Politique

Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale de la République du Ghana, présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, cheffe de délégation, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, chef du Bureau de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahël, le commissaire Paix et Sécurité de la CEDEAO, et leurs collaborateurs ont, longuement, rencontré l'opposition, mardi, 6 octobre. L'opposition n'a pas mâché ses mots : elle n'ira pas aux élections avec Alassane Ouattara comme candidat. Non seulement, il devra se retirer, mais, il devra accepter l'enrôlement des candidats recalés dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Mamadou Koulibaly, Albert Mabri Toikeusse, Amon Tanoh et les autres. L'opposition exige, aussi, la dissolution de la Cour constitutionnelle et de la CEI (aux ordres du « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara)), ainsi que, la révision du Code électoral et la refonte de la liste électorale, entre autres. Voici ce que le président de EDS, le professeur, Georges-Armand Ouegnin a, précisément, indiqué à la délégation au nom de l'opposition dans son ensemble.

Avec 57% d'intentions de vote, Joe Biden compte, désormais, 16 points d'avance (pas moins) sur le milliardaire républicain (41%), selon un sondage de l'Institut SSRS. L'ancien vice-président est également plus apprécié par les sondés, avec 52% d'opinions positives contre 39% pour l'hôte de la Maison-Blanche. Au total, 1001 personnes ont été interrogées entre le 1er et le 4 octobre, après le premier débat présidentiel et en partie, après l'annonce du test positif du président au coronavirus. La marge d'erreur est de 3,6%.

Le groupe armé 3R  (Retour, Réclamation et Réhabilitation ) qui, à l'origine, s'est constitué dans le but de protéger la minorité peule contre l'attitude hostile des populations sédentaires et les attaques des milices chrétiennes (anti-balakas ) fait régulièrement la une des médias, à défaut de susciter les commentaires d'une classe politique centrafricaine plutôt muette et prudente  sur le sujet.  

Les biens mal acquis ont plusieurs visages, pas seulement, immobiliers. L'élection présidentielle arrive à grands pas en février 2021 au Congo-Brazzaville. Et Denis Sassou-Nguesso, le dictateur 5 étoiles, sera, une fois de plus, candidat à cette élection malgré le tollé que cela suscite au Congo et au sein de la diaspora congolaise en France. Pour contenir les contestataires et la mauvaise campagne de presse qui arrive, le dictateur se prépare comme il peut.

Attaquer la République, mépriser ses institutions, violer constamment ses lois et sa Constitution, menacer de rendre le pays ingouvernable, etc. et, quelques années plus tard, demander à ses adversaires de respecter les mêmes lois et institutions, tout le monde appellera cela manquer de cohérence, être bienveillant envers soi-même tout en exigeant beaucoup des autres ou bien aimer le pays uniquement quand on est au pouvoir.

Alors que Donald Trump lutte contre le coronavirus à l'hôpital, une pandémie qu'il négligeait au vu et au su de toute l'Amérique, son adversaire, Joe Biden, lui, poursuit sa campagne, toujours, en portant le masque comme dès le premier jour. Preuve de la légéreté du président Trump : le jour du débat dans l'Ohio, il était allé jusqu'à se moquer du masque de Biden. C'est dire que son inconscience n'a pas de limite. Mais, deux jours après, à peine, il était testé positif. Cherchez l'erreur !

Le numéro 490 d'octobre d'Afrique Education a été livré à notre distributeur, les MLP (Messageries lyonnaises de presse), mercredi, 30 septembre. Notre direction des ventes qu'assure la société Pagure Presse a prévu une mise en vente chez les marchands de journaux en date du vendredi, 2 octobre. Mais, en France et ce depuis quelques années, l'éditeur propose, le distributeur dispose. Du coup, le numéro d'octobre 2020 d'Afrique Education est resté bloqué dans les entrepôts des MLP par une grève des travailleurs. Les négociations se sont engagées et samedi, 3 octobre, notre directeur des ventes, Eric Boscher, nous a transmis l'information distribution suivante : « Chers éditeurs, Nous sommes parvenus à un accord. Le mouvement social est terminé. Le travail reprend sur nos 3 sites d'exploitation cette nuit, et se poursuivra demain. Le retard à résorber étant conséquent, nous vous remercions néanmoins de maintenir le décalage de vos livraisons à mardi 6 octobre, à l'exception des hebdomadaires que nous pourrons réceptionner dès demain » (fin du courrier de la direction commerciale des MLP).
Au final, le numéro 490 d'octobre 2020 d'Afrique Education sera mis en vente mardi, 6 octobre.
La presse écrite en France connaît un véritable tremblement de terre. La presse panafricaine, quant à elle, vit un tsunami, qui a tué presque tous les titres qui existaient avant la survenue du coronavirus. Ne continuent de paraître que les magazines les plus résistants. A condition d'adopter une périodicité réaliste si on opte pour la version papier. Conséquence, même les hebdomadaires papier d'hier sont devenus des mensuels aujourd'hui.
Afrique Education, de son côté, avait anticipé la difficulté en abandonnant, opportunément, la périodicité bimensuelle en 2016 au profit de la périodicité mensuelle. Ce changement a été compensé par l'érection du site quotidien d'information www.afriqueeducation.com
Ces dispositions d'avant-garde ont (grâce à Dieu) permis à votre magazine préféré de survoler les difficultés provoquées par le coronavirus et d'être encore debout, prêt à affronter tête haute poitrine bombée l'année 2021, avec professionnalisme et responsabilité.
Nous vous invitons à savourer le contenu du numéro 490, surtout, les dossiers sur le Mali, le Congo-Brazzaville, et la Côte d'Ivoire, pays où l'élection va, par la force des choses, être reportée de plusieurs mois. Au moins.

Nommée première ministre lundi, 28 septembre, Victoire Sidémého Tomegah-Dogbe va apporter sa touche féminine à l'équipe gouvernementale qui ne connaît pas de grands bouleversements. Sur les 30 portefeuilles mis en jeu, près de la moitié a conservé ou changé de poste. Les poids lourds sont tous restés et poursuivront une action qui avait permis au président, Faure Gnassingbé, de gagner haut la main, l'élection de fin février par un Coup KO. Parmi ces poids lourds, on compte le ministre de l'Economie et des Finances, Sani Yaya, responsable de la bonne tenue des agrégats de la comptabilité nationale, ce qui fait des envieux au niveau de la sous-région où le Togo est le seul pays de l'UEMOA à avoir rempli les critères de convergence en vue de la création de la future monnaie unique. Alors qu'on pensait qu'une telle performance ne pouvait être réalisée que par la Côte d'Ivoire, elle a, contre toute attente, été reléguée au second plan, voire, au troisième même. Deuxième ministre qui compte et qui a été reconduit : Gilbert Bawara est l'homme du dialogue social (et même politique) de Faure Gnassingbé. C'est lui que ce dernier envoie souvent pour éteindre le feu et grâce à qui le climat social reste apaisé. Il y a aussi le général, Yark Damehane, dont le rôle est de rendre le pays sûr et sécurisé par ces temps de djihadisme ambiant où les réseaux dormants ont la capacité de se faire oublier avant de frapper dur. Le Togo, dans ce domaine, grâce à sa politique de prévention et d'anticipation, arrive à déjouer les pièges qui lui sont tendus. Si rien ne lui arrive, ce n'est pas parce que le risque n'existe pas. C'est parce que le général Yark et ses hommes savent travailler en amont. Ils savent protéger le Togo.
Autre poids lourd sur qui la première ministre pourra valablement compter dans son équipe, le distingué professeur, Robert Dussey. Il a mené la diplomatie togolaise à un niveau insoupçonné. Même feu Edem Kodjo que le Togo venait d'enterrer lui savait gré d'avoir propulsé le pays à un niveau diplomatique enviable et envié. Personne d'autre que le président ne sait si, en lui demandant de mettre l'accent sur la diplomatie économique, il imaginait le succès que drainerait cette politique pour l'image du Togo. Car parti de nulle part, le Togo est devenu la principale place forte diplomatique de toute l'Afrique de l'Ouest, éclipsant les géants sénégalais et ivoirien (Afrique francophone), nigérian et ghanéen (Afrique anglophone). On peut penser que s'il n'était pas philosophe de formation, il n'aurait pas eu la bonne approche pour donner satisfaction à son président qui n'est que très ravi des succès qu'engrange le Togo à l'international et qui rappellent une époque où le Togo (le Gabon en Afrique centrale) était la plaque tournante pour la résolution des conflits de la sous-région d'Afrique de l'Ouest.

Le mois d'octobre s'annonce chaud (très chaud) en Côte d'Ivoire où « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) tente, désespérément, un passage en force pour légitimer un 3e mandat anticonstitutionnel. Mais, pour son malheur et celui de sa femme, Dominique ex-Folloroux, l'opposition, toutes tendances confondues, est vent debout contre sa très orgueilleuse prétention. A l'initiative du président, Henri Konan Bédié, qui s'est volontairement retiré de la course présidentielle alors qu'il était retenu comme candidat par le Conseil constitutionnel (aux ordres de Ouattara), le mot d'ordre de « désobéissance civile » a été lancé, dimanche, 20 septembre, à l'issue d'une grande réunion rassemblant les partis politiques et les associations, à la Maison du PDCI, à Cocody.

La pression était à son maximum, exercée, spécialement, par le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, qui, à travers une telle fermeté entend décourager toute possibilité de coup d'état dans son propre pays. Mais, faut-il être absolument le président de transition au Mali pour peser sur la transition ? Que non ! Les militaires reconnaissent d'ailleurs le colonel Bah N'Daw comme l'un des leurs. Le Mali sera un pays dirigé sous une forme collégiale avec comme principale force d'inspiration, le CNSP (Comité national pour le salut du peuple) qui a permis sa libération.

Afrique Education a cherché un seul appui à l'international pour le « menteur d'Abidjan » sans trouver. Oui, c'est vrai qu'il existe un président africain qui soutient Ouattara dans sa volonté de briguer un 3e mandat. Ce chef d'Etat africain s'appelle Alpha Condé de Guinée, qui subit, lui aussi, les foudres de son opposition parce que, comme Ouattara, il veut s'octroyer un 3e mandat anticonstitutionnel. Qui se ressemble s'assemble. Mais, tout le monde est contre : les Nations-Unies ont demandé au président Ouattara de dialoguer et d'organiser une élection pacifique et inclusive. L'Union européenne est allée plus loin en demandant la prise en compte des décisions de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, qui réclame l'inscription de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro sur la liste des candidats. Depuis ce 30 septembre, matin, la Fondation Kofi Annan a joint sa voix au concert des nations pour demander à son tour, une élection présidentielle pacifique, inclusive, transparente et libre. Car l'heure est grave. Après le retrait des candidats Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N'Guessan (FPI), c'est au tour des représentants de l'opposition qui siégeaient dans les instances de la CEI de démissionner de leurs fonctions. Il s'agit du représentant de l'Alliance des forces démocratiques (AFD) dirigée par Pascal Affi N'Guessan et celui de la Ligue des mouvements de progrès (LMP) dirigée par Kabran Appiah. Cela veut dire que, désormais, la CEI est composée à 100% par les membres du RHDP, le parti du « menteur d'Abidjan ». Les choses vont donc de mal en pis car Ouattara peut se retrouver tout seul à cette élection, sauf qu'elle risque de ne pas se tenir le 31 octobre comme prévu.

Cour suprême, assurance-santé, coronavirus, intégrité du scrutin, questions raciales et troubles urbains... Afrique Education revient sur les principales déclarations faites, mardi, 29 septembre, soir, lors du premier débat entre les deux candidats, Donald Trump (Républicain) et Joe Biden (Démocrate) à l'élection présidentielle américaine.

Pauvre Ouattara « le menteur d'Abidjan » qui voit, désormais, le danger partout. Il soupçonne maintenant le dictateur 5 étoiles (Sassou-Nguesso) de financer son ennemi public et privé numéro 1 (Guillaume Soro), pour le chasser du pouvoir. Du coup, Sassou attendra longtemps le remboursement (qui ne viendra jamais) des 100 milliards de F CFA prêtés en octobre 2013 à la Côte d'Ivoire via Ouattara. Sassou n'aura plus rien. D'où l'analyse suivante sur la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire.

A moins d'un tsunami qui vienne inverser les pronostics, ce qui est, difficilement, probable, le démocrate, Joe Biden, devrait s'installer, pendant quatre ans, à la Maison Blanche. Il est même possible que les démocrates fassent huit ans, voire, douze, si Joe Biden n'accepte de faire qu'un seul mandat, laissant la suite à sa vice-présidente africaine-américaine, Kamala Harris, qui aurait comme une de ses priorités en Afrique, de prendre le contrepied de la Chine. Pour faire ses affaires ni vu ni connu, la Chine ne s'ingère pas dans les affaires intérieures des pays africains, autrement dit, sous le prétexte de faire l'anti-colonialisme, elle encourage, plutôt, les dictateurs à mourir au pouvoir. En ne manquant pas de faire au passage de juteuses affaires avec eux.
A J-35, le premier débat entre Biden et Trump aura lieu aujourd'hui, à Cleveland, dans l'Etat de l'Ohio. Joe Biden ne l'attaquera pas seulement sur le fait qu'il n'a pas du tout payé d'impôt sur le revenu ou très peu (750 dollars en 2016, année de son élection et puis autant en 2017 tandis qu'au cours de dix des quinze années précédentes, il a payé 0 dollar au trésor américain car il déclarait plus de pertes d'argent que de gains) alors qu'on aurait attendu mieux d'un milliardaire comme lui, mais, il démontrera aussi son absence de leadership dans la gestion du coronavirus (plus de 200.000 morts aux Etats-Unis à ce jour), et ses piètres résultats économiques : 30 millions de chômeurs. On espère qu'il ne manquera pas de l'enfoncer sur l'Afrique en soulignant son absence de vision qui fait que Trump a, totalement, ignoré le continent d'avenir qui tirera la croissance mondiale en ce 3è millénaire, y laissant la Chine seule.

Faure Gnassingbé s'est rendu, il y a quelques jours à Libreville, pour rencontrer son frère, Ali Bongo Ondimba. Les contacts entre ces deux chefs d'Etat sont réguliers. Ils se téléphonent quasi-quotidiennement. S'il n'a échappé à personne que le président du Gabon avait fait appel à une femme économiste à la primature en août dernier, la compétence féminine est, aussi, au centre de la formation du nouveau futur gouvernement togolais. Depuis ce lundi, 28 septembre, en effet, Victoire Sidémého Tomegah-Dogbe va remplacer Komi Selom Klassou au poste de premier ministre.

La  paix en Centrafrique passe par la réconciliation entre les communautés chrétiennes et musulmanes, entre les victimes et les membres de milices qui ont commis des exactions et des crimes.

Le dimanche, 20 septembre 2020, l’opposition ivoirienne, réunie autour de l’ancien président, Henri Konan Bédié, a appelé les Ivoiriens à une désobéissance civile, concept forgé par l’Américain, Henry-David Thoreau, qui refusa de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique et passa une nuit en prison pour ce refus (cf. H.-D. Thoreau, “La désobéissance civile”, 1849). L’objectif de Thoreau, en refusant de payer cette taxe, n’était pas nécessairement de combattre l’injustice sociale mais de ne pas la cautionner. Il se plaçait donc sur un terrain purement moral ou subjectif. En d’autres termes, il voulait être en accord avec lui-même.

En campagne électorale avant l'heure (la campagne officielle devrait démarrer le 15 octobre), le « menteur d'Abidjan » a terminé, samedi, 26 septembre, sa tournée de 4 jours dans la région de la Marahoué où ses partisans ne cessent d'évoquer le Coup KO qu'il devrait asséner à son adversaire désormais unique, le candidat indépendant, KKB (Kouadio Konan Bertin). Alors que Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N'Guessan (FPI) ont eu la sagesse de jouer la stratégie de toute l'opposition qui a décrété le Tout Sauf Ouattara (TSO), KKB devrait sentir le piège qui lui est tendu. Homme politique en devenir, il ne devrait pas prêter le flanc devant un Ouattara en fin de course et de carrière, qui sait tout acheter sur son passage (avec l'argent de l'Etat) : KKB s'entêterait-il à croiser le fer avec Ouattara parce qu'il a encaissé 500 millions de F CFA (750.000 euros), comme il se raconte, afin qu'il l'accompagne (absolument) à cette élection ? KKB devrait démentir cette information en annonçant rapidement son retrait de la course pour y laisser Ouattara s'embrouiller tout seul. Sachant que lui-même n'irait pas au bout du processus car le prochain président de Côte d'Ivoire ne s'appellera (certainement) plus Alassane Dramane Ouattara. Voici le message qu'un ami de la Côte d'Ivoire adresse à KKB que les amis d'Adama Bictogo (le Mossi du RHDP) considèrent, déjà, comme du gibier électoral pour leur candidat.

Depuis le lancement, dimanche, 20 septembre, de la désobéissance civile par le président, Henri Konan Bédié, plusieurs localités à l'intérieur du pays, ont commencé à bouger. Il restait le mot d'ordre national pour que la machine soit mise en route. Ce mot d'ordre sera donné ce samedi, 26 septembre, dans Abidjan où il n'y aura pas moins de trois grands meetings à cet effet. "Le menteur d'Abidjan" n'a qu'à bien se tenir.

Après avoir joué les prolongations de cinq mois à cause du coronavirus, le premier ministre, Komi Selom Klassou, a, finalement, tiré sa révérence en présentant, ce vendredi, 25 septembre, sa démission au chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, qui l'a acceptée.