Politique

Sassou Nguesso est né avant la honte. Sévèrement battu à l'élection présidentielle qu'il dit avoir gagné après avoir coupé internet et le téléphone dans tout le pays pendant 4 jours, il se permet, maintenant, d'emprisonner le candidat qui a refusé de reconnaître son hold up électoral.

Le nouveau président du Bénin, Pascal Talon, a dit qu'il n'allait faire qu'un seul mandat de cinq ans. Cela voudrait dire qu'il entend mettre de l'ordre dans la maison, ce qui suppose des réformes de grande ampleur qui ne font pas plaisir. La diplomatie est l'un des domaines qui ne va pas échapper à ses fourches caudines.

Après son éviction du gouvernement, l'année dernière, Charles Koffi Diby n'avait pas perdu la confiance d'Alassane Ouattara et de Henri Konan Bédié. Cet éminent membre du PDCI-RDA vient d'être nommé président du Conseil économique et social.

Le Comité de la décolonisation des Nations-Unies, a examiné, mardi, 14 juin, la question du Sahara occidental réputé être la « dernière colonie d'Afrique », et entendu le Maroc s'opposer à l'audition du Front Polisario. Chaude ambiance.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 14 juin, une résolution sur la Libye autorisant les Etats membres, pour une période de 12 mois, à faire inspecter les navires à destination ou en provenance de la Libye, s'ils ont des motifs raisonnables de penser que ces navires transportent des armes. C'est le premier pas vers l'intervention de l'Otan.

Pour la première fois depuis plusieurs mois, le dictateur a quitté Brazzaville, lundi, 13 juin, pour participer à un Sommet, à Luanda, où il a passé la nuit. Il a pris son courage à deux mains après avoir obtenu toutes les garanties de son homologue, José Eduardo dos Santos, de voler à son secours si quelque chose lui arrivait pendant son séjour en Angola.

Le dictateur ne passe plus la nuit hors du Congo-Brazzaville. Cela veut tout dire. Il sait qu'il ne fait plus l'unanimité dans son camp politique et dans son armée. Mais, grâce à ses réseaux, il plie sans rompre.

Un tribunal sud-africain a condamné, vendredi, 10 juin, à une amende de 10.000 dollars, une agente immobilière blanche qui avait comparé des Noirs à des singes sur Facebook, provoquant un tollé dans un pays traumatisé par des décennies de discriminations raciales. Le montant de la peine est-elle dissuasive ? On pense que Non !

Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian, Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le Sud-Est du Niger.

Le président de l'Erythrée, ce petit pays qu'on ne connaît qu'à travers ses champions en athlétisme, Isaias Afeworki, est un dirigeant à poigne, complètement, fâché avec la démocratie, la liberté et les droits de l'homme. Conséquence : ses compatriotes quittent le pays en nombre. Les Nations-Unies viennent de dénoncer son attitude.

Le président du Togo, Faure Gnassingbé, est arrivé, en Allemagne, pour effectuer une visite officielle de trois jours, où il sera question de, véritablement, consolider les accords économiques.

Déjà suspect aux yeux des Gabonais, dans leur grande majorité, le président de la CENAP (Commission électorale nationale autonome et permanente), René Aboghé Ella, nommé par le pouvoir, vient de prêter le flanc en annonçant la date de la future présidentielle : il a omis d'indiquer la liste des pièces à fournir dans la composition du dossier de candidature, ce qui est très suspect.

Les bonnes relations entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire ont pris le dessus sur le devoir de vérité que chaque justice doit à son peuple. Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire et candidat à la succession d'Alassane Ouattara, va-t-il être jugé par un tribunal ivoirien, comme l'indique la justice burkinabé ? L'histoire fait, déjà, marrer à Ouagadougou.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a embarqué, lundi, 6 juin, pour Londres, reconnaissant des problèmes de santé, mais, il s'est voulu rassurant malgré l'annulation de plusieurs déplacements récemment.

Pour que Bongo Ondimba Ali (BOA) accepte d'aller implorer la clémence du dictateur, sur ses terres, à Oyo, il faut que ça aille très mal pour lui, sinon, il s'en serait passé. Sassou est-il, donc, devenu (si) incontournable dans la survie présidentielle de BOA ?

Le Togo est dans sa dernière ligne droite en ce qui concerne la préparation du Sommet qu'il abritera, le 15 octobre, sur la piraterie maritime. C'est un Sommet d'une importance capitale qui va se tenir car il va mettre de se donner les moyens pour assurer la bonne navigation des navires sur le Golfe de Guinée où sévissent des pirates de toutes sortes. Lomé dont le port en eau profonde est l'un des plus modernes de tout le continent, s'affiche, ainsi, comme une place forte au niveau de toute la côte ouest et centrale africaine en matière de navigation maritime.

Fils du patriarche Ondimba (que le bimensuel Afrique Education rend hommage à l'occasion du 7e anniversaire de sa mort dans le numéro 440 actuellement en kiosque), Bongo Ondimba Ali (BOA) est accusé de ne pas être un Gabonais de naissance. Si tel est le cas, il ne peut plus se (re)présenter à la présidentielle de fin août 2016.

Après son investiture, jeudi, 26 mai, au stade de Moroni, le nouveau président des Comores, le colonel, Azali Assoumani, a formé son équipe gouvernementale, mardi, 31 mai. Celle-ci est composée de dix ministres et de quatre secrétaires d'Etat.

Il ne s'agit pas d'une réforme constitutionnelle destinée à faire cogner les têtes entre Ivoiriens. Réélu l'année dernière, Alassane Ouattara effectue son dernier mandat, à la tête du pays. Il l'a dit et redit aux côtés d'Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Liberia, en 2015, en présence des chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, venus nombreux leur demander de rempiler. La réforme envisagée a pour but de stabiliser encore plus la Côte d'Ivoire.

C'est une grande première au Congo car il n'y a pas si longtemps, le camp présidentiel bottait en touche quand on lui évoquait le mot « Dialogue » qu'il souhaitait, par ailleurs, enlever du vocabulaire politique national. Aujourd'hui, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. Au PCT et au gouvernement, on reconnaît, en privé, que le dictateur n'est plus que l'ombre de lui-même. Et qu'il vaut mieux, vite, s'asseoir et parler. En frères sœurs.