RDCONGO : Le dictateur de Brazzaville s'invite dans la finalisation de l'accord concocté par les évêques

Les différents interlocuteurs de Sassou-Nguesso (sur notre photo avec Joseph Kabila) ont indiqué que ce dernier a, notamment, abordé la question de la mise en application de l'accord de cogestion de la RDC (République démocratique du Congo) signé le 31 décembre entre la majorité et l'opposition congolaise, après la fin du mandat du président, Joseph Kabila.

Selon la télévision publique, Sassou-Nguesso a traversé le fleuve Congo, qui sépare Brazzaville et Kinshasa, pour assister au deuil d'un proche de l'un de ses conseillers, décédé dans la capitale de la RDC.

Cela dit, le dictateur s'était, déjà, fortement, impliqué au cours des derniers mois (septembre-octobre) pour la « réussite » du dialogue national - boycotté en son temps par la majeure partie de l'opposition - ayant précédé les négociations conduites par l’église catholique en RDC. En réalité, Sassou s'était livré à un jeu dangereux, en faisant mine de pousser à la signature d'un accord, alors qu'en sous-main, il pressait son homologue, Joseph Kabila, de s'accrocher au pouvoir, comme lui-même, au Congo-Brazzaville et Pierre Nkurunziza au Burundi. Ce double jeu ne pouvait être du goût de vrais opposants comme Etienne Tshisekedi, qui lui ont opposé une fin de non recevoir.

Dans son pays, le Congo-Brazzaville, des discussions similaires, boudées par la quasi-totalité de l'opposition, avaient ouvert la voie à un changement de Constitution lui ayant permis de briguer un nouveau mandat après plus de 32 ans à la tête de la République du Congo. Sassou n'est vraiment pas un modèle ni un bon conseiller du genre. Il est, exactement, l'exemple à ne pas suivre.

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