Politique

Le dépouillement final à la CENAP est, anormalement, long pour qu'il n'y ait aucune place à la fraude. Il est lent mais sûr. C'est l'essentiel. Jean Ping conserve toute son avance même si dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA), on crie, aussi, qu'on va gagner, sans expliquer comment.

La crise entre Bujumbura et Paris atteint un nouveau seuil : hier diplomatique et politique, elle devient, maintenant, culturelle, le pouvoir burundais ayant décidé de marginaliser, progressivement, la langue française, non seulement, dans l'enseignement, mais aussi, dans la vie tout court de tous les jours. Objectif : Punir François Hollande.

Arrivé au pouvoir, il y a, seulement, quatre mois, le président, Patrice Talon, est un panafricaniste qui ne s'ignore pas. En visite officielle, au Rwanda, il vient d'annoncer la suppression des visas d'entrée au Bénin pour tous les ressortissants africains. Voilà qui mérite une mention « Très Honorable » avec les félicitations du jury de la part de votre site quotidien, www.afriqueeducation.com

La doctrine de Bongo Ondimba Ali (BOA) est militaire : on n'organise pas une élection pour la perdre. Autrement dit, le prochain président de la République, c'est « Moi ou Personne ». Ce qui, hier, n'était qu'une rumeur, semble se vérifier, aujourd'hui, malgré la gamelle qu'il vient de ramasser à l'élection présidentielle. Ayant refusé de partir de son propre chef, BOA attendrait, plutôt, qu'on le jette dehors. Comme un malpropre, brutalement, et sans la manière.

Le journalisme centrafricain est malade. Tout son corps professionnel est affecté par des pathologies bien connues. Globalement, c'est un corps à repenser. En appelant le professeur à son chevet, l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) se sait très mal en point et ne pense pas seulement sauver le corps. Mais l'âme, aussi, et tout ce qui va avec.

Le Gabon retient son souffle alors que les données du problème sont simples. Bongo Ondimba Ali (BOA) ne peut plus jouer la montre. C'est trop dangereux pour le Gabon.

Le gouvernement d'union tunisien de Youssef Chahed prend ses fonctions, ce lundi, 29 août, et devra, rapidement, donner des gages sur sa capacité à redresser un pays au bord de l’asphyxie économique cinq ans après la révolution.

Pour couper l'herbe sous les pieds des émergents du Palais du Bord de Mer, le candidat élu, Jean Ping, a pris les devants en convoquant, il y a quelques heures, les journalistes gabonais et de la presse internationale, pour remercier les Gabonais de l'avoir élu président de la République.

Les partisans de Bongo Ondimba Ali (BOA) ne tiennent plus en place. Anticipant l'annonce de la défaite électorale de BOA qui n'est plus qu'une question d'heures, voire, de jours, ils ont annoncé, dès samedi, soir, sa victoire, bravant, ainsi, les interdits du ministre de l'Intérieur et de la Commission électorale. Une heure après, Jean Ping, lui, a sorti les (vrais) chiffres sur 40% des votes, qui l'annoncent vainqueur à 68%. Sylvia, l'épouse bien aimée de BOA préparerait, déjà, les valises, en prévision du grand déménagement.

Sur instruction du Palais du Bord de Mer, le président de la CENAP (Commission électorale nationale autonome et permanente), René Aboghé Ella, a fermé le bureau de vote de Genève, capitale européenne des Nations-Unies, où vivent beaucoup de Gabonais ainsi que leurs familles. C'est la panique générale dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA).

La présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, ne pouvait pas être neutre. C'était trop lui demander. Bongo Ondimba Ali (BOA) est, tout simplement, son beau fils : ses deux enfants (à elle) et BOA ont le même père. Il faut, donc, une certaine (indulgence) à son endroit.

C'est demain, samedi, 27 août, qu'aura lieu l'élection présidentielle tant attendue au Gabon. Pour la première fois, depuis l'indépendance, le pays du patriarche Ondimba est en passe de vivre une palpitante alternance, à la tête de l'Etat, à cause de la calamiteuse gouvernance de son fils.

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré préoccupé par les condamnations à des peines de prison allant de 3 à 15 ans à l'encontre de 23 personnes, dont 13 membres d'une organisation non gouvernementale luttant contre l'esclavage, IRA, pour leur rôle présumé dans une émeute en juin.

L'Ethiopien, Feyisa Lilesa, médaillé d'argent du marathon des Jeux Olympiques, ne rentrera pas en Ethiopie en dépit des assurances des autorités qu'il ne serait pas puni après ses critiques à l'encontre de la politique menée par le gouvernement, a estimé son agent.

Il n'est pas bon d'être défenseur des droits de l'homme en Mauritanie. Il est encore plus dangereux d'être un défenseur des droits de l'homme antiesclavagiste. C'est le crime le plus élevé en Mauritanie.

Donné vainqueur depuis plusieurs mois, Bongo Ondimba Ali (BOA), en l'espace d'une semaine, s'est laissé doubler par l'un de ses principaux challengers, Jean Ping. Convaincu de la forte avance de ce dernier qui a réussi à rallier trois des principaux candidats à cette présidentielle, BOA utilise, désormais, tous les moyens pour tenter de rattraper son retard. C'est, malheureusement, trop tard pour lui.

L'Autorité nationale de lutte contre la corruption du Bénin (ANLC) appelle les membres du gouvernement et les cadres des organismes d'Etat en fonction de 2011 à 2016 à déclarer leur patrimoine. Mais on ne se presse pas devant le portillon.

L'armée nigériane a annoncé, mardi, 23 août, que le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait été, sérieusement, blessé et plusieurs commandants du groupe islamiste tués, lors d'un raid aérien sur leur bastion du Nord-Est du Nigeria.

Depuis ce lundi, 22 août, Nicolas Sarkozy est, officiellement, candidat pour l'élection présidentielle. L'annonce a été faite via une déclaration inscrite en quatrième de couverture d'un livre, "Tout pour la France" (Ed. Plon), qui doit sortir mercredi, 24 août. "La France exige qu'on lui donne tout. J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire", écrit-il. Sans rire.

Les Camerounais sont, littéralement, assaillis par des « messages » de campagne en faveur de Bongo Ondimba Ali (BOA) depuis quelques jours. C'est comme s'ils allaient voter le 27 août prochain. Alors que non. Les quelque 1.000 Gabonais qu'on compte sur les listes électorales au Cameroun, ne justifient, en rien, une telle folie dépensière. De l'avis général, c'est parce que BOA ne sait plus à quel saint se vouer.