Soudan : Normalisation des relations avec Israël

La pression de Washington est passée par là. Le candidat Trump voulait un Oui avant le 3 novembre, date de l'élection présidentielle américaine. Conséquence de cette forte pression américaine, le pouvoir politique soudanais reste, profondément, divisé sur la question. Car reconnaître Israël, quoi qu'on dise pour un Etat arabe, n'est pas une histoire simple.

Le Conseil souverain au Soudan a accepté, mercredi, 14 octobre, soir, de normaliser, prochainement, ses relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, après une discussion animée le même jour. Le Soudan va s'employer à forger des liens formels avec Israël.

Selon des médias arabes et soudanais, Khartoum avait 24 heures pour répondre à l'ultimatum lancé par Washington, selon lequel le Soudan serait retiré de la liste noire américaine sur laquelle figurent les pays soutenant le terrorisme, en échange d'une normalisation des relations avec Israël.

Par ailleurs, toujours selon les médias soudanais, le pouvoir politique reste divisé sur la question. Alors que le chef du Conseil souverain, le général, Abdel Fattah al-Burhane (sur notre photo avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo), et certains membres du gouvernement soutiennent cette normalisation, d'autres personnalités politiques, comme le premier ministre, Abdallah Hamdok, s'y opposent. Ce rapport intervient alors que des sources soudanaises avaient déjà indiqué le mois dernier que le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s'apprêtait à rencontrer, en Ouganda, le général, Abdel Fattah al-Burhane.

Début octobre, le vice-président du Conseil souverain, le général, Mohamed Hamdan Dogol, avait affirmé que son pays établirait, probablement, des liens avec Jérusalem prochainement, affirmant que Khartoum avait besoin d'Israël et pourrait tirer bénéfice de telles relations.

Maintenant que cette relation se formalise, on va voir comment Israël va sortir le Soudan de la pauvreté.

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