Politique

Le Parlement tunisien vote, samedi, 30 juillet, pour décider s'il renouvelle ou non sa confiance au gouvernement de Habib Essid dont le départ semble scellé après un bras de fer de plusieurs semaines avec la présidence.

Ce n'est un secret pour personne que l'IDC-FROCAD a été, totalement, sabordé par le dictateur, qui y a introduit des « sous-marins », les uns plus invisibles que les autres. Toutefois, l'opposition garde le cap, malgré ces trahisons. Sans jeu de mots, le dictateur est, presque, par terre : il est incapable de payer les dettes du Congo, ne paie plus les salaires des fonctionnaires depuis deux à trois mois, et fait face à des forces de défense et de sécurité de plus en plus divisées. L'opposition saura-t-elle en tirer profit en évitant les erreurs passées ? C'est le souhait de certains Congolais de la diaspora.

L'ex-président tchadien, Hissène Habré, reconnu coupable, fin mai, de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a été condamné, vendredi, 29 juillet, à verser entre 10 et 20 millions de F CFA (entre 15.245 et 30.490 euros), par victime, par le tribunal spécial africain qui l'a jugé à Dakar.

La représentante de la Mission d'observation électorale de l'Union européenne au Gabon a appelé, jeudi, 28 juillet, à "tout faire" pour "éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation", dans un climat (excessivement) tendu à l'approche de la présidentielle du 27 août, au point qu'on s'autorise à se demander si elle croit à celle qu'elle demande.

La très sectaire Cour constitutionnelle du Gabon a rejeté les recours introduits par trois opposants contre la candidature du chef de l'Etat, Bongo Ondimba Ali (BOA), à l'élection présidentielle du 27 août. Elle a refusé de prendre ses responsabilités, en penchant, comme d'habitude, du côté du plus fort.

Pas d'attentat chez nous en Corse, déclare le mouvement clandestin nationaliste sous forme d'avertissement à l'Etat islamique (EI ou Daesh), qui compterait quelques adeptes sur l'Ile de Beauté. Dans un communiqué transmis au journal, Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste s'est voulu très clair : le FLNC (Front de libération nationale corse) le menace, clairement, de lourdes représailles s’il décide de s’en prendre à l’Ile de Beauté.

L'Afrique a, toujours, creusé sa propre tombe. Au Bénin ou n'importe où, ailleurs, c'est la même triste réalité. On n'élève, rarement, un fils du pays. On préfère le pousser, plutôt, dans le gouffre pour qu'il ne s'en sorte pas. L'Africain est prophète ailleurs. Jamais chez lui. La colonisation en est-elle la cause d'une telle tare mentale et intellectuelle ? Patrice Talon, nouveau venu (pour cinq ans), à La Marina, est, fortement, interpellé.

En place depuis fin mai, le nouveau président démocratiquement élu des Comores, le colonel, Azali Assoumani, s'imprègne, progressivement, des dossiers de son quinquennat tout en imprimant la marque de sa gouvernance.

L'avion transportant l'opposant historique congolais, Etienne Tshisekedi, a atterri, mercredi, 27 juillet, à l'aéroport de Ndjili, dans l'Est de Kinshasa, où l'attendaient plusieurs milliers de ses partisans, dans un climat politique tendu lié aux incertitudes entourant la prochaine présidentielle.

Après avoir permis à Jacob Zuma de gagner du temps en allongeant la procédure, la très indépendante justice sud-africaine est, finalement, arrivée à le coincer. Elle lui accorde ni plus ni moins 45 jours pour payer ce qu'il doit à l'Etat : 500.000 dollars.

Après 32 ans d'absence délibérée, le Maroc demande la réintégration dans l'Union africaine où trône, depuis son départ, la République arabe saharouie démocratique (RASD). Mais, au lieu de venir reprendre, tranquillement, sa place, il exige que son retour entraîne de facto la suspension de la RASD de l'organisation. Niet, répondent les soutiens de la RASD dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Angola entre autres. A l'appui de sa demande, le Maroc a quelques arguments à faire valoir.

Prévu pour se tenir sur deux jours, le 27e Sommet de la Ligue arabe n'aura duré qu'une demie journée, à Nouakchott. Les associations négro-mauritaniennes avaient saisi les chefs d'Etat présents afin qu'ils se penchent sur la question de l'esclavage et du racisme en Mauritanie. La répression frappe durement les anti-esclavagistes négro-mauritaniens. 13 d'entre eux vivent un calvaire depuis plusieurs jours.

Pour les militants de l'UPC (Unis pour le Congo), le parti dont Paulin Makaya est le président, la justice congolaise démontre, par son verdict, de ce jour, sa capacité de nuisance dans le pays. Mais, il y a aussi, et surtout, que le dictateur veut avoir quelques cartes (de négociation) en main, avant le fameux dialogue en préparation.

Les Négro-Mauritaniens demandent aux participants au 27ème Sommet de la Ligue arabe, qui s'ouvre ce lundi, 25 juillet 2016, à Nouakchott (capitale de l'esclavage), à prendre à bras le corps, la question de l'esclavage, du  racisme, de l'exclusion,    qui frappent  les Noirs dans les pays qu'ils dirigent. 

Dire que le Gabon va à la catastrophe est une litote. Depuis la validation des candidats à la présidentielle par la Cenap, la constitution est, totalement, malmenée par ceux qui doivent la faire respecter. On est dans une situation où le Gabon a dépassé le stade de « République bananière ». Un recul que reconnaissent même ses fervents soutiens ! L'indigne personnage qui en est à l'origine, ne cesse d'appeler à la paix et à l'unité des Gabonais. Des notions, au fond, qui ne revêtent aucune importance pour lui. Sauf si c'est pour consolider ses acquis.

L'élection présidentielle à Sao Tomé et Principe, petit archipel africain réputé pour sa paix civile, a connu un coup de théâtre avec l'annulation de la victoire au premier tour d'Evaristo Carvalho, a annoncé la Commission électorale (Cen).

30 organisations d'activistes réunies, à Dakar, pour discuter des processus électoraux en Afrique, à l'invitation de la FIDH et de la conférence des OING de l'OIF, ont adopté une Feuille de route pour le changement par les élections et réaffirmé leur implication dans la campagne #MonVoteDoitCompter comme cadre de mobilisation internationale.

Le 21 juillet 2015, Pierre Nkurunziza surnommé le petit despote de Bujumbura, était élu président de la République du Burundi, à la faveur d'une élection, hautement, contestée, boycottée par l'opposition et tenue dans un contexte d'atteinte généralisée aux libertés fondamentales. Un an, plus tard, le régime est engagé dans une fuite en avant répressive aux dynamiques génocidaires, qui a, déjà, fait plusieurs milliers de morts, de disparus, de personnes arrêtées et torturées, et qui a poussé plus de 270 000 personnes à fuir le pays.

C'est comme si le dictateur était atteint d'une maladie contagieuse. Personne n'en veut à Kinshasa où il a offert ses bons offices.

Le vice-président sud-soudanais et chef des ex-rebelles, Riek Machar, a fait savoir, vendredi, 22 juillet, qu'il ne rentrerait pas dans l'immédiat à Juba et a désavoué, par avance, toute tentative du président, Salva Kiir, de se trouver un autre interlocuteur pour ramener la paix.