Politique

La police sud-africaine a tiré des grenades assourdissantes, mardi, 20 septembre, à Johannesburg, pour disperser des étudiants en colère, à la suite du feu vert, la veille, du gouvernement d'augmenter les frais universitaires, en 2017.

Plus de 50 morts à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). A cause du processus électoral conflictuel qui oppose le pouvoir de Joseph Kabila à l'opposition dont le major s'appelle Etienne Tshisekedi. On ne doit pas se poser la question de savoir pourquoi on en est arrivé à une telle situation. Les RDCongolais doivent se mordre plutôt la langue et se demander : par quelle bêtise se sont-ils retrouvés devant Sassou-Nguesso comme facilitateur (?) alors qu'il est le premier ennemi de l'alternance politique en Afrique centrale ? A partir de cette question, ils pourront gérer avec moins de confusion, la suite du processus.

Depuis le déplacement, en août, de quatre jours, en Israël, du président, Faure Gnassingbé, le rapprochement entre Lomé et Jérusalem, va devenir effectif. Conscientes du retard accumulé, en Afrique, les autorités israéliennes entendent mettre les bouchées doubles pour faire, aussi bien, que les partenaires traditionnels de l'Afrique. Conséquence : Lomé devrait accueillir, en 2017, le premier Sommet Afrique-Israël sur le continent.

L'hôpital central d'Harare, deuxième établissement public du Zimbabwe, a suspendu ses interventions chirurgicales non essentielles pour cause de pénurie de médicaments. C'est un nouvel exemple de la situation catastrophique de l'économie du pays.

Plus de deux semaines après le début des violences post-électorales meurtrières, qui ont secoué le Gabon, des familles continuent leur quête macabre et angoissée de proches, qui n'ont plus donné signe de vie. Parmi les disparus sans nouvelles, quelques Franco-Gabonais.

Adulé, hier, pendant la transition pour avoir été la cible des partisans de Blaise Compaoré qui cherchaient à faire échouer la transition, l'ancien premier ministre, Isaac Zida, s'attendait, peut-être, à être récompensé et à poursuivre, tranquillement, sa carrière, à l'étranger, ou à l'intérieur du Burkina, et non à faire l'objet de poursuites par les tribunaux de son pays. Que se passe-t-il entre lui et le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré ?

Des partis de l'opposition dont le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, ont lancé, samedi, 17 septembre, à Abidjan, une campagne de mobilisation contre la nouvelle Constitution voulue par le président, Alassane Ouattara. Grave !

La légion étrangère devrait être un souvenir ancien dans quelques jours. A condition que les Gabonais et les Gabonaises qui en ont été les premières victimes de sa calamiteuse gestion, le veuillent. Pour cela, il est recommandé aux partisans de la majorité présidentielle de peser, de toutes leurs forces, pour que la Cour constitutionnelle, dise le droit, rien que le droit, ce qui éviterait de plonger le Gabon dans une ruineuse guerre civile.

Un collectif de 15 ONG ivoiriennes et internationales a appelé au report du référendum sur la nouvelle Constitution voulue par le président, Alassane Ouattara, et prévu pour la fin du mois d'octobre. Visiblement, le pays se divise sur quelque chose qui a été pensée pour l'unir et le souder. Que va faire, finalement, Alassane Ouattara ?

Sassou-Nguesso est tiraillé entre sa volonté d'aller, absolument, à New York, assister à la 71e Assemblée nationale des Nations-Unies, et le refus de ses services de sécurité, qui lui annoncent l'imminence d'un coup d'état militaire s'il quittait le pays. La décision de l'homme des masses n'est pas facile à prendre.

Pour sa première participation à l'Assemblée Générale des Nations-Unies, depuis son retour au pouvoir, en mai 2016, le président des Comores, Azali Assoumani, voudra inscrire, à l'ordre du jour des travaux, la question de l'Ile comorienne de Mayotte, qui appartient, actuellement, à la France, bien que faisant partie du giron comorien.

Il y a deux ans, quand il annonçait sa candidature à l'élection présidentielle, après avoir démissionné du PDG, peu de Gabonais donnaient du crédit aux déclarations de Jean Ping. Le voilà qui a réussi à ridiculiser Bongo Ondimba Ali (BOA) après l'avoir exposé à la face du monde comme un vulgaire petit fraudeur incompétent. La prochaine étape, la plus ardue, est celle de son éviction par les moyens démocratiques. Si BOA ne se montre pas beau joueur, tous les coups seront, alors, permis.

Ce sont les Nations-Unies (ONU) qui viennent de tirer la sonnette d'alarme. Plus de 235.000 migrants se préparent à se lancer en mer pour rejoindre l'Europe du Sud. La situation s'est dégradée avec la prise de contrôle des terminaux pétroliers (c'est-à-dire de la Libye utile) par le général, Khalifa Haftar, rival du GNA (Gouvernement d'union nationale) soutenu par la communauté internationale.

Bonne nouvelle pour la Libye. Mais pas dans le sens voulu par la communauté internationale dont le Gouvernement d'union nationale (GNA) ne parvient à ne rien contrôler de significatif dans le pays. C'est le général Haftar Khalifa, non reconnu par la communauté internationale, mais, discrètement, soutenu par l'Egypte et le Tchad, qui a le vent en poupe. Pour preuve, il contrôle les 4 terminaux pétroliers du pays. Donc, s'octroie le vrai pouvoir politique.

Bientôt deux ans que Blaise Compaoré a abandonné le pouvoir, sous la pression de la rue, pour se réfugier en Côte d'Ivoire, pays qui lui a, récemment, octroyé la nationalité ivoirienne. Les événements ayant donné lieu à son départ, ont fait, au moins, une trentaine de morts. Des morts inutiles pour lesquels ce dernier devrait faire l'objet d'une inculpation en bonne et due forme.

Le groupe armé nigérian, Boko Haram, a publié une nouvelle vidéo dans la nuit de mardi à mercredi, 14 septembre, sans que son commandant, Abubakar Shekau, n'y figure, donnant du crédit à l'armée nigériane, qui affirme l'avoir, grièvement, blessé dans un bombardement.

Le Togo accueille du 10 au 15 octobre prochain le Sommet sur « La sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique ». A moins de 40 jours de l'ouverture de cette grande rencontre, le niveau de préparation de la Commission nationale chargée de la préparation matérielle et logistique est conforme au chronogramme préétabli.

A 92 ans bien sonnés, Camarade Bob se croit, encore, jeune homme, dans sa tête, ce qui n'est pas l'avis d'un grand nombre de ses compatriotes. Comment faire comprendre à ce père de l'indépendance qu'à un moment donné, il doit laisser la place aux jeunes ? Aux Zimbabwéens à eux seuls de décider si Robert Mugabe doit rester ou s'il doit partir. Lui pense posséder, encore, toutes ses aptitudes pour être, à nouveau, candidat à la présidentielle de 2018.

Enfant gâté, Bongo Ondimba Ali (BOA) a obtenu le pouvoir, en 2009, après la mort de son père, comme un jeu d'enfant. De la même manière, il va le perdre, en 2016, comme un jeu de gosse.

Pendant que le gouvernement reconnu par la communauté internationale poursuit son programme de destruction chimique, le général, Khalifa Haftar, le général rebelle, de son côté, a réussi à arracher des mains de ses adversaires, trois terminaux pétroliers, ce qui fait autant de recettes en moins, pour le gouvernement légal.