Politique

A la tête du Niger entre 1999 et 2010, le colonel, Mamadou Tandja, figure très populaire dans le pays, est décédé, mardi, 24 novembre, à Niamey, à l'âge de 82 ans. Un deuil national de trois jours a été décrété par les autorités. Le Niger a eu plusieurs présidents, mais, Mamadou Tandja était, sans doute, le plus apprécié de tous, peut-être, avec feu le colonel, Seyni Kountché. D'où sa popularité, jusqu'à sa mort, au sein de la population qui sait voir qui est qui parmi les dirigeants et surtout qui fait bien pour réduire sa souffrance.

 

Cela fait près de dix ans qu'il se la coule douce, au sein des arcanes de l'Union africaine (UA), organisation panafricaine où l'éthique n'est pas la principale qualité. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire et en Guinée vient encore de le montrer. Haut représentant de l'UA au Mali et au Sahel, un excellent fromage pour cet ancien faiseur de coups d'état, le général-major, Pierre Buyoya, ancien président du Burundi de son état, vient, très sagement, de démissionner de son poste où il contribuait à salir encore plus l'UA, à cause d'une condamnation par contumace pour ses forfaits passés. Car il faut dire que le brave major, tout haut fonctionnaire de l'UA qu'il était, ne peut pas mettre les pieds dans son Burundi natal de peur de se retrouver en prison.

 

Plainte, appel, demande de recomptage… Le président sortant et ses alliés républicains ont déposé toute une série de recours, arguant des fraudes ou des irrégularités dans le processus électoral. Certains ont été rejetés par les tribunaux, d’autres retirés par les intéressés. On fait le point dans cinq Etats-clés.

 

Que le président français se soit rallié à l’idée que Dramane Ouattara voulait partir du pouvoir mais qu’il a décidé de se représenter pour la seconde fois par devoir, qu’il l’ait félicité ensuite pour sa “réélection” ne peut choquer que ceux qui ont déjà oublié que ce dernier fut installé au pouvoir en avril 2011 par le voyou et inculte Nicolas Sarkozy à coups de bombes qui firent des milliers de morts et de blessés graves. C’est l’inverse, c’est-à-dire, la condamnation du viol de la Constitution ivoirienne par celui qui est censé la protéger, qui eût surpris.

 

La politique de la France sur les statistiques ethniques ne permet pas de dire combien il existe d'Africains-Français qui votent en France. Car au regard de la constitution française, un Français est un Français qu'il soit de souche, d'origine ou par le lien du mariage. La devise (liberté, égalité, fraternité) le prouve. Cela dit, sur les 48 millions de Français en âge de voter, plus ou moins, un bon dixième est d'origine africaine, l'Afrique vue ici au sens large avec les trois pays du Maghreb qui apportent le plus gros bataillon d'électeurs. Mais, tout compte fait (et en excluant les Africains-Français originaires des Antilles et dont les modes de pensée ne sont pas éloignés de ceux de leurs frères qui viennent du continent noir, on n'est pas loin du million.

 

L'accord de paix conclu à Karthoum en février 2019 entre le gouvernement centrafricain et quatorze groupes armés aurait dû mettre fin aux violences . Or, les violences, même si elles ont connu une relative accalmie et sont plus sporadiques, persistent.

 

Ce n'est pas Afrique Education qui a inventé le chiffre de 8%. Validé par les Occidentaux (la France en tête et repris par la presse française), ce taux est celui du nombre de votants ivoiriens, et non les 53% de la CEI (aux ordres) que préside Ibrahime Coulibaly. De la pure rigolade car personne ne sait où il est parti chercher ces 53%. Autrement dit, « le menteur d'Abidjan » n'a pas grand monde qui le soutient en Côte d'Ivoire même s'il jure que si l'opposition unie avait permis le vote, il aurait obtenu beaucoup plus de votants. Peut-être. Mais, la réalité d'aujourd'hui est que pas grand-monde l'a élu.

 

Pendant que le « menteur permanent » a rendu la Côte d'Ivoire en cessation de paiement (https://afriqueeducation.com/politique/l_appel_d_abidjan_jour_j_2_pour_prendre_le_palais_pr_sidentiel_ouattara_l_usurpateur_la_c) à cause de ses folles dépenses électorales, la CPI, elle, ne s'est pas désintéressée des massacres qui sont perpétrés par le régime de l'ancien président Ouattara, depuis plusieurs semaines. Si Photocopie reçoit les ordres de son frère Ouattara, ceux-ci sont mis en œuvre par le général, Youssouf Kouyaté, dont le dossier est, déjà, quasiment, complet à la CPI. C'est le premier sécurocrate du « menteur permanent » à vraiment s'inquiéter de ce qui pourra lui arriver prochainement.

 

Le compte à rebours commence à tirer à sa fin. La Côte d'Ivoire est à deux jours du rassemblement à Abidjan (L'Appel d'Abidjan) qui va permettre aux Ivoiriens et aux amis de la Côte d'Ivoire de MARCHER, les mains nues, sur le palais présidentiel où l'imposteur Ouattara continue de résider alors que son mandat, au regard de la constitution, a pris fin le 31 octobre 2020. En convoquant un Conseil politique du RHDP, mardi, 17 novembre, « le menteur d'Abidjan » cherche à mobiliser, dans son camp, pour sauver sa tête.

 

 

C'est vendredi, 20 novembre, que les Ivoiriens (mais aussi les amis de la Côte d'Ivoire) se donnent rendez-vous, à Abidjan, pour MARCHER sur le palais présidentiel où continue de se réfugier l'ancien président Ouattara alors qu'il n'a plus le droit d'y être depuis le 31 octobre. Après avoir effectué ses deux mandats de 5 ans, la constitution lui impose de passer la main. L'opposition unie et l'armée que le peuple ivoirien a appelées pour le faire partir, n'ayant pas été à la hauteur, le peuple entend se charger lui-même de cette question.

 

 

Le plénum du Parti communiste chinois (PCC) a confirmé que le président chinois, Xi Jinping, se dirigeait vers un troisième mandat. Vladimir Poutine, lui, est, déjà, presque, président à vie puisqu'il ne pourra quitter le pouvoir qu'en 2036. Mais, avant cette date, c'est sûr qu'il trouvera moyen de proroger son bail au Kremlin. Il faut dire que, lorsqu'un dirigeant africain valide sa victoire à une élection présidentielle contestée, truquée, c'est toujours depuis ces deux pays que viennent les premiers messages de félicitation. C'est dire qu'ils constituent un mauvais exemple pour les pays africains qui ont besoin, certes, de stabilité et de vision, mais, aussi et surtout, d'alternance pour se développer. En Chine et en Russie, le mot « alternance » est inconnu dans le vocabulaire politique national.

 

La désobéissance civile de ce lundi, 16 novembre, a connu un grand succès sur l'ensemble du territoire où beaucoup d'activités étaient paralysées. Plus la peine de vous conter les voitures brûlées, les routes barrées par des arbres coupés et l'incendie de certains édifices publics. En effet, ceci fait partie du lot quotidien de la désobéissance civile. Ce qui est, par contre, nouveau alors que le bras de fer durcit entre l'ancien président Ouattara et le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, c'est la fermeté de ce dernier conformément aux vœux des militants de l'opposition qui ont juré d'en découdre avec « le menteur d'Abidjan » dont ils ont marre. Voilà pourquoi le président du CNT et du PDCI a cru bon réunir, en sa résidence, cet après-midi, l'opposition unie pour la remobiliser et lui donner de nouvelles consignes. Pour le président du CNT et du PDCI, la désobéissance civile (en marche) effraie le pouvoir, et le fera s'asseoir à la table de négociations sous l'égide de facilitateurs neutres et crédibles.

 

L'opposition unie a prescrit la poursuite de la désobéissance civile, après la rencontre du président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, avec l'ancien président Ouattara, au Golf Hôtel. Elle est même allée jusqu'à solliciter la « montée en puissance » de cette mobilisation en toute responsabilité des militants de l'opposition, « dans la paix » et avec « détermination ». Comme lundi, 9 novembre, où la Côte d'Ivoire fut paralysée dans tous ses compartiments, la manifestation de ce lundi, 16 novembre, entend récidiver et figer l'ensemble du pays avec zéro activité. Pour cela, l'opposition unie fait circuler le mode d'emploi ou des recommandations utiles, à travers les réseaux sociaux et les organes d'information indépendants.

 

En novembre 1995, devant les Assises de Rouen (France), s’ouvrait le procès des membres de l’équipage du cargo Mc Ruby. Au terme du procès, qui dura près de 4 semaines, cinq des marins (Vladimir Ilnitskiy, Valéry Artemenko, Oleg Mikhailevskiy, Petr Bondarenko et Sergueï Romashenko) furent condamnés à 20 ans de réclusion criminelle pour séquestration et assassinat grâce au témoignage de Kingsley Ofosu, l’unique rescapé de cette barbarie. Originaire de Takoradi, le jeune Ghanéen était monté clandestinement dans ce navire, le 24 octobre 1992, parce que son rêve était d’étudier et de devenir ingénieur dans l'automobile, une possibilité que ne pouvait lui offrir son pays où “il faut beaucoup d’argent pour aller à l'école”. C’est lui, Ofosu, qui raconta à la police, puis, aux juges de Rouen comment ses huit compagnons furent tabassés, puis, abattus à l’arme à feu avant d’être jetés par-dessus bord dans la nuit du 2 au 3 novembre 1992.

 

L'ancien président Ouattara fait tout ce qu'il peut pour ne pas être lâché par un pouvoir qui ne veut plus de lui. Vendredi, 13 novembre, la RTI, (la télévision aux ordres) a consacré la moitié de son journal de 20 h à écouter les balivernes du président de la Commission électorale indépendante, Ibrahime Coulibaly, qui a expliqué comment il a pu ressortir le chiffre de 53% de votants alors que les observateurs les plus neutres ont constaté que moins de 10% d'Ivoiriens avaient, effectivement, voté. De la sorcellerie pure et simple.

 

Dix jours après l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, six jours après la victoire annoncée du démocrate, Joe Biden, celui qui n'aime jamais être un looser, et qui n'aime pas les loosers, reconnaît, enfin, qu'il y aura une autre administration à la Maison Blanche, le 20 janvier 2021, qui, bien entendu, ne sera plus la sienne.

 

L'ancien président Ouattara suit son plan arrêté de longue date, à savoir, forcer la tenue de l'élection présidentielle par tous les moyens et la gagner, ensuite, faire un semblant de dialogue national, enfin, former un gouvernement d'union. C'est ce qu'il essaie de faire actuellement. Sauf qu'il n'est plus reconnu comme étant le président de la République de Côte d'Ivoire. L'opposition unie (à commencer par le président du Conseil national de transition, Henri Konan Bédié, l'appelle « Monsieur Alassane Ouattara » et non le président Alassane Ouattara). « Le menteur d'Abidjan » cherche, par conséquent, à diviser l'opposition en lançant des cacahuètes par terre à tel leader de l'opposition, quelques miettes de thon à tel autre, des grains de maïs à tel autre encore. Bref, tout est fait selon ses humeurs. Ouattara doit, une fois pour toutes, savoir qu'il n'arrivera pas, cette fois, à diviser l'opposition unie. Il va quitter le pouvoir parce qu'il n'a pas droit à un 3e mandat. Toute l'opposition, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo en tête, oeuvrent pour l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle inclusive.

Essayant de gagner du temps pour affaiblir l'opposition, ayant corrompu les généraux et les colonels de l'armée qui viennent de percevoir, avant le 31 octobre, la bagatelle de 18 milliards de F CFA pour le soutenir dans sa volonté de se cramponner au pouvoir, le peuple, lui, dit Non à un 3e mandat. Et s'organise pour le déloger du palais présidentiel le 20 novembre prochain.

Le mot d'ordre est clair : qu'ils soient du Nord, du Centre, de l'Est, du Sud, de l'Ouest ou de la ville d'Abidjan, tous les Ivoiriens sont invités à MARCHER sur le Palais présidentiel le 20 novembre 2020. Objectif : déloger Ouattara s'il n'aura pas encore fui le pays.

Cette démarche suprêmement citoyenne n'empêche pas l'opposition unie de dérouler son propre plan de dialogue avec le satrape. Voici la déclaration conjointe du PDCI et du FPI relative au dialogue politique, qui nécessite la nomination d'un FACILITATEUR accepté par l'opposition.

Morte, jeudi, 24 septembre 2020, sa mère, Victoria Agbotui, avait été enterrée, en octobre, après 101 années de vie sur terre. On pensait que son fils, Jerry, suivrait ses traces. Le sort en a décidé autrement puisque c'est le coronavirus qui l'emporte, ce jeudi, 12 novembre, à l'âge de 73 ans, alors qu'il avait toujours eu bonne mine, lui, le bon vivant qu'il fut toute sa vie.

 

 

« A sa demande, j'ai accepté ce mercredi, 11 novembre 2020, de rencontrer Alassane Ouattara au nom de toutes les plateformes politiques de l'opposition. J'étais, pour cette occasion, accompagné du vice-président du PDCI-RDA, le général, Gaston Ouassenan Koné. Lors de cet entretien, il a principalement été question de la préservation de la paix en Côte d'Ivoire. Nous avons convenu de nous revoir prochainement.

Avant cette nouvelle rencontre, il semble indispensable, pour les plateformes politiques de l'opposition, de faire le point sur leurs attentes et leur vision de l'avenir. Je les invite à cet effet à une rencontre, le vendredi, 13 novembre 2020, à 12 h » (fin du court message publié par le président du Conseil national de transition (CNT) et du PDCI, Henri Konan Bédié, quelque temps après sa rencontre-surprise avec l'ancien président Ouattara, au Golf Hôtel).

 

 

« Le menteur d'Abidjan » sait tellement mentir qu'à l'écouter, on pourrait penser, réellement, qu'il appelle, de tout cœur, son « aîné », Henri Konan Bédié, à un dialogue « franc » et c'est ce dernier qui refuse. Que nenni ! « Le menteur suprême » ment tellement qu'il oublie que la Côte d'Ivoire a toujours observé ses faits et gestes. Dans le communiqué ci-dessous signé du professeur, Niamkey Koffi, secrétaire exécutif par intérim du PDCI (le titulaire de la fonction le professeur Maurice Kakou Guikahué ayant été mis en prison par Ouattara), le lecteur peut, aisément, se faire sa propre religion sur la personne du « menteur permanent » et sa façon de concevoir des relations.