Politique

Le président gambien, Yahya Jammeh, a, dans un discours prononcé, jeudi, 31 mars, à l’ouverture officielle de la session parlementaire, à Banjul, accusé l’Occident d’être responsable de la création des différents groupes terroristes qui font des ravages, partout, dans le monde. Cela, on le savait. Mais pas sortant de la bouche d'un président africain.

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Xhosazana Dlamini-Zuma, n'est pas candidate à sa propre succession. Elle quittera son poste à la tête de l'organisation panafricaine en juillet.

Sassou Nguesso n'est plus le bienvenu dans les instances qui comptent. La façon dont son ministre des Affaires étrangères vient de se faire jeter à Addis Abeba montre qu'il a perdu tout crédit sur le plan international, et, surtout, qu'il n'est pas le vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars.

Il n'a rien dit du mal de BOA (Bongo Ondimba Ali). Il ne fait que démissionner de son poste de président de l'Assemblée nationale. Le très honorable, Guy Nzouba Ndama (c'est son nom), ne dit pas encore ce qu'il fera de cette liberté qu'il s'octroie. Mais tout le monde le voit venir. Même son quotidien en ligne préféré, afriqueeducation.com

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a subi un revers cinglant, jeudi, 31 mars, avec un arrêt historique de la plus haute juridiction du pays qui l'a reconnu coupable d'avoir violé la Constitution en utilisant des fonds publics pour sa résidence privée et lui a ordonné de rembourser cet argent.

A force d'endurer des pratiques humiliantes des décennies durant comme l'esclavage, pratiques que l'Etat condamne, officiellement, sans, jamais, y remédier, certains courants de pensée commencent à militer, ouvertement, pour l'autonomie du Sud de la Mauritanie peuplé, essentiellement, de Noirs. Mais tous les Noirs ne sont pas d'accord.

Sassou a le cœur qui bat fort depuis qu'il s'est octroyé la victoire avec 60,39% au premier tour de la présidentielle. Il sent que son très fragile pouvoir peut basculer à tout moment comme ce fut le cas pour celui de son frère de Ouagadougou aujourd'hui exilé à Abidjan.

Le dictateur a mis le cap contraint forcé sur Bangui. En tant que médiateur de la crise centrafricaine, qui lui permettait d'occulter, sur le plan international, ses multiples entraves aux libertés et droits de l'homme, au Congo, il devrait y prononcer un discours. Le dernier. Toutefois, il sera perçu comme un exemple à ne pas suivre : un chef d'Etat qui organise son passage en force électoral à 3 heures du matin, après avoir posté 5.000 militaires et policiers dans Brazzaville.

L'avion MS181 de la compagnie EgyptAir transportait, au moins, 56 passagers entre Alexandrie et le Caire avant d’atterrir à Larnaca, à Chypre. Le pirate de l'air, identifié comme étant égyptien, demandait à voir son ex-épouse.

Sassou Nguesso est en train de tout faire pour que la journée de désobéissance civile du mardi, 29 mars, connaisse un échec. Malheureusement, c'est, maintenant, lui qui subit les événements, et non le contraire, comme avant.

La passation des charges entre Yayi Boni, le président sortant et Patrice Talon, le président entrant, devrait avoir lieu, le 6 avril, à Cotonou. Officiellement, il n'y a plus aucun nuage dans le ciel de leurs relations. Le gouvernement de Yayi Boni a d'ailleurs officiellement félicité le vainqueur de la présidentielle.

Une chose est sûre : le président, Muhammadu Buhari, surnommé, « Baba go slow », va, doucement, mais, sûrement, dans l'éradication de Boko Haram.

Après s'être imposé à la tête de l'Etat du Burundi par la force, au moyen d'élections à sens unique de juillet 2015, et multiplié les assassinats de ses opposants politiques, Pierre Nkurunziza et son régime font l'objet de beaucoup d'attentions de la part d'un collectif d'avocats, qui vient de saisir la CPI (Cour pénale internationale).

La télévision publique camerounaise, la CRTV, en a fait le grand titre de ses éditions de la soirée et de la nuit d'hier : la vigilance des comités d'auto-défense, dans le Nord-Est du Cameroun, a permis de déjouer, au moins, deux attentats que s'apprêtaient à commettre trois jeunes filles (kamikazes) au comportement bizarre.

Mieux vaut tard que jamais. Le parti socialiste français ne reconnaît guère, point, la « victoire » de Sassou Nguesso, à la présidentielle du 20 mars. Il n'est pas content non plus de la dictature que cet individu impose au pays tout entier.

Les nuits du dictateur sont de plus en plus courtes. Comment va-t-il se sortir de cette mauvaise passe ? Vainqueur auto-proclamé (par KO au premier tour) de la présidentielle du 20 mars, il ne sait quoi faire de sa « victoire » qui lui brûle les doigts.

Les Etats-Unis ont salué, jeudi, les législatives tenues dimanche au Cap-Vert, un "modèle de démocratie en Afrique", mais ont, en revanche, désapprouvé la présidentielle au Niger où la réélection du chef de l'Etat est contestée par l'opposition. Au Congo, ils considèrent qu'il n'y a pas eu élection. Tout simplement.

L'affaiblissement de la secte, Boko Haram, s'accentue avec l'arrestation de deux de ses commandants les plus recherchés. Ils ont été remis à la police. A quand le tour de Shekau ?

L'ex-chef des "Jeunes patriotes" ivoiriens, Charles Blé Goudé, jugé pour crimes contre l'humanité devant la CPI (Cour pénale internationale), affirme dans un livre paru, jeudi, 24 mars, avoir été le voisin de cellule, à Abidjan, d'un djihadiste malien qui l'aurait prévenu des attaques en Côte d'Ivoire.

Durement touché par les attentats terroristes l'année dernière, le Tchad connaît, depuis plusieurs mois, une vague de protestations politiques sans précédent. Après plusieurs manifestations étudiantes, sévèrement, réprimées par le gouvernement, le pays s'est embrasé, en février 2016, après la médiatisation du viol collectif d'une jeune fille, Zouhoura, par un groupe de jeunes issus de la haute société tchadienne.