RACISME : Des Etats africains demandent une enquête de l’ONU sur le « racisme systémique » aux Etats-Unis

Après la mort de George Floyd, le groupe des pays africains à l'ONU, demande l’établissement d’une commission d’enquête internationale indépendante sur le « racisme systémique » aux États-Unis.

Des Etats africains font campagne pour que le Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies lance une enquête sur le racisme systémique et la violence policière aux Etats-Unis et d’autres pays (dont la France), selon un projet de résolution écrit mardi, 16 juin (sur notre photo la patronne onusienne des droits de l'homme l'ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet).

Le texte circule parmi les diplomates pour consultations avant un débat urgent sur le sujet au Conseil des droits de l’Homme, basé à Genève, mercredi, 17 juin.

Le débat a été engagé dans le contexte des manifestations monstres qui secouent les Etats-Unis depuis la mort, le 25 mai, à Minneapolis, de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc.
Dans le projet de résolution, le groupe de pays africains condamne fermement les pratiques raciales discriminatoires et violentes des forces de l’ordre contre les Africains et les personnes d’origine africaine et le racisme endémique structurel du système pénal, aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde

Ils demandent l’établissement d’une commission d’enquête internationale indépendante, une structure de haut niveau généralement réservée aux grandes crises comme le conflit syrien. Son but serait de traduire en justice les auteurs de violences.

Les enquêteurs devraient, aussi, examiner les réponses des gouvernements au niveau fédéral, au niveau des Etats et au niveau local aux manifestations pacifiques, y compris, l’usage présumé d’une force excessive contre les manifestants, les passants et les journalistes. Ses conclusions devraient être rendues d’ici un an.

Le projet de résolution doit être adopté au moins 24 heures avant un vote par les 47 membres du conseil, qui doit intervenir après un débat convoqué en urgence à partir de 15 h (13 h GMT) mercredi.

Ce débat a été demandé, la semaine dernière, par l’ambassadeur du Burkina Faso aux Nations-Unies au nom de 54 pays d’Afrique et accepté, lundi, 15 juin, à l’occasion de la reprise de la 43e session du Conseil qui avait été interrompue en mars en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

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