PRESIDENTIELLE EN COTE D'IVOIRE : Macron dit soutenir le 3e mandat illégal du « menteur d'Abidjan » (Ouattara)

Les Ivoiriens, surtout de l'opposition, doivent savoir que rien n'a changé dans les relations entre Emmanuel Macron et Alassane Ouattara (le fourbe). Il est bien vrai que la France, après la mort du dauphin désigné, Amadou Gon Coulibaly, avait souhaité (proposé même) la désignation d'un autre candidat différent d'Alassane Ouattara. Mais ce dernier n'en a pas tenu compte et s'est imposé aux yeux de Macron et de son ministre, Jean-Yves Le Drian, comme candidat de recours. Ni l'un ni l'autre ne se sont exprimés sur ce revirement. Qui ne dit mot consent. D'autre part, le fait qu'à l'Elysée, on avance le souci de Macron de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures des pays africains, est une réponse claire à l'opposition qui demande la position de la France : Ouattara a le feu vert de Paris pour un 3e mandat. 60 ans après les indépendances, il appartient aux Ivoiriens de faire savoir si une telle mise sous tutelle est encore acceptable pour leur pays où la France compte énormément d'intérêts. Un argument de poids qui devrait leur permettre de se faire respecter par Paris, ce qui est pourtant loin d'être le cas.

L'infantilisation de la Côte d'Ivoire et des Ivoiriens par le couple Ouattara continue. Comme si dix ans de mensonge dans le cadre du RHDP ne suffisait pas, dix ans pendant lesquels « le menteur d'Abidjan » a dit tout et son contraire à ses alliés (Bédié, Duncan, Toikeusse, Soro, etc.), les roulant dans la farine comme il n'est pas moralement permis de manipuler un partenaire politique qu'on dit respecter, le couple a sorti son artillerie lourde relationnelle.

Jeudi, 3 septembre, Brigitte Macron a reçu à déjeuner, la très activiste épouse du président ivoirien, Dominique Ouattara. Cette dernière a "su parler" (comme on sait le faire en Afrique) à sa compatriote. Résultat, les deux Françaises ont ballisé le terrain, qui a permis à leurs époux de très vite se comprendre, à leur tour, pendant leur déjeuner du lendemain 4 septembre (notre photo). Macron ne prépare-t-il pas une présidentielle périlleuse dans deux ans ? Comprenne donc qui voudra ou pourra ! Ainsi va la Côte d'Ivoire, un pays dont on peut se demander s'il appartient (encore) aux Ivoiriens.

Les troubles risquent de monter en puissance dès le retour au pays de Ouattara dimanche 6 septembre, bien qu'il ait interdit les marches jusqu'au 15 septembre. Cette décision avait pour but de montrer à Macron que la Côte d'Ivoire est calme et accepte malgré quelques (petites) contestations de l'opposition, sa candidature pour un 3e mandat. Le communiqué de la présidence ivoirienne publié à l'issue de ce déjeuner en tête à tête le souligne :

"Les deux chefs d'Etat ont noté la nécessité de maintenir la paix et la stabilité retrouvées. Dans ce cadre, l'élection présidentielle du 31 octobre 2020 doit contribuer à raffermir cette paix et cette stabilité", selon le texte. Autrement dit, Ouattara a dit à son interlocuteur qu'il maîtrisait la situation. Pourtant, il y a quelques jours, les photos d'un Burkinabé vivant en Côte d'Ivoire, grièvement, blessé à la machette, ont circulé dans les réseaux sociaux, en dehors de la quinzaine de morts déjà enregistrés dans le pays depuis le 6 août, date de l'annonce de Ouattara de briguer un 3e mandat anticonstitutionnel. Toujours dans les réseaux sociaux, une vidéo insoutenable montrant le lynchage d'une personne brûlée vive à l'aide des pneus incendiés, a de quoi inquiéter le « pays de paix » laissé par Houphouët-Boigny.

La Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel, ont été verrouillés par Ouattara qui a placé à leurs présidences des musulmans (comme lui) sans aucune notion d'équité, ce qui veut dire que le fait d'aller aux élections, serait synonyme d'aller à l'abattoir. C'est l'une des raisons qui poussent l'opposition à dire qu'il n'y aura pas d'élection en Côte d'Ivoire tant qu'on n'aura pas discuté en amont de tous ces problèmes dans le cadre d'un dialogue ou d'une table ronde.

Dans tous les cas, l'opposition est unanime pour ne pas accompagner l'infantilisation des Ivoiriens par le couple Ouattara et pour ne pas plébisciter son idée de hold up électoral qu'il a d'ores et déjà vendu à Brigitte et Emmanuel Macron.

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