Politique

Le dictateur est très mal à l'aise d'avoir entrepris un combat qu'il n'était pas en mesure de gagner. Celui du rappel de l'ambassadrice de l'Union européenne, Saskia de Lang, à qui il est reproché de bien faire son travail. Le dictateur avait brandi la même menace l'année dernière à l'encontre de Stéphanie Sullivan. Oncle Sam lui avait opposé une fin de non recevoir. Conclusion : contrairement à Brazzaville, Bruxelles et Washington ne sanctionnent pas leurs diplomates pour avoir fait du bon travail.

Le pouvoir de Kinshasa change de fusil d'épaule. Il ne voudrait pas porter la responsabilité de la mort de l'opposant, Moïse Katumbi, actuellement, hospitalisé à Lubumbashi. Une décision de justice l'autorise, ce vendredi, 20 mai, à aller se faire soigner dans le pays de son choix.

Amina Ali, la première des 219 lycéennes de Chibok kidnappées par Boko Haram à avoir été retrouvée, a été reçue, jeudi, 19 mai, par le président, Muhammadu Buhari, au moment où l'espoir renaît pour les familles des autres victimes, plus de deux ans, après l'enlèvement.

Le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé un "dialogue national", à partir du 28 mai. Les concertations sur des "questions d'intérêt national" impliquent le pouvoir, les acteurs politiques et la société civile.

Le dictateur a pu parler mercredi, 18 mai, dans la soirée, au téléphone, avec le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon. L'initiative de l'appel revenait à ce dernier, qui a (re)demandé au dictateur d'ouvrir le Pool aux humanitaires et de dialoguer avec l'opposition.

Saskia de Lang restera ambassadrice de l'Union européenne au Congo-Brazzaville. Décision de Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne. Tout comme, l'année dernière, John Kerry avait tapé du poing sur la table quand le dictateur avait osé demander le rappel de Stephanie S. Sullivan. A chaque fois, c'est la honte, toute bue, pour le dictateur.

Président pendant 19 ans de l'Assemblée nationale, et ce, jusqu'au 31 mars 2016, date de sa démission, Guy Nzouba Ndama a décidé de se présenter à l'élection présidentielle de fin août prochain. Vieux routier de la politique gabonaise, il ne court après personne et fait les choses à son rythme. Il met la dernière main à son équipe de campagne avant d'entamer un tour du Gabon qui va durer un mois. Sept ans après la mort du patriarche, le Gabon est au bord d'une guerre civile, comme en Côte d'Ivoire, après la mort du Sage Houphouët. Guy Nzouba Ndama n'a pas une autre ambition que de recoller les morceaux.

Le petit despote de Bujumbura vient de demander de l'aide financière au président angolais, José Eduardo dos Santos. Après avoir remué ciel et terre pour rester président du Burundi, Pierre Nkurunziza ne sait plus quoi faire de son pouvoir qui commence à lui brûler les mains.

Ainsi va la vie démocratique dans le pays du général-président, et non moins, ancien putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz. Après avoir fait enfermer ces deux leaders négro-mauritaniens pour les priver de parole publique, il vient de faire ordonner leur libération par une pirouette dont seul son régime a le secret.

Julius Malema a juré d'avoir la tête du très indigne, Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud et de l'ANC. Il ne perd aucune occasion pour parvenir à cette fin. Le parlement sud-africain a, une fois de plus, été le théâtre d'une bagarre générale entre les députés de Malema et les forces de sécurité qui protégeaient Jacob Zuma. L'ambiance est électrique. Mandela ne reconnaîtrait plus son pays.

Les Comoriens ont montré qu'ils étaient un peuple mûr que devraient copier d'autres peuples africains. Alors que le scrutin électoral, particulièrement, long, a tenu en haleine l'Afrique et la communauté internationale, il a pris fin, hier, dans la paix et l'allégresse, avec la victoire du candidat, Azali Assoumani, proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle.

Depuis ce lundi, 16 mai, les personnalités du régime passent, à tour de rôle, s'incliner devant la dépouille de l'ancien président, Jean Baptiste Bagaza, à l'Assemblée nationale. Demain, mardi, 17 mai, auront lieu les obsèques officielles en sa résidence de Vugizo, à Bujumbura.

La montagne a-t-elle accouché d'une souris à Abuja ? Il ne fallait pas fonder trop d'espoir sur le 2e Sommet régional sur la sécurité. François Hollande a demandé qu'il y en ait d'autres, après celui de l'Elysée, en 2014, ce qui veut dire que Boko Haram et ses conséquences, ont, encore, de beaux jours devant eux.

Le Congo Brazzaville est dans une situation complexe. Depuis la "victoire" (avec 8% des voix) du dictateur, la crise multidimensionnelle qui existe dans le pays, depuis une  décennie, a atteint son paroxysme.  Il n'est plus un secret pour personne que les élections au Congo ont, toujours, été le véritable motif des violences, dont la très violente guerre civile de 1997. Mathias Dzon avait refusé d'y aller. Ses amis pensent qu'il a eu raison de ne pas aller à la présidentielle. Maintenant, il invite l'opposition à s'organiser pour affronter le dictateur dans un futur et incontournable dialogue.

On ne le dira jamais assez : très très bas dans les sondages, François Hollande est, déjà, en campagne. En Afrique. Son escale de quelques heures, à Bangui, ne se justifie que dans cette perspective. Moins, nécessairement, pour l'avenir des Centrafricains.

La communauté internationale, par sa fermeté actuelle, veut contraindre le dictateur au dialogue avec l'opposition. C'est la chose que Sassou Nguesso craint le plus au monde, depuis qu'il est sorti (vivant) du ventre de sa mère.

Vive le Bundestag ou à malin malin et demi ? Le Bundestag a accepté de classer la Tunisie, le Maroc et l'Algérie comme pays, totalement, sûrs. Et pourquoi ? Ce n'est pas ce que vous croyez.

La France a appelé, jeudi, les autorités tchadiennes à faire "toute la lumière" sur des disparitions présumées de militaires suite à la présidentielle du 10 avril remportée par Idriss Deby Itno. L'opposition ambitionne, toujours, de former un gouvernement parallèle.

Le président, Yoweri Museveni, réélu, en février, pour un cinquième mandat de cinq ans, à l'issue d'un scrutin très controversé, a prêté serment, jeudi, 12 mai, en présence de nombreux chefs d'Etat africains ou de leurs représentants.

Le bateau « Sénégal » conduit par le capitaine, Macky Sall, est en train de, fortement, tanguer. Risque-t-il de chavirer ? On espère que Non ! Pour éviter une catastrophe, le capitaine du bateau veut initier un Dialogue pour établir un programme consensuel avec tous les partis y compris de l'opposition. Pourquoi un tel programme quatre ans après l'arrivée au pouvoir de Macky Sall ? Ca questionne. Ca débat. Ca critique. Heureusement dans la paix.