SOMMET DU G7 : Trump envisage de le convoquer ...après la présidentielle US de novembre

N'est-ce pas de la pure sorcellerie ? Alors que tous les sondages (sans exception) l'annoncent battu par Joe Biden (qu'il a d'ailleurs cessé d'appeler « Joe le dormeur »), avec certains écarts allant jusqu'à 15 points (le plus bas est de 6 points), Donald Trump continue d'appliquer la Méthode Coué en se comportant comme s'il allait tout bonnement rempiler à la Maison Blanche pour un deuxième mandat de 4 ans. C'est comme s'il prenait ses désirs pour la réalité. Il sait qu'avec une économie par terre qui dégage plus de vingt millions de chômeurs (son principal argument de campagne il y a un an c'était le plein-emploi) et sa gestion calamiteuse du coronavirus, qui continue de décimer les populations américaines, les Américains ont plutôt envie de tourner la page Trump. Dans son propre camp, on commence à le renier à haute voix. Son prédécesseur, George Bush, a annoncé qu'il ne voterait pas pour lui. C'est dire qu'il s'engage mal dans cette dernière ligne droite où il ne compte que sur les bourdes de Joe Biden pour se refaire une santé dans les sondages. Mais, au parti démocrate, on le sait et on n'est pas prêt à faire des erreurs. Le coronavirus aidant, tous les meetings publics de Biden ont été supprimés jusqu'à la tenue de la présidentielle, le 3 novembre. Biden a aussi refusé de se soumettre au test de la mémoire que lui proposait Trump pour montrer aux Américains que celui qu'ils s'apprêtent à élire, n'a plus toute sa tête. Bref, les démocrates ont, dans leur camp, le prochain président des Etats-Unis. Seul écueil restant : la nomination de sa colistière qui, on espère, ne créera pas des dissensions susceptibles d'être exploitées par Trump. Cette nomination est imminente (par les possibles vice-présidentes de Biden, on cite aussi Michelle Obama). Mais, quelle qu'elle soit, on assure au parti démocrate qu'on saura très (très) bien gérer cette situation.

Le président américain a déclaré, lundi, 10 août, qu’il était intéressé par l’idée d’accueillir le Sommet du G7 dans une “atmosphère plus calme” après l’élection présidentielle américaine de novembre alors même que les sondages l'annoncent perdant dans tous les cas de figure.

En mai, alors que la pandémie de coronavirus s’était propagée, Donald Trump avait reporté ce sommet qu’il espérait organiser en juin. Il avait précisé que le sommet n’aurait pas lieu avant septembre et qu’il espérait étendre la liste des invités pour y inclure l’Australie, la Russie, la Corée du Sud et l’Inde.

“Je suis beaucoup plus enclin à l’organiser un moment après l’élection (...) Nous pourrions le faire via visioconférence ou nous pourrions avoir une réunion”, a dit l’actuel locataire de la Maison blanche lors d’un point de presse.

Cela dit, Trump n’a donné aucune date spécifique et a précisé qu’aucune invitation n’avait été envoyée. Autrement dit, il est en train de faire du bluff ! Peut-être sent-il sa retraite proche. Ce serait une excellente chose pour l'Amérique et le monde entier. Melania pourrait ainsi le garder pour elle toute seule et ce serait bien ainsi.

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