SENEGAL : De l'énigme Karim Wade au mystérieux Abdoul Mbaye : Quel choix ?

Dans la nuit du 23 au 24 juin 2016, après trois années de détention controversée, le prisonnier, Karim Wade, a recouvré sa liberté. Il s’est, par la suite, envolé pour le Qatar, en compagnie du procureur qatari venu l’exfiltrer du Sénégal où Ipso facto, les en-dessous de sa libération biscornue restent flous dans la mesure où plusieurs intervenants et acteurs étrangers ont été mobilisés en faveur de l’illustre détenu politique.

A mon humble avis, je pense que le schéma retenu pour la libération de Karim Wade (notre photo) atteste le manque de stratégies du régime actuel et la faiblesse des juridictions sénégalaises malmenées et téléguidées par des lobbies internes et étrangers venus de partout pour s’immiscer et violer le sacré saint de notre justice. Et, à ma connaissance, aucun accord judiciaire n’a lié le Sénégal au Qatar. Et, je persiste que même en matière de crime organisé ou de grand banditisme, il n’existe aucune coopération bilatérale qui lie le Qatar au Sénégal. L’Affaire Karim Wade est le seul prototype.

De ce qui précède les conditions de sa libération qui restent, totalement, floues et ambiguës dans la mesure où les négociations se sont déroulées en catimini ou à huis clos et loin des regards des Sénégalais qui ont été marginalisés, méprisés, et surtout, floués tout au long du processus d’arnaque et de supercherie. Autrement dit, cette histoire n’est qu’une véritable fraude financière et une magouille judiciaire dont les acteurs sont, clairement, identifiés. Depuis lors, des analyses et les questionnements irrésistibles hantent mes esprits. Ce qui est sûr, rien ou aucune hypothèse n’est exclue de cette affaire du détenu, Karim Wade, séquestré, ouvertement, face aux autres cas comparables et similaires tels que les anciens barrons de l’ancien régime que nous connaissons, tous, et qui sont loin d’être inquiétés. Les Sénégalais n’étant pas dupes, je les rejoins dans leurs déductions logiques, cohérentes et cartésiennes : un deal en bonne et due forme entre l’osmose étatique, d’une part, et, Karim Wade et son père  d’autre part. La précipitation des événements est, extrêmement, claire et évidente : Monsieur Karim Wade a transigé ou a été racketté.

Ensuite, les seuls perdants de cette fiction rocambolesque sont, incontestablement, pis, indéniablement, les Sénégalais : une justice aux ordres, manœuvrée et manipulée, des juridictions controversées et illégales, surtout, à double vitesse et dépendantes, des commissions rogatoires caduques, extrêmement, budgétivores, les biens des Sénégalais dilapidés sans suite, la surmédiatisation d’une escroquerie qui tympanise et martèle les esprits des paisibles citoyens, la fuite des investisseurs étrangers, la baisse des emplois directs ou saisonniers. Et, au final, malgré tout ce tintamarre, les Sénégalais sortent perdants puisque n’ayant pas recouvré un seul rond de ce trafic financier entre brigands financiers, qui se partagent le butin sans vergogne. Ce roman abracadabrant et scandaleux a battu le record des holds-up financiers à l’échelle international, et, je pèse bien mes mots, puisque, étant plus emblématique que l’histoire d’Ali Baba et les quarante voleurs, ou même, de l’Affaire Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, et de loin, celle de Christophe Rocancourt… La liste est non exhaustive puisque c’est le record des vols à grande échelle qui a été battu.

En réalité, le PDS et ses démembrements sont l’épine de ce Sénégal de 2000 à nos jours. Ces gens-là, après avoir pillé, systématiquement, et sans vergogne, ce pays, continuent à le saigner jusqu’à la moelle. C’est méchant et cynique de la part de ceux qui ont géré le pays avec des résultats médiocres et peu élogieux. Ces libéraux et centristes, tous sauvages, devaient se faire tout petit et restituer au peuple sénégalais les énormes sommes démesurées dilapidées. Comme me disait un de mes amis parlementaire français, ces gens-là ne savent même pas le montant qu’ils ont sans scrupule dérobé des caisses du Sénégal et de manière antipatriotique. Même le contribuable sénégalais n’est même pas en mesure de chiffrer ou d’évaluer le montant défalqué sans retenue de son patrimoine idem pour le préjudice subi qui est inestimable.

Devant cette série interminable et sans retenue des pillages systématiques des ressources financières, minières et foncières du Sénégal, par le PDS (Parti démocratique sénégalais), ses démembrements et le régime actuel, un profil emblématique émerge dans le landerneau politique sénégalais en quête d’un leader loyal, légitime et charismatique : il s’agit du banquier, financier économiste et surtout, Homme d’Etat, Abdoul Mbaye. Il est le seul à sauver la mise par sa rigueur, son intégrité et son sens humaniste et patriotique pour recadrer et défendre les intérêts du Sénégal. Voilà le profil idéal et irréprochable sur qui les Sénégalais comptent, désormais, pour résoudre l’équation à plusieurs inconnus et l’impasse dans laquelle est plongé le pays. C’est le seul gage parmi la liste de ceux qui ont pratiqué l’Etat, puisque, ayant les mains propres éloignées des magouilles et combines. L’ancien premier ministre, Abdoul Mbaye, est, intrinsèquement, intransigeant, conformiste et procédurier face aux intérêts du Sénégal actuel lésé, humilié et menacé. Cette histoire malheureuse et malencontreuse confirme le désespoir des populations qui ont un engouement autour de sa modeste personne tout simplement par son intégrité et sa probité. Voilà un chevronné dont les compétences et la capacité intellectuelle ne font l’objet d’aucun doute : Abdoul Mbaye est un Leader, mais, pas un dealer, ce qui est rarissime, actuellement, au Sénégal.

En somme, le peuple sénégalais n’est pas dupe pour se laisser berner aussi, facilement, par la version mensongère, inexacte et fabriquée du régime actuel, et d’ailleurs, qui ne tient pas la route. Y compris la version de Karim Wade, lui-même, et consorts, qui est truffée de menteries. Cette affaire n’est rien d’autre qu’une escroquerie politique, économique et financière en bonne et due forme, sur le dos du peuple sénégalais. Et, face à ce pillage systématique des deniers du pays par le PDS, ses démembrements et l’actuel régime, le Sénégal est en quête d’un gage afin de siffler la fin de la recréation et remettre le pays sur les rails. Ce profil, là, c’est bel et bien Abdoul Mbaye.

Cheikh Sidiya DIOP
Secrétaire général de la Ligue des Masses

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