REELECTION DE MACRON : Le vote des Africains-Français manquera au jeune président (s'il ne change pas sa fatale politique africaine)

La politique de la France sur les statistiques ethniques ne permet pas de dire combien il existe d'Africains-Français qui votent en France. Car au regard de la constitution française, un Français est un Français qu'il soit de souche, d'origine ou par le lien du mariage. La devise (liberté, égalité, fraternité) le prouve. Cela dit, sur les 48 millions de Français en âge de voter, plus ou moins, un bon dixième est d'origine africaine, l'Afrique vue ici au sens large avec les trois pays du Maghreb qui apportent le plus gros bataillon d'électeurs. Mais, tout compte fait (et en excluant les Africains-Français originaires des Antilles et dont les modes de pensée ne sont pas éloignés de ceux de leurs frères qui viennent du continent noir, on n'est pas loin du million.

L'élection d'Emmanuel Macron fut saluée en 2017 en Afrique et par les Africains-Français. Son discours pendant la campagne avait séduit : la colonisation considérée comme un crime contre l'humanité, le retour en Afrique des biens culturels spoliés, le changement dans la nature de la relation franco-africaine, etc. Bref, Emmanuel Macron n'avait vraiment pas à forcer l'analyse pour convaincre d'autant plus que sa jeunesse parlait pour lui, surtout, quand il disait que ce passé (colonial) s'est déroulé alors qu'il n'était même pas encore né. Et donc, il n'avait aucun problème à s'en débarrasser.

 

Sauf qu'aujourd'hui, on a beau chercher la différence entre lui, le jeune président français, et ses prédécesseurs qui étaient plus âgés : « personne, jamais, ne 'trouvera' le début du commencement de la moitié d'une feuille de papier à cigarette » entre lui et ses prédécesseurs », en politique françafrique. C'est du pareil au même. On pourrait même dire qu'il a, considérablement, consolidé la Françafrique, ce qu'on ne pensait pas de lui avant, alors qu'au fond, il a été élu pour enrichir, pas les riches, mais, « les TRES riches » (comme dit François Hollande).

 

Prenons le cas de la Côte d'Ivoire où le soutien de la France à l'ancien président Ouattara est tout simplement un scandale. Comment Emmanuel Macron peut-il, valablement, (en pleine journée où il y a le soleil au zénith) condamner, sans rire, l'ancien assesseur de l'Université Paris 1-Sorbonne (qui se fait pompeusement appeler « professeur »), Alpha Condé, et trouver des circonstances atténuantes à Alassane Ouattara, alors que les deux ont violé leur constitution de la même manière, en s'octroyant un 3e mandat qui ne leur est pas permis. Quand on écoute le président français développer son soutien à Ouattara parce que son candidat désigné (Amadou Gon Coulibaly) serait mort quelques semaines avant la présidentielle, on se dit qu'être jeune en politique, n'est pas forcément quelque chose de bien.

 

Cette photo montre l'indignité de la politique africaine de la France. Pas de mots assez durs pour la qualifier.

 

 

La France jusqu'à ses médias reconnaît que l'élection présidentielle ivoirienne n'a permis qu'à 8% de personnes de voter. Autrement dit, 92% d'Ivoiriens en âge de voter, ont dit Niet au « menteur d'Abidjan », qui a trompé tout le monde en Côte d'Ivoire, y compris Macron, lui-même, quand Ouattara lui avait donné des garanties, en septembre, qu'il n'y aurait plus de morts pendant cette élection en dehors de la vingtaine enregistrée au lendemain de l'annonce de sa candidature le 6 août.

 

Aujourd'hui, on est à plus de 150 morts dont certains décapités. DECAPITES. Macron s'émeut de la décapitation d'un professeur dans les Yvelines par les tenants d'un islam rétrograde et encourage et soutient Ouattara dont les milices décapitent un illustre fils Baoulé de Daoukro du nom de N'Guessan Koffi Toussaint. Son deux poids deux mesures se justifie-t-il parce que les deux vies ne s'égalent pas ? Ce n'est qu'un exemple. Il y en a des tas d'autres. Question : avec cela, il veut trouver des Africains-Français pour le voter en avril 2022 ? Que non ! Ces Africains et Africains-Français qui inondent les réseaux sociaux ne le laisseront pas passer. Ils favoriseront l'élection de Mélenchon, d'un écolo de gauche, du candidat LR ou même du général de Villiers, et surtout, pas la réélection du jeune président à cause de sa politique calamiteuse en Afrique.

 

Que le président sache une chose : la désinformation à travers les médias coloniaux classiques, ne passera pas car les peuples africains communiquent et échangent à travers les réseaux sociaux et le courant passe 5/5. Le futur candidat, Emmanuel Macron, a encore 17 mois pour montrer à l'Afrique et aux Africains-Français que sa politique françafricaine est en train de changer de fond en comble, sinon, qu'il se dise, dès maintenant, qu'il ne fera qu'un seul petit mandat comme ses deux prédécesseurs.

 

Car le moment venu, lui-même sera étonné de la campagne qui sera menée contre sa candidature dans les milieux africains et des Africains-Français.

 

Alors, alors, alors, qu'il commence à débarrasser la Côte d'Ivoire de Ouattara qu'un de ses prédécesseurs avait imposé à ce digne peuple de la manière qu'on sait. Sinon, on saura s'en souvenir.

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