Politique

Après sept ans de sommeil profond, Bongo Ondimba Ali (BOA) se rappelle, à deux semaines de l'élection présidentielle du 27 août, que Port-Gentil, la cité pétrolière, compte pour le Gabon et les Gabonais, et que pendant sa campagne présidentielle d'août 2009, il avait distillé des promesses aux Port-Gentillais, qu'il feint, aujourd'hui, d'ignorer. On va lui rafraîchir sa mémoire de BOA.

Les manifestations ne faiblissent pas au Zimbabwe où l'opposition est décidée à faire chuter le pouvoir du président, Robert Mugabe. Toutefois, ce dernier semble contrôler, parfaitement, la situation et va, même, jusqu'à menacer ceux que le régime considère comme des fauteurs de troubles.

Devant une hostilité affichée de l'opposition et de la société civile, laquelle a donné lieu à une capitale, littéralement, quadrillée par les forces de défense et de sécurité, afin de permettre un bon déroulement de la cérémonie, l'investiture du président, Idriss Déby Itno, ce lundi, 8 août, s'est bien déroulée.

La suprématie de l'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l'apartheid, est malmenée après des municipales où la formation du président, Jacob Zuma, a enregistré un recul historique au niveau national et perdu sa majorité dans des villes symboliques comme la capitale Pretoria.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, samedi, 6 août, la création d’un poste de vice-président et d’un sénat dans le cadre de la nouvelle Constitution qui sera soumise à référendum à la fin du mois d’octobre.

Après le président du Bénin, Patrice Talon, c'est François Hollande que le député démissionnaire du PDG, Bertrand Zibi Abeghe, vient d'interpeller dans une lettre datée 5 août. Ici, aussi, c'est le « Problème Accrombessi » qui est au centre de la correspondance adressée au président français. Un cas décidément gênant pour la majorité présidentielle et qui pourrait être à l'origine de l'embrasement du pays.

Le débat sur le retour du Maroc dans l'Union africaine (UA) continue de faire rage, surtout, que le lobby des 28 pays africains qui appuient cette mesure royale, demande que la République arabe saharouie démocratique (RASD) soit suspendue de l'organisation panafricaine. Et si le message de Mohammed VI, aux participants au Sommet de Kigali, n'était que la partie émergée de l'iceberg ?

Pour avoir été, sauvagement, enlevé et torturé par le général, Ismaël Mahamat Chaïbo, à N'Djamena, en février 2008, le député tchadien, Ngarlejy Yorongar, vient de saisir la justice française. Sa plainte qui risque de déboucher sur un procès retentissant, sera comme un couteau qu'on remue dans une plaie béante, au moment où l'Affaire Hissène Habré peine à être soldée.

Bien que la vérité tarde à triompher dans l'histoire des faux actes de naissance du chef de l'Etat, le plus compétent des magistrats du Gabon, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, est loin de s'avouer vaincu. Il n'a, jamais, perdu espoir de faire invalider la candidature de « l'usurpateur ». Au Palais du Bord de Mer, on retient son souffle.

C'est inhabituel qu'un président étranger soit, vigoureusement, interpellé sur un sujet qui, au premier abord, ne le concerne pas, directement. Mais, à y regarder de plus près, le député du PDG, Bertrand Zibi Abeghe, qui a démissionné, avec fracas, devant le président du PDG et président sortant et candidat à sa succession, Bongo Ondimba Ali (BOA), lors de sa tournée, dans sa circonscription, à Minvoul, n'agit pas de façon isolée. Il serait, aussi, inexact de considérer son geste comme anecdotique. Car le « Problème Accrombessi » qu'il pose au président béninois, Patrice Talon, est au cœur de la crise profonde qui secoue le Gabon et qui pourrait l'entraîner, dans une guerre civile.

Boko Haram, groupe djihadiste nigérian qui a prêté allégeance à l'organisation, Etat Islamique (EI), a un nouveau chef selon Al Nabaa, hebdomadaire officiel de l'EI, qui relance les spéculations sur la disparition d'Abubakar Shekau à la tête du mouvement.

Le Maroc est un pays qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis 1999, le roi Mohammed VI a ‘’transformé’’ le Maroc, qui est devenu, depuis 2002, la cinquième puissance économique en Afrique.

Au lieu de lever le pied, le pouvoir du général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, fait, toujours, subir des actes dégradants et des sévices de toutes sortes aux Négro-Mauritaniens, qui, de leur côté, n'arrêtent pas de se plaindre, malgré le mutisme de la communauté internationale.

Personne ne sait dans quel état sera le Gabon au soir du 27 août 2016, date de l'élection présidentielle à un tour. Toutefois, pour ne pas être pris de court, Bongo Ondimba Ali (BOA) a pris des dispositions pour ne pas souffrir.

Un émissaire du gouvernement américain, Thomas Perello, a été reçu, lundi, 1er août, par le dictateur, à Brazzaville, pour solliciter ses bons offices, dans l’accroissement de la sécurité, de la paix et du dialogue politique dans la région des Grands Lacs.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a exhorté, dimanche, 31 juillet, les électeurs à voter, massivement, pour son parti, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, depuis 1994, lors des élections municipales de mercredi, 3 août, un scrutin qui s'annonce, âprement, disputé et pourrait voir l'ANC perdre plusieurs villes clés.

A quatre semaines de l'élection présidentielle, le climat politique au Gabon devient électrique. Malgré la répression qui s'abat sur l'opposition et la très forte main mise du pouvoir sur toutes les institutions du pays, l'opposition fait face. Admirablement. Conséquence : Bongo Ondimba Ali (BOA) ne sait plus à quel saint se vouer. Il admet, désormais, la crise avant et après la présidentielle du 27 août 2016. Une sorte d'appel au secours ? Le clash n'est plus à exclure et BOA ne contrôle plus, réellement, la situation, même si ses militaires et policiers continuent de quadriller le pays.

Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont rassemblées, dimanche, 31 juillet, à Kinshasa, pour assister au premier meeting, depuis son retour, de l'opposant historique, Etienne Tshisekedi. Ce dernier apporte un concours consistant à l'opposition qui exige du pouvoir de Joseph Kabila, la tenue de l'élection présidentielle, avant la fin de cette année.

Le Parlement tunisien a comme attendu retiré, samedi, 30 juillet, soir, sa confiance au gouvernement de Habib Essid, sous pression depuis que le président, Béji Caïd Essebsi, s'est dit en faveur d'un cabinet d'union nationale il y a deux mois.

Le parti politique français, EELV (Europe Ecologie Les Verts) dénonce la répression pré-électorale qui s'abat sur l'opposition et la société civile gabonaises et appelle à une élection réellement libre et transparente, le 27 août prochain, dans ce pays.