Politique

Muhammadu Buhari est le chef de l'Etat du Nigeria depuis un an. S'il a trouvé un pays en ruines, le bilan de sa première année au pouvoir est tout sauf époustouflant. Il est jugé trop lent à la décision et tatillon par dessus les bords. Au final, c'est le verre à moitié vide à moitié plein.

Le colonel, Azali Assoumani, a été investi, ce jeudi, 26 mai, au Stade de Moroni, sous un beau soleil, qui a réchauffé les cœurs de dizaines de milliers de personnes, nouveau président des Comores. Une nouvelle ère commence pour cet archipel qui est un véritable paradis sur terre.

Qui veut enterrer Big Brother alors qu'il n'est pas encore temps. Après avoir fêté son 92e anniversaire comme il se devait, avec femme, enfants, petits enfants, et de nombreux collaborateurs du parti et du gouvernement, il y a quelques semaines, le président du Zimbabwe rassure par rapport à l'élection présidentielle de 2018 : tant qu'il sera sur pied, il répondra présent.

La Chinoise Margaret Chan quittera le poste de directeur général de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), l'année prochaine. Sa succession est briguée par plusieurs prétendants de taille dont l'actuel ministre éthiopien des Affaires étrangères.

"Tu vas accomplir l’œuvre de Dieu", lui a chuchoté le combattant de Boko Haram sur la banquette arrière, juste avant qu'elle ne parvienne à échapper à ses ravisseurs. Khadija Ibrahim, une Nigériane de 30 ans, est persuadée d'avoir été enlevée pour jouer les kamikazes.

Après avoir été la force du PDG (Parti démocratique gabonais), en 2009, pour conserver le pouvoir laissé vacant par le patriarche Ondimba, le BOA (Bongo Ondimba Ali) est, aujourd'hui, la principale faiblesse de ce parti. Ses adversaires entendent l'exploiter, à fond, avec comme risque principal, la guerre civile.

Le dictateur est très mal à l'aise d'avoir entrepris un combat qu'il n'était pas en mesure de gagner. Celui du rappel de l'ambassadrice de l'Union européenne, Saskia de Lang, à qui il est reproché de bien faire son travail. Le dictateur avait brandi la même menace l'année dernière à l'encontre de Stéphanie Sullivan. Oncle Sam lui avait opposé une fin de non recevoir. Conclusion : contrairement à Brazzaville, Bruxelles et Washington ne sanctionnent pas leurs diplomates pour avoir fait du bon travail.

Le pouvoir de Kinshasa change de fusil d'épaule. Il ne voudrait pas porter la responsabilité de la mort de l'opposant, Moïse Katumbi, actuellement, hospitalisé à Lubumbashi. Une décision de justice l'autorise, ce vendredi, 20 mai, à aller se faire soigner dans le pays de son choix.

Amina Ali, la première des 219 lycéennes de Chibok kidnappées par Boko Haram à avoir été retrouvée, a été reçue, jeudi, 19 mai, par le président, Muhammadu Buhari, au moment où l'espoir renaît pour les familles des autres victimes, plus de deux ans, après l'enlèvement.

Le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé un "dialogue national", à partir du 28 mai. Les concertations sur des "questions d'intérêt national" impliquent le pouvoir, les acteurs politiques et la société civile.

Le dictateur a pu parler mercredi, 18 mai, dans la soirée, au téléphone, avec le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon. L'initiative de l'appel revenait à ce dernier, qui a (re)demandé au dictateur d'ouvrir le Pool aux humanitaires et de dialoguer avec l'opposition.

Saskia de Lang restera ambassadrice de l'Union européenne au Congo-Brazzaville. Décision de Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne. Tout comme, l'année dernière, John Kerry avait tapé du poing sur la table quand le dictateur avait osé demander le rappel de Stephanie S. Sullivan. A chaque fois, c'est la honte, toute bue, pour le dictateur.

Président pendant 19 ans de l'Assemblée nationale, et ce, jusqu'au 31 mars 2016, date de sa démission, Guy Nzouba Ndama a décidé de se présenter à l'élection présidentielle de fin août prochain. Vieux routier de la politique gabonaise, il ne court après personne et fait les choses à son rythme. Il met la dernière main à son équipe de campagne avant d'entamer un tour du Gabon qui va durer un mois. Sept ans après la mort du patriarche, le Gabon est au bord d'une guerre civile, comme en Côte d'Ivoire, après la mort du Sage Houphouët. Guy Nzouba Ndama n'a pas une autre ambition que de recoller les morceaux.

Le petit despote de Bujumbura vient de demander de l'aide financière au président angolais, José Eduardo dos Santos. Après avoir remué ciel et terre pour rester président du Burundi, Pierre Nkurunziza ne sait plus quoi faire de son pouvoir qui commence à lui brûler les mains.

Ainsi va la vie démocratique dans le pays du général-président, et non moins, ancien putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz. Après avoir fait enfermer ces deux leaders négro-mauritaniens pour les priver de parole publique, il vient de faire ordonner leur libération par une pirouette dont seul son régime a le secret.

Julius Malema a juré d'avoir la tête du très indigne, Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud et de l'ANC. Il ne perd aucune occasion pour parvenir à cette fin. Le parlement sud-africain a, une fois de plus, été le théâtre d'une bagarre générale entre les députés de Malema et les forces de sécurité qui protégeaient Jacob Zuma. L'ambiance est électrique. Mandela ne reconnaîtrait plus son pays.

Les Comoriens ont montré qu'ils étaient un peuple mûr que devraient copier d'autres peuples africains. Alors que le scrutin électoral, particulièrement, long, a tenu en haleine l'Afrique et la communauté internationale, il a pris fin, hier, dans la paix et l'allégresse, avec la victoire du candidat, Azali Assoumani, proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle.

Depuis ce lundi, 16 mai, les personnalités du régime passent, à tour de rôle, s'incliner devant la dépouille de l'ancien président, Jean Baptiste Bagaza, à l'Assemblée nationale. Demain, mardi, 17 mai, auront lieu les obsèques officielles en sa résidence de Vugizo, à Bujumbura.

La montagne a-t-elle accouché d'une souris à Abuja ? Il ne fallait pas fonder trop d'espoir sur le 2e Sommet régional sur la sécurité. François Hollande a demandé qu'il y en ait d'autres, après celui de l'Elysée, en 2014, ce qui veut dire que Boko Haram et ses conséquences, ont, encore, de beaux jours devant eux.

Le Congo Brazzaville est dans une situation complexe. Depuis la "victoire" (avec 8% des voix) du dictateur, la crise multidimensionnelle qui existe dans le pays, depuis une  décennie, a atteint son paroxysme.  Il n'est plus un secret pour personne que les élections au Congo ont, toujours, été le véritable motif des violences, dont la très violente guerre civile de 1997. Mathias Dzon avait refusé d'y aller. Ses amis pensent qu'il a eu raison de ne pas aller à la présidentielle. Maintenant, il invite l'opposition à s'organiser pour affronter le dictateur dans un futur et incontournable dialogue.