PRESIDENTIELLE EN COTE D'IVOIRE : L'ancien chef d'état major, le général Soumaila Bakayoko, se serait refugié au Burkina Faso

Grand corrupteur devant l'éternel, « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) avait convoqué, fin juillet - début août, les généraux, en catimini, pour offrir, à chacun, la rondelette somme de 100 millions de F CFA (150.000 euros). Pour boucher leurs yeux, leurs oreilles et leurs bouches. « Le menteur d'Abidjan» pense, ainsi, avoir acheté leur silence. Il a demandé leur concours dans son choix anticonstitutionnel de se succéder à lui-même dans le cadre d'un 3e mandat, ainsi que, leur concours actif en cas des troubles et des manifestations qu'une telle décision pourrait engendrer. Il a assuré qu'il veillerait qu'aucun d'eux n'ait des ennuis avec la CPI (Cour pénale internationale).

Aux officiers supérieurs non généraux dont les anciens Com' Zones des ex-Forces Nouvelles de Guillaume Soro, « le menteur d'Abidjan » a alloué la somme de 50 millions de F CFA (75.000 euros). Cette distribution se passait à un moment où l'ancien chef d'état-major des armées ivoiriennes, le général 4 étoiles, Soumaila Bakayoko, était en résidence surveillée. Limogé de toutes ses fonctions en 2017, il avait fini, sur insistance de son mentor, Guillaume Soro, par être réhabilité et nommé, en 2018, à la présidence du conseil d'administration de la Société ivoirienne de raffinage (SIR).

Mais, l'ostracisme dont Soro et ses amis politiques font l'objet actuellement ne pouvait permettre une bonne cohabitation. Très mal à l'aise à Abidjan, le général aurait, tout simplement, traversé la frontière pour retrouver sa famille à Ouagadougou (sur notre photo avec « le menteur d'Abidjan » lors du défilé du 7 août à Abidjan). Au moins, dans le pays de Roch Marc Christian Kaboré (qui est aussi le sien), il vit en harmonie avec sa conscience et ne participera pas aux tueries futures auxquelles « le menteur d'Abidjan » engagera ses confrères généraux pour sauver son poste.

« Le menteur » n'est pas content que Soumaila se soit enfui en déjouant le système de surveillance mis en place. La compétence de Hamed Bakayoko est contestée. Pour beaucoup, il ferait plutôt un bon ministre de la Culture et des Boites de nuit que ministre de la Défense et encore moins premier ministre.

Avec la déclaration du cardinal d'Abidjan, Mgr Jean-Pierre Kutwa, qui trouve « non nécessaire » la candidature du chef de l'Etat pour un 3e mandat, Alassane Ouattara devrait jeter l'éponge car, non seulement, il va à titre personnel vers des problèmes insurmontables, mais, il conduit la Côte d'Ivoire vers une guerre civile dont il sera l'unique responsable.

En 2010, on avait compté 3.000 morts post-électoraux qu'il a vite fait d'attribuer à Laurent Gbagbo. D'où son envoi, par ses soins, à la CPI. Aujourd'hui où les Ivoiriens sont remontés, comme un seul homme, contre Ouattara (le fourbe), y en aura-t-il combien ? Le double, le triple ou le quadruple de ce chiffre alors que le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, l'a, solennellement, mis en garde, à Niamey, le 7 septembre dernier, contre les conséquences qu'entraînerait l'entêtement à faire un 3e mandat illégal ?

N.B. "Le menteur d'Abidjan", appellation non contrôlée affublée à Alassane Ouattara par les Ivoiriens, parce qu'il est passé maître dans l'art du mensonge. Il a menti à Bédié, à Soro, à Duncan, à Gbagbo, à Thabo Mbeki, à Compaoré, à Kofi Annan, etc. Il vient aussi de mentir à Macron que les Ivoiriens soutiennent son 3e mandat et que l'élection se passera dans la paix et la tranquillité. Macron ne tardera pas à voir qu'il lui a aussi menti.

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