Politique

La vérité finit toujours par triompher. Tout le monde, y compris, au sein de l'Union africaine et des Nations-Unies, avait senti que le pouvoir voulait confisquer le vote des Comoriens en favorisant la victoire d'un candidat qui ne le méritait pas. La mobilisation de tous pour faire échec à ce plan, a porté ses fruits.

Le président français, François Hollande, a annoncé, la création d'une Fondation pour la mémoire de l'esclavage. C'est une initiative qui mérite des éloges.

C'est demain, mercredi, 11 mai, le grand jour, dans l'île d'Anjouan, où 13 bureaux de vote seront, à nouveau, ouverts, pour permettre à 6.305 électeurs de confirmer leur choix du 10 avril. Très bien parti pour gagner, le candidat Azali Assoumani dispose, déjà, d'une confortable avance de 2.144 voix, soit 34% du total des électeurs en jeu.

Visiblement, l'ancien régime de Blaise Compaoré dispose, encore, de plusieurs relais pour contourner les nouvelles autorités. Le combat sera de longue haleine, avec la société civile qui veille au grain.

La rigolade est finie. Le mépris, côté émergents du Palais du Bord de Mer, va aussi prendre fin. L'opposition, cette semaine, compte passer à la vitesse supérieure. Après avoir demandé, en vain, la destitution de Bongo Ondimba Ali (BOA), pour usage de faux papier à la présidentielle de 2009, elle va, dans les moments qui suivent, saisir le parlement.

C'est un mot que les émergents ont banni de leur vocabulaire : le dialogue. Au moment où d'incessantes rumeurs courent sur la démission imminente du premier ministre, Daniel Ona Ondo, soit un mois, après celle du président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, le médiateur de la République, Laure Olga Gondjout, a commis un crime de lèse-majesté en demandant au BOA (Bongo Ondimba Ali) de dialoguer avec l'opposition.

Bientôt, les Congolais n'auront plus que leurs yeux pour pleurer. Le pays n'est plus très loin de la cessation de paiement.

Le troisième tour de l'élection présidentielle que la Cour constitutionnelle a décidé, aura lieu, mercredi, 11 mai, dans les 13 bureaux d'Anjouan. En tout, 6.305 électeurs sont appelés à voter, ce jour, pour départager les 3 candidats.

François Hollande s'envole pour le Nigeria, les 13 et 14 mai, afin de définir les moyens devant éradiquer la secte Boko Haram, avec ses homologues africains. Avant d'arriver à Abuja, au Nigeria, il fera un crochet de quelques heures, à Bangui « la coquette ». Le président français a, déjà, commencé sa campagne pour 2017. Seulement, son chemin est parsemé de beaucoup d'embûches.

A 62 ans, Abdoul Karim Meckassoua a été élu, ce vendredi, 6 mai, président de l'Assemblée nationale. De confession musulmane, il devient le deuxième personnage de l'Etat.

Pierre Nkurunziza est, toujours, accroché à la tête de l'Etat du Burundi. Sans moyens bien sûr. Il ne peut, donc, pas appliquer le programme pour lequel il s'est fait réélire. Presque toutes les aides (sauf chinoises) ont été suspendues. Il vient de dénoncer cet assèchement des finances de son pays.

L'opposition a décidé de mettre ses menaces à exécution. Idriss Déby Itno ayant consacré son passage en force électoral par une confirmation de sa victoire par la Cour constitutionnelle (aux ordres), l'opposition se rend compte, que l'alternance, au Tchad, ne se fera, jamais, par les urnes. Dès demain, jeudi, 5 mai 2016, première journée ville morte sur tout le territoire.

Dans son dernier gouvernement, Sassou Nguesso a dressé le nom de 38 ministres dont celui de sa nièce, Arlette Nonault, qui devient ministre du Tourisme et des Loisirs. Cette nomination pose un problème déontologique et éthique à son mari qui devrait quitter ses fonctions, à Paris, pour éviter un conflit d'intérêt dans le domaine du traitement de l'information.

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a fêté ses 92 ans, lundi, 2 mai, à Harare. Il est en pleine forme et garde l'âme du combattant qu'on lui connaît.

Comme en a décidé le gendarme électoral, à savoir, la Cour constitutionnelle, le vote sera repris dans 13 bureaux qui totalisent, en tout, 6.305 électeurs. Le candidat, Azali Assoumani, se dit « très serein » et demande une victoire massive aux Anjouanais, mercredi, 11 mai prochain.

Le marabout nigérien, Tandja Bachir, a fait une mise au point fracassante parue dans la presse (Brazza News-Congo Objectifs du 4 août 2015) aux termes de laquelle, il a eu des démêlés avec le président, Denis Sassou-Nguesso, en faveur duquel il travaillait depuis le 21 décembre 1997 pour envoûter le peuple congolais afin de le soumettre mystiquement à sa personne.

On savait que Sassou Nguesso arrive à conserver le pouvoir par la ruse et le sang. Dans cette interview, l'ancien premier ministre, Alphonse Souchlaty Poaty, fait état de révélations fracassantes qui peuvent déstabiliser le clan qui dirige le pouvoir congolais.

Bongo Ondimba Ali (BOA) est en train de réussir l'exploit de faire imploser ce que son père avait laissé de très cher à ses partisans politiques : le Parti démocratique gabonais (PDG). Sauf à miser sur la fraude, une fraude gigantesque, on ne sait plus sur quel instrument il peut s'appuyer pour gagner la présidentielle d'août prochain. Ca semble cuit pour lui.

Une petite erreur judiciaire (d'inattention et de précipitation) d'un juge (un peu zélé) ne va pas priver le peuple burkinabé, sinon, le continent africain, tout entier, d'un palpitant procès sur une des affaires les plus cruciales de l'histoire de l'Afrique : l'assassinat de Thomas Sankara et, par extension, la tentative de coup d'état de septembre 2015 pour faire capoter la transition.

Le président sud-africain Jacob Zuma va, de nouveau, être poursuivi pour plus de 700 charges de corruption dans une affaire de contrat d'armement, suite à une décision de la justice sud-africaine qui le fragilise un peu plus, au moment où il accumule les déboires.