Politique

Le 27 décembre, c'est la date de l'élection présidentielle en Centrafrique. 17 candidats ont été admis à concourir et beaucoup d'autres ont été recalés dont l'ancien président, François Bozizé. En ce moment, le président-candidat, Faustin Archange Touadéra, l'ancienne présidente de transition, Catherine Samba-Panza, et, l'ancien premier ministre, Martin Ziguélé, multiplient les déclarations d'intention et de profession de foi. On n'entend pas beaucoup les autres. Viennent-ils en aventuriers ?

 

La Cour internationale de Justice (CIJ) a débouté, vendredi, 11 décembre, Malabo dans le bras de fer juridique qui l'oppose à Paris autour de l'affaire dite des "biens mal acquis", impliquant le fils du président équato-équatorien, Teodoro Obiang.  Cette question se pose : la justice internationale a-t-elle des comptes à rendre en Guinée équatoriale au point d'ignorer le contenu des lois de ce pays ?

 

Alors que le « clown » de la Maison Blanche continue d'activer ses réseaux afin que la justice aboutisse à l'annulation de sa défaite, le président élu, Joe Biden, et la vice-présidente élue, Kamala Harris, ont été désignés, jeudi, 10 décembre, « Personnalités de l'année » du magazine Time. Pendant que « Joe l'endormi » ou « Joe le dormeur » (comme le surnommait Trump avant sa défaite), avance dans la composition de son futur cabinet, après avoir reçu les félicitations de la quasi-totalité des dirigeants du monde, qui le reconnaissent comme le président élu des Etats-Unis, le futur sortant en est encore à espérer conserver son poste grâce à la Cour suprême qui compte 6 juges sur 9 de la tendance républicaine. C'est dire qu'il rêve en plein jour.

 

Guy Parmelin, membre du parti de la droite populiste, UDC, a été élu, mercredi, 9 décembre, à la présidence de la Confédération helvétique.

L'assassin de Samuel Paty a été enterré dimanche, 6 décembre, en Tchétchénie. Il a été célébré comme un héros national par une partie de la population.

 

George Weah est-il, lui aussi, atteint par le virus du troisième mandat ? La question ne mérite même plus d'être posée car George Weah, qui communique, régulièrement, au téléphone avec ceux qui ont changé la constitution pour mourir au pouvoir, comme l'Ivoirien, Alassane Ouattara et le Guinéen, Alpha Condé, parle comme eux, fait comme eux. C'est pourquoi il envoie les Libériens, ce mardi, 8 décembre, décider par référendum, s'ils approuvent une modification de la Constitution. Il s'agit, bien entendu, d'un test faussé à la base dont le résultat est connu d'avance. Les opposants libériens n'ont pas tort de penser que leur président cherche à imiter certains de ses pairs ouest-africains, en briguant un jour un troisième mandat. Puis, un quatrième, un cinquième, etc.

 

Selon plusieurs médias américains, le président élu, Joe Biden, a choisi le général à la retraite, Lloyd Austin, qui supervisait les troupes américaines déployées au Moyen-Orient pendant le mandat de Barack Obama, comme secrétaire à la Défense. S'il était confirmé à ce poste par le Sénat, il deviendrait le premier Africain-Américain à prendre la tête du Pentagone. La structure qui fait des Etats-Unis l'unique super-puissance mondiale.

 

C'est vraiment un sale temps pour l'Afrique. Le continent, malgré les efforts, reste, encore, sous l'emprise des anciennes puissances coloniales et assimilées. L'exemple le plus patent vient du Ghana, pays qui a vu naître le panafricaniste, Kwame N'Krumah, et qui vient de voir mourir, un digne fils appelé, ancien capitaine d'aviation, Jerry Rawlings. Mais, alors que ce pays, qui, traditionnellement, montre la voie à suivre à l'Afrique, il a, malheureusement, vu accéder au pouvoir, il y a 5 ans, l'avocat, Nana Akufo-Addo. Ce dernier est, en fait, un des piliers de la Françafrique, au sein de la CEDEAO, aux côtés de l'incontournable, Alassane Ouattara. La différence, c'est que lui ne se montre pas et ne fait pas de bruit. Il agit quand c'est opportun. Ouattara, au contraire, se veut le champion toutes catégories de la défense des intérêts français en Afrique noire. Il veut qu'on le sache et fait tout pour remplir cette mission. C'est d'ailleurs lui, qui avait montré l'intérêt au président français, Emmanuel Macron, de faire un tour au Ghana, lors de sa visite africaine, le 30 novembre 2017. Ce fut une grande première dans ce pays pour un chef d'Etat français. Macron y était-il allé pour faire du tourisme ? Que non ! Il y était allé pour adouber un nouvel allié de la Françafrique. Et en bon élève, Akufo-Addo a bien managé pour les intérêts de la Françafrique, l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire fin octobre.

 

Parce que, pour eux, “l’art n’est pas une réjouissance solitaire [mais] un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes”, parce qu’ils partagent l’idée selon laquelle l’artiste “ne peut se mettre au service de ceux qui font l’histoire [mais] il est au service de ceux qui la subissent”, parce qu’ils “croient que “la noblesse de [leur] métier s’enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir : le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression” (Albert Camus, discours du 10 décembre 1957 à l’Hôtel de Ville de Stockholm), Yodé et Siro ne pouvaient pas ne pas rappeler, lors de leur concert du 29 novembre 2020, à Yopougon, que le président du RDR ne respecte pas la loi, que Richard Adou est le procureur d’un seul camp, qu’un mort, c’est un mort et qu’il ne sert à rien de “chercher les petits Baoulés dans les villages pendant que les gens sont ici avec des machettes et qu’ils sont bien identifiés”.

L'imam, Oumar Kobine Layama, au même titre que le pasteur, Nicolas Guevekoyame-Gbangou, président de l'association des églises évangéliques de Centrafrique, et le cardinal, Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, était un des membres fondateurs de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique  (PCRC).

 

L'hypocrisie des hommes fait qu'on ne parle pas mal d'un mort, du moins, tant qu'il n'est pas mis sous terre. Cela est-il valable pour ceux qui ont, foncièrement, consciemment, maintenu l'Afrique dans sa catastrophique situation actuelle ? On pense que Non. Les Africains doivent cesser de pleurer ceux qui leur ont fait du mal et réfléchir à la façon de corriger cette fâcheuse situation. C'est pourquoi l'Afrique ne pleurera pas Valéry Giscard d'Estaing (VGE).

 

L'arrimage du Congo à la démocratie tant recherchée pendant la Conférence nationale souveraine qui s'est tenue à Brazzaville du 10 février au 25 juin 1991, a laissé auprès de chacun des Congolais, une impression de travail inachevé ou d'objectifs définis non atteints. La démocratie jugée comme seul moyen permettant de voir le soleil se lever au Congo afin de montrer le chemin du développement socio-économique et politique, tarde à s'enraciner car les travers du passé caractérisé par le tribalisme, l’impunité, le régionalisme, l'incompétence et la gabegie, assombrissent l'horizon radieux que le Congo voudrait atteindre.

Le Mouvement pour agir en sigle le MPA, qui se présente comme un mégaphone rendant plus audible l'idéal politique du général du peuple, Jean-Marie Michel Mokoko, se définit comme élément et instrument catalyseur, qui favorisera l'instauration de la démocratie au Congo.

 

Les minorités américaines sont particulièrement frappées, la faute à leur situation sociale, économique et sanitaire dégradée. Alors que Donald Trump avait la possibilité de peser sur le cours des choses, il n'a rien fait. Volontairement. Et l’après-Thanksgiving promet d’être pire.

Le numéro double 492-493 de décembre 2020-janvier 2021 d'Afrique Education est disponible chez vos marchands de journaux. Depuis avril, le confinement nous freine, et beaucoup même, mais il ne nous empêche pas de mettre votre magazine à votre disposition. En temps et en heure. Malgré les difficultés, nous plions mais nous ne rompons pas. Inch'Allah nous sommes et serons sur le marché pour vous informer toute l'année 2021, comme il se doit, avec des analyses qui font parfois froid au dos et que vous ne trouvez nulle part ailleurs. Nous ne roulons pour personne, sinon, pour l'Afrique et les Africains.

 

Apprendre que “le mot d’ordre de désobéissance civile lancé par Bédié est et demeure en vigueur” (Valentin Kouassi, président de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire) et que, pour le président du PDCI, “il n’est pas possible de continuer le dialogue politique sans la libération des militants incarcérés, la levée du blocus autour des résidences de certains et le retour sécurisé de ceux qui ont été forcés de fuir à l’étranger”, a probablement mis du baume dans le cœur de ceux qui pensaient que le CNT (Conseil national de transition) était mort et que ses initiateurs étaient sur le point de reconnaître Ouattara comme vainqueur de la fausse élection du 31 octobre 2020. Peut-on pour autant affirmer que la méfiance et la suspicion ont complètement disparu ? Rien n’est moins sûr au regard de certains propos du numéro 1 du PDCI.

 

La  MINUSCA a, trop longtemps, disposé de moyens insuffisants. Les soldats de la MINUSCA n'étaient pas non plus préparés au " jeu du chat et de la souris " auquel se livrent des milices surarmées. Le mandat de la mission onusienne imprécis ne lui a pas toujours permis  d'agir aussi efficacement qu'elle l'aurait souhaité. 

 

L'ancien président du Niger, le colonel, Mamadou Tandja, est décédé, mardi, 24 novembre, à Niamey. Il n'avait que 82 ans, donc, pas suffisamment âgé pour mourir. Il laisse, cependant, un grand vide dans son cercle relationnel où le Togo occupait une place primordiale. C'est vrai que le président togolais actuel n'était pas de sa génération, mais, son père, le Sage, Gnassingbé Eyadèma, entretenait d'excellentes relations avec le président « Tandja Mamadou » (comme on l'appelle couramment au Niger). C'est chez lui qu'il se ravitaillait, par exemple, en carcasses de mouton. Le Niger est réputé pour la qualité de son bétail. Pendant les sommets internationaux, les deux chefs d'Etat étaient inséparables. Non seulement, ils voyageaient à bord du 707 présidentiel togolais, mais, quand leurs deux délégations étaient nombreuses, le président togolais, laissait son frère et ami, Mamadou Tandja, rentrer, à Niamey, en premier lieu avec ses collaborateurs avant que l'avion ne venait récupérer le président du Togo avec sa propre délégation, dans un deuxième temps. C'est pour dire que si le président, Faure Gnassingbé, a dépêché son chef de la diplomatie, le professeur, Robert Dussey, auprès du président du Niger, Ingénieur, Mahamadou Issoufou, c'est, entre autres, parce que cette bonne relation bilatérale entre les deux grands anciens, a perpétué avec les présidents actuels, et le Togo, avec ce deuil, se trouve quelque peu en deuil aussi.

 

Le Burkina Faso ne cessera jamais d'étonner l'Afrique. Comme un jeu, mais très décidé, ce peuple, exaspéré, avait mis fin au long règne de Blaise Compaoré à la tête de l'Etat, en octobre 2014. Alors qu'il était sous la protection d'une garde prétorienne de loin la plus entraînée et la plus équipée du pays. Roch Marc Christian Kaboré, président (démocratiquement) élu, en 2015, après une transition d'un peu plus d'un an, vient de se faire réélire pour un deuxième mandat de 5 ans, au lendemain d'une confrontation loyale et régulière qui l'a opposé à des adversaires pour le moins coriaces mais qui n'ont pas eu l'assentiment de la majorité de l'électorat. Signe de la maturité de la démocratie burkinabé : les résultats provisoires proclamés par la CENI n'ont guère été contestés par les candidats concurrents qui, tour à tour, reconnaissent leur défaite quand ils n'adressent pas, purement et simplement, leurs félicitations au président réélu. C'est une telle attitude qu'on attend des autres pays africains (surtout) francophones.

 

Le Docteur, Marcel Eloi Rehandi Chambrier, s'en est allé, définitivement, ce vendredi, 27 novembre, matin, à Libreville, après une courte maladie qui laisse perplexe. Mort à l'âge de 87 ans, il fut un baron de l'ancien pouvoir et présida, entre autres fonctions, l'Assemblée nationale.

 

Il s'agit des sénateurs PDCI, Séri Bi Guessan, Bassy Koffi Bernard et Valérie Yapo, qui ont été libérés, de la MACA, dans la nuit du 25 au 26 novembre. Il faut rappeler que ces sénateurs étaient enfermés dans la prison d'Abidjan, depuis le 3 novembre, sans levée préalable de leur immunité parlementaire. Ce qui montre que la Côte d'Ivoire du « menteur d'Abidjan » est tout sauf un état de droit. Tout se fait à la tête du client. Pendant ce temps, les députés de l'opposition arrêtés au même moment, croupissent, toujours, en prison, avec une autre quinzaine de responsables de l'opposition et de la société civile. Qui a dit que "le menteur suprême" voulait la paix ?