 40 observateurs qu'il a envoyés valider la fraude et le 3e mandat illégal de Ouattara, n'auront pas le courage de dire le contraire de ce que tout le monde a vu et constater, à savoir, qu' il n'y a pas eu d'élection (à observer) en Côte d'Ivoire. L'Union européenne et les Nations-Unies avaient pressenti de grosses difficultés avant de refuser d'envoyer une délégation d'observateurs.

 

La CEDEAO, elle, tout aussi corrompue que l'Union africaine, a envoyé des observateurs supervisés par un ancien premier ministre sénégalais. Malheureusement, Madiambal Diagne s'est retiré de cette mission d’observation pour ne pas cautionner la mascarade électorale en cours.

 

Retenu pour faire partie de la Mission d’observation dépêchée par la CEDEAO pour le suivi de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre, le journaliste sénégalais, Madiambal Diagne, président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) s’est désisté. Sur son compte Twitter, celui qui est, également, le directeur général du Groupe, Avenir Communication, qui édite le journal, « Le Quotidien », explique, ainsi, sa décision : « J’ai finalement renoncé à la Mission de la CEDEAO pour l’observation de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Les conditions d’organisation de cette mission ne m’ont pas agréé. Les personnes qui se disaient rassurées par ma cooptation comprendront ma position ».
 

Présidée par l'Ivoirien très pro-Ouattara, Jean-Claude Kassi Brou, la CEDEAO qui est une institution (sous le contrôle souterrain de Ouattara) connaît, ainsi, un couac que le chef de délégation, l'ancien premier ministre sénégalais, Cheikhe Hadjibou Soumaré, a du mal à expliquer.

 

Rien ne s'est bien passé pendant cette journée de vote. La jeunesse ivoirienne a, très tôt, pris les choses en main. Sans calcul. Saccageant tout. Bloquant tout ce qui était blocable. Coupant les arbres pour empêcher la cicrculation des biens et des personnes. Brûlant le matériel électoral. Arrachant les listes électorales affichées parfois à la hâte pendant la nuit par la Commission électorale indépendante. Bref, Pascal Affi N'Guessan, le porte-parole de la désobéissance civile n'a pas eu tort de dire que 90% des électeurs ne sont pas allés voter (notre photo). Car sur 22.000 bureaux de vote, « le menteur d'Abidjan » (Ouattara) avait déjà annoncé que seuls 10.000 allaient ouvrir. Mais, ce samedi, 31 octobre, jour de l'élection, à peine, 5.000 bureaux ont finalement donné la possibilité à quelques électeurs de voter. Autrement dit, la désobéissance civile a fait fermer 17.000 bureaux de vote sur 22.000.

 

Dans certaines villes comme la capitale politique, Yamoussoukro, il n'y a eu aucun vote. La ville est restée, totalement, morte de telle sorte que la mission d'observation du Centre Carter (venue des Etats-Unis) a dû rebrousser chemin après avoir constaté qu'on ne la laisserait pas entrer dans la ville vide. Le Quai d'Orsay, à Paris, lui, annonce une participation de 10% pendant cette élection.

 

Le dépouillement a commencé mais, en réalité, il n'y a pas grand-chose à dépouiller. Les choses devraient donc aller vite pour le pouvoir. Cela dit, malgré cette désaffection des électeurs, la CEI, selon nos informations, va annoncer un taux de participation d'environ 60%.

 

La performance des uns et des autres sera la suivante :

 

« Le menteur perpétuel » : 94%

KKB : 3%

Henri Konan Bédié : 2%

Pascal Affi N'Guessan : 1%.

Ces résultats seront nuls et de nul effet pour l'opposition unie.

 

La désobéissance civile a connu un plein succès. Elle est à enseigner dans les facultés de sciences juridiques et politiques des universités africaines : comment empêcher une élection présidentielle (illégale) de se tenir malgré les moyens d'Etat du candidat au pouvoir. Le "menteur d'Abidjan" en a pris pour son grade. Un uppercut en plein visage qui l'a mis KO sur le tapis. Bien fait pour lui.

 

Son mandat prenant fin à minuit GMT, l'opposition unie sous la férule d'Henri Konan Bédié et de Pascal Affi N'Guessan, donnera la feuille de route dès dimanche, 1er novembre, date d'entrée de la transition politique dans le pays. Selon le professeur, Mamadou Koulibaly, président de Lider, un gouvernement de transition sera communiqué dans les prochaines heures.

 

 

 

 

 

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