PRESIDENTIELLE FRANCAISE : L'éventuelle candidature de Sarkozy pour 2022 (entretenue par Bolloré) fait perdre le sommeil à Macron

Emmanuel Macron est en train de se demander pourquoi son ami et grand conseiller du moment, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, demande avec insistance à l'un de ses hommes d'affaires préférés, le Breton, Vincent Bolloré, d'étendre son empire médiatique. Déjà propriétaire des chaînes de télévision, Canal + et Cnews, le papivore est, également, invité à acquérir le reste de l'empire médiatique d'Arnaud Lagardère, lui aussi, très proche de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de la radio périphérique, Europe 1, et des hebdomadaires, Paris Match et Le Journal du Dimanche. Et Emmanuel Macron tout inquiet de se demander, « pourquoi tout ça » à deux années d'une périlleuse présidentielle ?

Après s'être servi des voix de la gauche, au sens large, pour accéder au pouvoir, en 2017, Emmanuel Macron ambitionne, cette fois, de se servir des voix de la droite, pour rester au pouvoir. Il compte beaucoup sur Nicolas Sarkozy pour y parvenir, l'ancien président gardant une certaine popularité au sein de l'électorat du parti Les Républicains. On imagine son désarroi si jamais l'ancien président (qui jure de ne plus s'intéresser à la politique active) se décidait, finalement, d'y aller. Il devrait, comme François Hollande, annoncer sa décision de ne pas être candidat de peur de se faire humilier à cette élection. Voilà pourquoi Emmanuel Macron aurait perdu le sommeil.

Un retour de Sarkozy aux affaires (qui n'est qu'une hypothèse d'école à l'heure actuelle) permettrait à l'industriel breton de booster ses affaires qui vont très mal en Afrique. En effet, Vincent Bolloré a perdu la gestion du port de Douala, sa meilleure affaire en Afrique, qui lui donnait bon an mal 30% de son chiffre dans le domaine portuaire en Afrique. Totalement nationalisée, la gestion du port de Douala est, aujourd'hui, entre les mains des Camerounais.

Et ce port désormais géré par les Camerounais ne s'est jamais mieux comporté. Du coup, les Camerounais découvrent l'erreur de leur gouvernement quand il avait décidé d'accorder une concession de 15 ans à l'industriel breton. Un manque à gagner qui aurait pu permettre de construire, chaque année, une université et un hôpital de référence, au Cameroun.

Au Bénin, c'est l'arrivée au pouvoir du président, Patrice Talon, qui a été fatale à l'industriel français quand il a décidé de se passer de lui au port de Cotonou, mais aussi, dans le chemin de fer qui relie le Bénin au Niger et que Bolloré demandait à gérer.

Bref, le Français ne roule plus tellement sur l'or en Afrique comme il y a quelques années. On se souvient que, assez souvent, Nicolas Sarkozy décrochait son téléphone, depuis l'Elysée, pour lui faire obtenir des marchés pour lesquels il était mal placé. C'est par exemple de cette façon qu'il avait obtenu la concession du port de Douala pour 15 ans alors que son offre dans le cadre d'un appel international était le moins disant de tout le reste. On comprend que parti du pouvoir en 2012, les affaires du Breton n'aient plus beaucoup résisté à la concurrence asiatique.

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