Politique

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné, mardi, 21 juin, le RDCongolais, Jean Pierre Bemba Gombo, à 18 ans d'emprisonnement pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine (RCA) en 2002-2003. Outre la portée symbolique de cette condamnation, la CPI entend lancer un message fort à l'endroit des dictateurs et seigneurs de guerre qui terrorisent encore les peuples africains.

Ils sont les seuls à crier au scandale que tous les autres partis politiques français observent sans dire mot, alors que si le dixième des événements qui se déroulent, au Congo-Brazzaville, se passaient ailleurs, il y aurait un tollé général dans les médias et dans les états majors des partis politiques. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent vraiment être très mal à l'aise d'être, ainsi, rattrapés par la realpolitik au point d'oublier les valeurs du socialisme qu'ils portent en eux depuis des décennies. Le dictateur les a-t-il, définitivement, domptés, comme le pensent les Congolais ?

L'arrivée au pouvoir du colonel, Azali Assoumani, n'a pas été un long fleuve tranquille. Loin s'en faut. Même après la prestation de son serment, le 26 mai, au Stade de Moroni, tout n'a pas bien commencé. En effet, le nouveau président et son gouvernement ont trouvé de bien mauvaises surprises, presque à tous les niveaux, de l'Etat, lors de la prise de leurs fonctions.

L'Allemagne décide d'augmenter son aide humanitaire au Niger. Contrepartie immédiate : trois centres d'accueil (ou centres de rétention) de migrants vont être construits, bientôt, avant l'implantation d'autres sur l'ensemble du Niger. Le Niger va jouer en Afrique le rôle que joue la Turquie en Europe ?

Au Burundi, la contestation n'est plus seulement dans la rue, mais aussi, à l'école : en choisissant de punir, sévèrement, des écoliers qui s'en sont pris à la fonction présidentielle, le pouvoir n'a fait qu'attiser le sentiment de révolte des jeunes.

Après un net affaiblissement de Boko Haram, depuis l'arrivée au pouvoir, au Nigeria, de Muhammed Buhari, on est (très) surpris par les performances que cette secte aligne, au Niger, depuis la tenue du Sommet sur la sécurité consacré à son éradication, à Abuja, le mois dernier.

Pour la justice égyptienne, l'ex-président égyptien islamiste, Mohamed Morsi, destitué par l'armée, en 2013, n'était pas, uniquement, le chef de l'Etat. Il était, aussi, et, avant tout, un honorable correspondant de l'émirat du Qatar, en poste, au Caire.

Ils sont accusés de tous les maux et de tous les péchés d'Israël. Mais comme un seul homme, ils se dressent, aujourd'hui, contre le verrouillage du système judiciaire gabonais par le président de la République. Cet acte, particulièrement, courageux oblige Bongo Ondimba Ali (BOA) à changer de stratégie (de fraude), pour la présidentielle du 27 août.

Sassou Nguesso est né avant la honte. Sévèrement battu à l'élection présidentielle qu'il dit avoir gagné après avoir coupé internet et le téléphone dans tout le pays pendant 4 jours, il se permet, maintenant, d'emprisonner le candidat qui a refusé de reconnaître son hold up électoral.

Le nouveau président du Bénin, Pascal Talon, a dit qu'il n'allait faire qu'un seul mandat de cinq ans. Cela voudrait dire qu'il entend mettre de l'ordre dans la maison, ce qui suppose des réformes de grande ampleur qui ne font pas plaisir. La diplomatie est l'un des domaines qui ne va pas échapper à ses fourches caudines.

Après son éviction du gouvernement, l'année dernière, Charles Koffi Diby n'avait pas perdu la confiance d'Alassane Ouattara et de Henri Konan Bédié. Cet éminent membre du PDCI-RDA vient d'être nommé président du Conseil économique et social.

Le Comité de la décolonisation des Nations-Unies, a examiné, mardi, 14 juin, la question du Sahara occidental réputé être la « dernière colonie d'Afrique », et entendu le Maroc s'opposer à l'audition du Front Polisario. Chaude ambiance.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 14 juin, une résolution sur la Libye autorisant les Etats membres, pour une période de 12 mois, à faire inspecter les navires à destination ou en provenance de la Libye, s'ils ont des motifs raisonnables de penser que ces navires transportent des armes. C'est le premier pas vers l'intervention de l'Otan.

Pour la première fois depuis plusieurs mois, le dictateur a quitté Brazzaville, lundi, 13 juin, pour participer à un Sommet, à Luanda, où il a passé la nuit. Il a pris son courage à deux mains après avoir obtenu toutes les garanties de son homologue, José Eduardo dos Santos, de voler à son secours si quelque chose lui arrivait pendant son séjour en Angola.

Le dictateur ne passe plus la nuit hors du Congo-Brazzaville. Cela veut tout dire. Il sait qu'il ne fait plus l'unanimité dans son camp politique et dans son armée. Mais, grâce à ses réseaux, il plie sans rompre.

Un tribunal sud-africain a condamné, vendredi, 10 juin, à une amende de 10.000 dollars, une agente immobilière blanche qui avait comparé des Noirs à des singes sur Facebook, provoquant un tollé dans un pays traumatisé par des décennies de discriminations raciales. Le montant de la peine est-elle dissuasive ? On pense que Non !

Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian, Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le Sud-Est du Niger.

Le président de l'Erythrée, ce petit pays qu'on ne connaît qu'à travers ses champions en athlétisme, Isaias Afeworki, est un dirigeant à poigne, complètement, fâché avec la démocratie, la liberté et les droits de l'homme. Conséquence : ses compatriotes quittent le pays en nombre. Les Nations-Unies viennent de dénoncer son attitude.

Le président du Togo, Faure Gnassingbé, est arrivé, en Allemagne, pour effectuer une visite officielle de trois jours, où il sera question de, véritablement, consolider les accords économiques.

Déjà suspect aux yeux des Gabonais, dans leur grande majorité, le président de la CENAP (Commission électorale nationale autonome et permanente), René Aboghé Ella, nommé par le pouvoir, vient de prêter le flanc en annonçant la date de la future présidentielle : il a omis d'indiquer la liste des pièces à fournir dans la composition du dossier de candidature, ce qui est très suspect.