Politique

La montagne a-t-elle accouché d'une souris à Abuja ? Il ne fallait pas fonder trop d'espoir sur le 2e Sommet régional sur la sécurité. François Hollande a demandé qu'il y en ait d'autres, après celui de l'Elysée, en 2014, ce qui veut dire que Boko Haram et ses conséquences, ont, encore, de beaux jours devant eux.

Le Congo Brazzaville est dans une situation complexe. Depuis la "victoire" (avec 8% des voix) du dictateur, la crise multidimensionnelle qui existe dans le pays, depuis une  décennie, a atteint son paroxysme.  Il n'est plus un secret pour personne que les élections au Congo ont, toujours, été le véritable motif des violences, dont la très violente guerre civile de 1997. Mathias Dzon avait refusé d'y aller. Ses amis pensent qu'il a eu raison de ne pas aller à la présidentielle. Maintenant, il invite l'opposition à s'organiser pour affronter le dictateur dans un futur et incontournable dialogue.

On ne le dira jamais assez : très très bas dans les sondages, François Hollande est, déjà, en campagne. En Afrique. Son escale de quelques heures, à Bangui, ne se justifie que dans cette perspective. Moins, nécessairement, pour l'avenir des Centrafricains.

La communauté internationale, par sa fermeté actuelle, veut contraindre le dictateur au dialogue avec l'opposition. C'est la chose que Sassou Nguesso craint le plus au monde, depuis qu'il est sorti (vivant) du ventre de sa mère.

Vive le Bundestag ou à malin malin et demi ? Le Bundestag a accepté de classer la Tunisie, le Maroc et l'Algérie comme pays, totalement, sûrs. Et pourquoi ? Ce n'est pas ce que vous croyez.

La France a appelé, jeudi, les autorités tchadiennes à faire "toute la lumière" sur des disparitions présumées de militaires suite à la présidentielle du 10 avril remportée par Idriss Deby Itno. L'opposition ambitionne, toujours, de former un gouvernement parallèle.

Le président, Yoweri Museveni, réélu, en février, pour un cinquième mandat de cinq ans, à l'issue d'un scrutin très controversé, a prêté serment, jeudi, 12 mai, en présence de nombreux chefs d'Etat africains ou de leurs représentants.

Le bateau « Sénégal » conduit par le capitaine, Macky Sall, est en train de, fortement, tanguer. Risque-t-il de chavirer ? On espère que Non ! Pour éviter une catastrophe, le capitaine du bateau veut initier un Dialogue pour établir un programme consensuel avec tous les partis y compris de l'opposition. Pourquoi un tel programme quatre ans après l'arrivée au pouvoir de Macky Sall ? Ca questionne. Ca débat. Ca critique. Heureusement dans la paix.

La vérité finit toujours par triompher. Tout le monde, y compris, au sein de l'Union africaine et des Nations-Unies, avait senti que le pouvoir voulait confisquer le vote des Comoriens en favorisant la victoire d'un candidat qui ne le méritait pas. La mobilisation de tous pour faire échec à ce plan, a porté ses fruits.

Le président français, François Hollande, a annoncé, la création d'une Fondation pour la mémoire de l'esclavage. C'est une initiative qui mérite des éloges.

C'est demain, mercredi, 11 mai, le grand jour, dans l'île d'Anjouan, où 13 bureaux de vote seront, à nouveau, ouverts, pour permettre à 6.305 électeurs de confirmer leur choix du 10 avril. Très bien parti pour gagner, le candidat Azali Assoumani dispose, déjà, d'une confortable avance de 2.144 voix, soit 34% du total des électeurs en jeu.

Visiblement, l'ancien régime de Blaise Compaoré dispose, encore, de plusieurs relais pour contourner les nouvelles autorités. Le combat sera de longue haleine, avec la société civile qui veille au grain.

La rigolade est finie. Le mépris, côté émergents du Palais du Bord de Mer, va aussi prendre fin. L'opposition, cette semaine, compte passer à la vitesse supérieure. Après avoir demandé, en vain, la destitution de Bongo Ondimba Ali (BOA), pour usage de faux papier à la présidentielle de 2009, elle va, dans les moments qui suivent, saisir le parlement.

C'est un mot que les émergents ont banni de leur vocabulaire : le dialogue. Au moment où d'incessantes rumeurs courent sur la démission imminente du premier ministre, Daniel Ona Ondo, soit un mois, après celle du président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, le médiateur de la République, Laure Olga Gondjout, a commis un crime de lèse-majesté en demandant au BOA (Bongo Ondimba Ali) de dialoguer avec l'opposition.

Bientôt, les Congolais n'auront plus que leurs yeux pour pleurer. Le pays n'est plus très loin de la cessation de paiement.

Le troisième tour de l'élection présidentielle que la Cour constitutionnelle a décidé, aura lieu, mercredi, 11 mai, dans les 13 bureaux d'Anjouan. En tout, 6.305 électeurs sont appelés à voter, ce jour, pour départager les 3 candidats.

François Hollande s'envole pour le Nigeria, les 13 et 14 mai, afin de définir les moyens devant éradiquer la secte Boko Haram, avec ses homologues africains. Avant d'arriver à Abuja, au Nigeria, il fera un crochet de quelques heures, à Bangui « la coquette ». Le président français a, déjà, commencé sa campagne pour 2017. Seulement, son chemin est parsemé de beaucoup d'embûches.

A 62 ans, Abdoul Karim Meckassoua a été élu, ce vendredi, 6 mai, président de l'Assemblée nationale. De confession musulmane, il devient le deuxième personnage de l'Etat.

Pierre Nkurunziza est, toujours, accroché à la tête de l'Etat du Burundi. Sans moyens bien sûr. Il ne peut, donc, pas appliquer le programme pour lequel il s'est fait réélire. Presque toutes les aides (sauf chinoises) ont été suspendues. Il vient de dénoncer cet assèchement des finances de son pays.

L'opposition a décidé de mettre ses menaces à exécution. Idriss Déby Itno ayant consacré son passage en force électoral par une confirmation de sa victoire par la Cour constitutionnelle (aux ordres), l'opposition se rend compte, que l'alternance, au Tchad, ne se fera, jamais, par les urnes. Dès demain, jeudi, 5 mai 2016, première journée ville morte sur tout le territoire.