Politique

Le patron des armées gabonaises vient de démissionner. A la suite de celle du deuxième vice-premier ministre ministre de la Justice des Droits humains garde des Sceaux, Dr Séraphin Moundounga. C'est un autre coup dur pour l'ancien ministre de la Défense devenu chef de l'Etat, Bongo Ondimba Ali (BOA). Les hauts gradés de l'armée (c'est une litote), retirent, peu à peu, leur soutien à BOA. Rappel : la troupe avait, massivement, voté Jean Ping, le 27 août dernier.

L'édifice de Bongo Ondimba Ali (BOA) commence à se craqueler. Sérieusement. Ce lundi, 5 septembre 2016, son vice-premier ministre ministre de la Justice, des droits humains, garde des sceaux, Dr Séraphin Moundounga, a jeté l'éponge. Il quitte le navire de BOA en perdition pour dénoncer la fraude électorale massive orchestrée par le régime en place.

Véritable honte pour, non seulement, l'Afrique du Sud, mais aussi, pour l'Afrique toute entière, Jacob Zuma, à cause de sa très mal-gouvernance caractérisée par des scandales de « fesses » quand ce ne sont pas les détournements de fonds massifs, refuse de tirer les conséquences de son échec en démissionnant, même après avoir fait perdre plusieurs grandes municipalités à l'ANC, lors des dernières élections locales, début août. Conséquence : les militants de ce grand parti en viennent, maintenant, aux mains, pour se faire entendre. C'est ce qui s'est passé, ce lundi, 5 septembre, à Johannesburg, une grande ville, passée à l'opposition, il y a quelques semaines.

Tout semble mis en place, au niveau de l'Union africaine (UA), pour aider le (petit) putschiste de Libreville, Bongo Ondimba Ali (BOA) à réussir son hold up électoral, dans le Haut-Ogooué. Son soutien à son homologue gabonais ayant été vite démasqué par www.afriqueeducation.com, le président en exercice de l'UA, le Tchadien, Idriss Déby Itno, veut changer de fusil d'épaule. Mais Jean Ping qui connaît l'UA (comme sa poche) reste sur ses gardes.

Comme à son habitude, le parti français, EELV (Europe Ecologie Les Verts), n'est pas tendre avec la gouvernance du (petit) putschiste de Libreville. Voici son communiqué.

Le ministre malien de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, a été limogé, samedi, 3 septembre, après la prise la veille d’une ville du centre du pays par des djihadistes. Une situation que le président, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), juge intolérable.

Président du Tchad et président en exercice de l'Union africaine (UA), Idriss Déby Itno peut-il continuer à être, à la fois, juge et partie dans le dossier du Gabon ? Afrique Education avait annoncé, samedi, 3 septembre, qu'il a fourni la logistique et les soldats (mercenaires) à Bongo Ondimba Ali (BOA) alors que le continent africain attend de lui, une neutralité à toute épreuve, dans le dossier Gabon. Nous avons expliqué que c'est pour cette raison que l'UA qu'il préside reste quasi-silencieuse. Quelques heures, après cet article, il a pondu un communiqué. Dans lequel il ne dit rien de bon.

Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, 92 ans, s'est moqué, ce samedi, 03 septembre, des dernières rumeurs sur son décès, affirmant qu'il était "mort" et "ressuscité".

Idriss Déby Itno n'a qu'à démentir cette information s'il s'estime diffamé. Mais www.afriqueeducation.com est sûr de son scoop : alors qu'il occupe les fonctions de président en exercice de l'Union africaine (UA), Déby Itno a eu le courage d'envoyer, ni vu ni connu, du matériel militaire et des soldats pour soutenir le passage en force du (petit) putschiste de Libreville, Bongo Ondimba Ali (BOA). Par cet acte de haute trahison à l'endroit du peuple gabonais, il n'est plus qualifié pour présider aux destinées de l'UA.

A force de courir dans tous les sens et de passer de longues nuits sans fermer l'oeil, Bongo Ondimba Ali (BOA) va finir par perdre quelques kilogrammes. On en pleure presque, mais, après tout, n'est-ce pas bon pour sa santé ? Trêve de plaisanterie : qu'il sache que ses gesticulations actuelles ne peuvent pas détourner le peuple gabonais de son objectif : le départ du petit putschiste du Palais du Bord de Mer après avoir été, correctement et sévèrement, battu par Jean Ping.

Après s'être enfermé dans un refus de (re)compter les voix, bureau de vote par bureau de vote, dans la province du Haut-Ogooué, Bongo Ondimba Ali (BOA) voit sa marge de manœuvre se rétrécir considérablement. Il ne se trouve personne, dans le monde, et encore, dans la sous-région de l'Afrique centrale, pour le soutenir dans son jusqu'au boutisme actuel. Il n'est pas certain que son régime soit encore aux commandes du pays d'ici le début de la semaine prochaine.

Vingt-quatre heures après son coup d'état, Bongo Ondimba Ali (BOA) a peur de faire l'objet, lui-même, d'un coup d'état militaire. Conséquence, il a fermé internet et les réseaux sociaux pour un ultime instinct de survie. RSF appelle au calme afin que l'information circule à nouveau au Gabon.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a convoqué un conseil de ministres, ce matin, au Palais du Bord de Mer. Objectif : répondre Niet aux appels du pied de la communauté internationale pour clarifier les votes du Haut-Ogooué. Sans attendre, la cheffe de la diplomatie européenne lui adresse une autre cinglante réponse à la réponse de BOA.

« Occupez-vous de ce qui vous regarde », voilà ce que semble dire Bongo Ondimba Ali (BOA) aux Américains, Européens et Français, qui lui ont dit, tour à tour, ces derniers temps, d'accepter la transparence, dans le Haut-Ogooué, en publiant les résultats, bureau de vote par bureau de vote. En bon jouisseur du pouvoir et de ses acquis, BOA dit Niet. Même si, au passage, il faudra sacrifier 1.800.000 Gabonais.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a cherché à garder son pouvoir par tous les moyens. Il a réussi, mais pour combien de temps ? Car rien ne va être fait pour lui faciliter la gestion de son pouvoir usurpé.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a été prévenu à plusieurs reprises. Il ne pourra pas dire qu'il ne savait pas. Les Gabonais lui avaient bien dit : « Tu as triché une fois en 2009. Tu ne tricheras pas une deuxième fois en 2016. Si tu le fais, on te fait partir du pouvoir de force. C'est le processus qui est, désormais, engagé.

Bongo Ondimba Ali (BOA) ne doit pas s'imaginer qu'il suffit que sa CENAP et son ministre de l'Intérieur, annoncent des résultats falsifiés en sa faveur pour que le Gabon retrouve son calme. C'est maintenant que la tempête, la vraie, va commencer, et ce jusqu'à son départ du pouvoir, jure-t-on du côté de l'opposition.

La désinformation bat son plein du côté de Bongo Ondimba Ali (BOA). En réalité, il est en totale perdition. Sa victoire annoncée, il y a peu sur www.afriqueeducation.com est une fausse victoire. Toujours le faux et encore le faux chez lui. Nous corrigeons cette erreur en vous demandant pardon.

Le Gabon va très mal cette fin de matinée du 31 août. Alors que les statistiques lui étaient favorables, Jean Ping vient d'être déclaré battu par Bongo Ondimba Ali (BOA). La CENAP et le ministre de l'Intérieur ont réussi à inverser les tendances. Ping a demandé le ré-comptage des votes. Les troubles risquent de commencer.

Depuis la chute du président-capitaine, Blaise Compaoré, en octobre 2014, le Burkina Faso avance, paisiblement, dans la voie de la réconciliation nationale. Dernier fait en date qui le montre : la construction d'un mausolée en l'honneur du capitaine, Thomas Sankara, à Ouagadougou. Reste à déterminer le lieu et la date.