Politique

Damné Sassou Nguesso, une espèce (heureusement) en voie de disparition en Afrique ! Il a attendu 3 heures de la nuit, pour donner les résultats du vote, pendant que tout Brazzaville dormait, après avoir pris le soin de poster plusieurs milliers de policiers et de militaires, à des endroits stratégiques de la capitale. Même en Corée du Nord, les choses ne se passent plus ainsi.

Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est annoncé, à Libreville, jeudi, 24 mars. Un voyage impromptu qui va durer moins d'une journée. Retour à Abidjan le même jour.

Même pas honte. Denis Sassou Nguesso, du haut de son suprême orgueil, refuse d'admettre sa (très grosse) défaite électorale, malgré 27 milliards de F CFA dépensés pour sa campagne. Il veut faire tirer sur le peuple qui, cette fois, n'est plus prêt à le laisser voler la victoire de l'opposition, comme par le passé.

La CENI de l'opposition dirigée par Bowao a réalisé, exactement, le même travail que la CENI officielle de Mbouka. Sauf que les résultats des deux CENI sont diamétralement opposés. Voici les résultats de l'opposition tels qu'ils nous sont parvenus il y a quelque temps.

Denis Sassou Nguesso souhaiterait rencontrer les journalistes en début de soirée. Au moment où Mbouka va proclamer les résultats de la CENI officielle. Une coïncidence hasardeuse ? La CENI de l'opposition gérée par Bowao dispose aussi de ses propres résultats. Sassou est-il tenté par le passage en force ? Cela lui serait fatal.

La Cour pénale internationale (CPI) a reconnu, lundi, 21 mars, l'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, coupable de crimes contre l'humanité pour des meurtres et des viols commis par sa milice, en Centrafrique, en 2002-2003, un jugement "historique" pour le procureur et des ONG.

La défaite du président, Yayi Boni, a été tracée par lui-même, par ses propres soins. Après avoir dirigé le pays pendant 10 ans, il s'est rendu compte, à quelques mois de la fin de son mandat, que personne, dans son entourage, ne pouvait battre son ennemi juré, l'homme d'affaires, Patrice Talon. D'où le parachutage de Lionel Zinsou, depuis les antichambres du Quai d'Orsay et de l'Elysée. Une erreur fatale pour Yayi Boni, qui somme toute, aura été un bon président. On s'en rendra compte plus tard. Quand on connaît le Bénin, Lionel Zinsou n'avait aucune chance de gagner. Il a été envoyé à l'abattoir. La rédaction.

Les choses sérieuses commencent au Gabon. Femme, généralement, discrète, mais, d'influence, ancienne confidente et proche collaboratrice du patriarche Ondimba, pendant plusieurs années, Chantal Myboto Gondjout est sortie de sa réserve, samedi, 19 mars, à Libreville. Une sortie qui risque de s'avérer fatale pour le régime.

Denis Sassou Nguesso aurait été battu. A plate couture. Pas de coup KO. Pas même de deuxième tour. Il va devoir sortir par la petite porte. On attend la confirmation par sa CENI officielle. Mais les résultats circulent déjà sous les boubous.

La Mauritanie rejoint ainsi le Niger, la Norvège et le Royaume-Uni parmi les pays qui ont déjà ratifié le protocole de 2014, lequel est une mise à jour de la Convention n°29 de l'OIT sur le travail forcé.

Les enjeux ne sont, certes, par les mêmes : au Sénégal, le président, Macky Sall, propose une réforme constitutionnelle afin de moderniser la vie politique. Au Congo-Brazzaville, c'est le destin du pays qui se joue : les troubles avec des lendemains incertains si Sassou passe en force alors qu'il est (très) minoritaire dans le pays. Aux Congolais de sauver leur pays.

Le président du RHDP et président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, a rendu visite, ce matin, à son jeune frère, le président, Alassane Ouattara, au palais présidentiel, pour lui apporter son soutien, après les graves attentats survenus à Grand Bassam, et qui ont coûté la vie à 19 personnes.

Jacob Zuma n'exaspère pas seulement l'opposition et la société civile. Dans son propre camp politique, on n'a marre de ses multiples et nombreuses frasques. Son dernier exploit, c'est de s'attirer l'animosité d'un compagnon de Nelson Mandela qui lui demande officiellement de démissionner.

Après 32 ans de dictature ravageuse à la tête du Congo, Denis Sassou Nguesso, candidat à sa succession, a affirmé qu'il est seul à proposer un programme pendant cette campagne. Pour le prendre en flagrant délit de mensonge, nous vous proposons les grandes lignes du programme de la candidate, Claudine Munari, la seule femme candidate à cette présidentielle. Jugez-en vous-même.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a donné un délai de 60 jours pour qu'une Commission ad hoc puisse rédiger une Constitution adaptée à la 5e République.

Hama Amadou, l'adversaire (virtuel) de Mahamadou Issoufou au deuxième tour de la présidentielle, est arrivé, en France, presque inconscient. Il a, immédiatement, été pris en charge, à l'hôpital américain de Neuilly. Hama a été traumatisé par la dictature de celui qui veut absolument se succéder à lui-même. L'opposition a déjà averti : la victoire d'Issoufou ne sera pas reconnue. Le Niger va-t-il éviter les troubles ?

Voter non au référendum du 20 mars sur le projet de réforme constitutionnelle, c'est faire doublement fausse route : c'est d'une part, se sanctionner soi-même, et d'autre part, sanctionner le peuple qui ne pourra pas bénéficier des réformes.

La campagne présidentielle bat son plein au Congo. Bien que Sassou Nguesso ait confisqué les médias d'Etat à son seul et unique profit, il y a des signes qui montrent que sa dictature touche à sa fin.

La Fifa a saisi la justice américaine pour récupérer des "dizaines de millions de dollars" auprès de ses anciens dirigeants poursuivis aux Etats-Unis et accusés d'avoir détourné plus de 200 M USD, selon des documents rendus publics mercredi, 16 mars 2016.

 A l'origine du référendum, il y a bien eu un avis préalable du Conseil constitutionnel qui a abouti à un texte définitif qui a tenu compte des remarques de la haute juridiction.