Politique

A quand la fin de l'instinct bestial et destructeur du dictateur Sassou-Nguesso ? Plus il prend de l'âge, plus il redouble de méchanceté. Alors qu'il ne fait qu'accumuler les années de pouvoir (33 ans exactement), la sagesse, au même moment, est la chose qui lui ferait le plus grand bien. On dirait qu'il n'est pas à l'aise quand il ne voit pas le sang couler. Son souffre-douleur, depuis quelque temps, est sans conteste, le pasteur Ntoumi, qu'il veut mort ou vif.

C'est une preuve supplémentaire que la justice sud-africaine est indépendante. Alors qu'il était au départ, très mal intentionné, refusant de reconnaître ses forfaits (financiers), le président sud-africain, Jacob Zuma, a finalement, été contraint de reconnaître qu'il s'est servi au trésor public pour aménager son vaste domaine privé de Nkandla. Résultat : un remboursement à l'Etat de la somme indue de 480.000 euros. Mais comme il est né avant la honte, l'indigne président sud-africain n'a pas demandé pardon au peuple.

Originaire du tiers-monde (l'Argentine), le Très Saint-Père, François, est très sensible à la souffrance. Il l'a montré, l'année dernière, en se rendant, à Bangui, malgré les avis contraires de la France, que nul ne peut l'arrêter quand il faut aller prier pour partager la douleur de ses semblables. Finalement, son voyage en Centrafrique s'était très bien déroulé. Aujourd'hui, après avoir élu son chef d'Etat, le Centrafrique retrouve, peu à peu, les chemins de la paix et du développement. Qu'en est-il du Gabon qui voudrait emprunter le mauvais chemin d'hier du Centrafrique ? Le pape a interpellé les Gabonais, à commencer, par Jean Ping et Bongo Ondimba Ali, mais aussi, Mgr Basile Mvé Engone.

Pendant que les Mauritaniens et le monde musulman ne pensent qu'à la fête du mouton, l'Etat mauritanien et son chef, le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, ont planifié, dans le secret, comment tuer (à petit feu) ni vu ni entendu, les abolitionnistes, qui militent pour l'éradication de l'esclavage et ses tares.

Cette fois, Sassou-Nguesso avait bien préparé son coup pour mettre la main sur le pasteur Ntoumi, mort ou vif. Non seulement, il a mis les mercenaires de Miskine dans l'opération, mais, pour la première fois, il a fait aussi appel aux experts israéliens. Malheureusement pour lui, Ntoumi, une fois de plus, est demeuré invisible et introuvable.

Un des ministres les plus zélés de Bongo Ondimba Ali (BOA), le ministre de l'Intérieur (Elections), Pacôme Moubelet-Boubeya, a réussi à se mettre les Gabonais à dos, à cause des actes et des comportements iniques, pour lesquels, tôt ou tard, il devra rendre des comptes. Ce moment n'est plus très loin sauf s'il change : il n'est pas encore trop tard pour bien faire.

Ce n'est qu'un début en attendant la chute totale. L'ANC a à faire un choix clair : changer, radicalement, de cap ou bien continuer avec Jacob Zuma, l'homme par qui les malheurs ne font qu'arriver, et qui est en train de mettre, par terre, à cause de ses instincts bestiaux (argent, sexe, frivolité, etc), des décennies de lutte, d'abord, dans le maquis, et puis, au pouvoir.

Sassou-Nguesso a lu et relu le rapport sur les droits de l'homme au Congo que vient de produire Me Maurice Massengo-Tiassé où il est accusé de pires exactions qui intéressent au plus haut point, la communauté internationale. Publié dans le dernier numéro d'Afrique Education, actuellement, chez les marchands de journaux, ce rapport, qui est, déjà, à la Cour pénale internationale (CPI), sera examiné, mardi, 13 septembre, à Genève, par la Commission des droits de l'homme des Nations-Unies. Depuis qu'il a appris son existence, le dictateur a perdu le sommeil et ne sait par quel bout y répondre. La décision inattendue de rouvrir la radioTV Forum des droits de l'homme, après une fermeture arbitraire de 11 mois, montre qu'il ne sait pas à quelle sauce il va être mangé.

Vendredi, 9 septembre, Bongo Ondimba Ali (BOA) a accordé une interview à l'AFP où il se dit « confiant » que la décision de la Cour constitutionnelle, suite au recours de Jean Ping, lui sera favorable. Décidément, BOA devient trop bavard ces derniers jours. RFI par-ci, RTL et Europe 1 par-là. Hier l'AFP. Tous, des médias français. De quoi notre BOA national a-t-il peur ? Dans tous les cas, Méthode Coué ou non, ses jours au Palais du Bord de Mer sont, clairement, comptés. Il le sait.

Le candidat malheureux de l'opposition à la présidentielle d'août en Zambie, Hakainde Hichilema, a appelé, vendredi, 9 septembre, les électeurs à se battre pour "rétablir leurs droits démocratiques" et accusé son adversaire réélu, Edgar Lungu, d'avoir volé sa victoire.

Il revient de très loin, S.E. Germain Ngoyo Moussavou, ambassadeur du Gabon en France. N'eût été la prompte intervention des CRS (police française) qui stationnaient, à côté de l'ambassade haute représentation du Gabon en France, on conjuguerait, aujourd'hui, sans jeu de mots, le nom de l'ambassadeur au passé composé.

Franco-Camerounais détenu, pendant 17 ans, au Cameroun, et libéré, en 2014, suite à un avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU, Michel Thierry Atangana a réagi à la disparition d'une quinzaine de ressortissants Franco-Gabonais, suite à l'élection présidentielle gabonaise du 27 août.

Afriqueeducation.com vous l'a annoncé hier : le président en exercice de l'Union africaine, Idriss Déby Itno, éprouve beaucoup de difficultés pour constituer un groupe de haut niveau de chefs d'Etat devant assurer la médiation au Gabon. Pour cacher son échec, il se dit fatigué après sa participation au Sommet du G 20 en Chine.

Une semaine après l'assaut par les forces de sécurité du QG de l'opposant gabonais, Jean Ping, à Libreville, ses partisans présents sur les lieux dans la nuit du 31 août au 1er septembre, restent, profondément, traumatisés par la violence déployée, qui nourrit son lot de questions sans réponse, à commencer par le nombre de victimes.

Manifestations Anti-Zuma, tensions au sein du gouvernement, défaite électorale : le Congrès national africain (ANC) traverse une période de turbulences qui pose la question de l'avenir du président sud-africain et, au-delà, celui du parti au pouvoir.

Il est écrit dans la Bible que : « Qui crache en l'air retombe sur son visage ». Peut-être que le président en exercice de l'Union africaine (UA), Idriss Déby Itno, musulman de son état, ne connaît-il pas ce passage biblique puisqu'il n'existerait pas son équivalent dans le Saint Coran. Qu'importe ! La traduction n'est pas compliquée : après avoir fourni des mercenaires à Bongo Ondimba Ali (BOA) pour participer à des massacres (« 50 à 100 morts » selon Jean Ping), Idriss Déby Itno ne peut plus s'afficher comme facilitateur : il est juge et partie, pour certains chefs d'Etat africains contactés.

La vie de Mgr Desmond Tutu n'est pas en danger. Opéré, ce mercredi, 7 septembre, au Cap, il récupère bien et, sera, bientôt, de retour, à la maison, à la grande satisfaction des siens.

Dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA), on n'y croit plus. Le rouleau compresseur de Jean Ping est, tellement, soutenu qu'il se renforce, tous les jours, avec la position pressante de la Communauté internationale, qui, après avoir, observé l'élection, a pris position contre les fraudes (massives) orchestrées par le camp présidentiel. Pour la première fois, on a l'impression que le vote des électeurs ne sera pas détourné. A moins que le président du Tchad, Idriss Déby Itno et ses homologues, ne désavouent, publiquement, et le Conseil de sécurité, et l'Union européenne, et le département d'Etat américain, et le Quai d'Orsay, et le premier ministre français, ce qui fait, quand même, beaucoup de monde. De poids.

A quelques heures de l'arrivée de la Mission de haut niveau de l'Union africaine (UA), à Libreville, la Haute-Représentante/Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, et le Commissaire à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, rappellent la position de l'Union européenne (UE) qui est la même que celle du Conseil de sécurité des Nations-Unies, des Etats-Unis et de la France.

La mauvaise foi de Bongo Ondimba Ali (BOA) a, déjà, fait le tour du monde. Même les habitants du Pôle Nord savent que ce chef d'Etat de l'Afrique centrale, bien que, correctement, battu à l'élection présidentielle du 27 août par son rival, Jean Ping, refuse de quitter le pouvoir. Parti sur cette base, que peut, concrètement, faire la Mission de l'Union africaine attendue à partir de jeudi au Gabon ?