SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Un Sommet de quelques heures puis s'en va...

Bamako n'abritera pas un grand Sommet France-Afrique (ou Afrique-France). François Hollande ayant jeté l'éponge à cause de son bilan calamiteux, aussi bien, en France que dans sa politique africaine, il a décidé de ne même pas se représenter en avril. Une décision très sage du reste, mais qui est loin de faire courir du monde à Bamako. Par les temps durs qui courent, beaucoup préfèrent économiser. En restant chez eux.

En collaboration avec son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), il copréside, donc, ce samedi, 14 janvier, le dit-Sommet, qui est axé sur le renforcement de la sécurité. Le seul domaine où la France propose, encore, une compétence et un savoir-faire recherché, en Afrique. Dans les autres secteurs, économie, finances et développement, l'Afrique préfère de plus en plus recourir aux pays émergents du tiers-monde dont la Chine. La France aurait pu jouer un grand rôle dans la démocratie et le respect des constitutions en Afrique, mais, sur ce plan, les Africains auront été trahis par le président français qui durant tout son mandat,a donné quitus à certains chefs d'Etat inamovibles de pouvoir changer leur constitution pour rester en place. La déception !

Ce Sommet, possible dernier déplacement prévu en Afrique du mandat de François Hollande (sauf cas de force majeure), marquera ses adieux à un continent sur lequel il a engagé deux opérations militaires d'envergure, au Mali et en République centrafricaine en 2013.

Sur la route de la capitale malienne, vendredi, il a effectué une visite symbolique à Gao (notre photo), principale ville du Nord malien - elle n'était jusqu'alors pour lui qu'un "point sur une carte", a-t-il confié -, quatre ans après avoir ordonné l'opération "Serval" pour chasser les djihadistes qui avaient pris le contrôle de cette région et continuent de la menacer.

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