SAHEL : Les djihadistes n'ont qu'à bien se tenir avec l'entrée en force prochaine de la Force du G5 Sahel

La force anti-djihadiste du G5 Sahel, en voie de formation, "prouvera son efficacité dans un futur proche", a affirmé, jeudi, 14 septembre, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, en visite à Ouagadougou. Les djihadistes n'ont qu'à bien se tenir. Bientôt, ils auront à qui parler.

"Nous avons compris que notre défense et notre sécurité ont des prérogatives et des devoirs qui nous incombent en tout premier chef. Dès lors, il fallait trouver le système et il est trouvé. Il est cohérent, il est pertinent et il prouvera son efficacité dans un futur proche", a déclaré le président Keita, en compagnie du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré (notre photo regroupant les cinq chefs d'Etat des pays du G5 Sahel).

Ibrahim Boubacar Keita s'exprimait au terme d'une visite à Ouagadougou où il était arrivé, mercredi, 13 septembre, soir, pour la dernière étape d'une "tournée de travail" dans les pays membres du G5 Sahel aux fins de "convenir d'un discours commun" avant une rencontre de haut niveau aux Nations-Unies, à New-York.

"Je n'irai pas esseulé à New-York. Nous serons coude-à-coude, les pays du G5 Sahel. Le G5 Sahel est plus soudé que jamais et nous le serons davantage, de jour en jour et de mieux en mieux", a-t-il indiqué.

Samedi, 9 septembre, le président, Ibrahim Boubacar Keita, a inauguré, à Sévaré, dans le Centre du Mali, le poste de commandement central de cette force conjointe qui comptera, à terme, 5.000 hommes issus des pays de la zone sahélo-saharienne (Mali, Niger,Tchad, Burkina Faso et Mauritanie) en butte aux attaques et attentats des djihadistes.

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français, Emmanuel Macron, avaient acté, le 2 juillet, à Bamako, la constitution de cette force et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Cette force est, encore, en formation. Son financement est loin d'être bouclé : seulement 50 millions d'euros ont été promis sur les 450 jugés nécessaires.
La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération anti-djihadiste Barkhane, a poussé à la création de cette force.

Avec AFP

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