Politique

On savait, depuis plusieurs mois, que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne pouvait passer un weekend, ensemble, avec son homologue français, Emmanuel Macron. Tant les relations entre les deux sont exécrables. Mais, on ignorait à quel point les deux chefs d'Etat se haïssent cordialement. Un nouveau point de cette escalade vient d'être franchie. Ce vendredi, 14 août, en effet, le gouvernement turc a accusé la France de se comporter « comme un caïd », et d'accentuer les tensions en Méditerranée orientale, après le renforcement de la présence militaire française dans cette zone où Ankara et Athènes s’opposent. Il faut dire que la France soutient la Grèce dans ce conflit.

La situation socio-politique en Côte d'Ivoire commence à devenir, insoutenable, intenable. Pourtant, on n'est qu'au début du commencement de la crise. Bientôt, celle-ci va bloquer tout le pays et personne ne pourra plus travailler. Seule décision attendue de Ouattara, le retrait de sa candidature. Il est temps que ses amis et soutiens le lui disent. S'il maintient son investiture le 22 août, cela voudra dire qu'il n'a strictement rien compris à la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire, pays qu'il dit avoir présidé pendant 10 ans en tant qu'ex-Burkinabé.

On est fait maréchal pour honorer une carrière militaire remplie de victoires et symbolisée par de multiples décorations qui peuvent recouvrer la moitié de sa poitrine, à la façon des maréchaux de l'ex-armée rouge. Mais, au Tchad où Idriss Déby Itno est l'alpha et l'oméga de tout, il s'est bombardé maréchal pour assouvir son ego personnel. Et se comparer à Khalifa Haftar. L'autre maréchal d'opérette. Car voilà un militaire qui ne méritait même pas les 5 étoiles de général d'armée, et qui maintenant, va se pavaner avec des épaulettes de 7 étoiles. Un maréchal (de pacotille) qui doit son existence actuelle à plusieurs sauvetages de l'armée française dont la plus rocambolesque fut celle de 2008 quand il refusa l'exfiltration que lui proposait le président français, Nicolas Sarkozy, affirmant vouloir mourir, dans son palais, aux côtés de ses soldats. Ceux-ci étaient assaillis par les hommes de Nouri, qui étaient à 300 mètres du Palais. C'est finalement le patriarche Ondimba qui réussit à convaincre, et Sarkozy, et Déby d'accepter l'exfiltration dans la Base aérienne (française) de N'Djamena, et ce sans perte de son pouvoir auquel il tient tant. Arborer aujourd'hui la tenue de maréchal, c'est faire injure aux véritables militaires tchadiens morts au combat.

Des djihadistes ont pris le contrôle, mercredi, 12 août, du port de Mocimboa da Praia, situé dans le Nord du Mozambique, sous le nez des soldats du gouvernement qui n'ont fait que constater les dégâts. La zone prise est riche en gaz et doit permettre de financer les futures actions du djihad.

L'ensemble de la hiérarchie du parti démocrate était d'accord avec la (très) forte demande de la communauté noire d'envoyer un message en prenant comme colistière de Joe Biden, une Africaine-Américaine. Les Noirs souffrent tellement que les 8 ans de Barack Obama à la Maison Blanche, ont certes fait avancer certaines causes, mais beaucoup reste à faire. Joe Biden avait plusieurs cordes à son arc. On ne citera que les deux feux-follets que sont Elisabeth Warren, et la revenante mais toujours en place, Hillary Clinton, qui auraient été de très bonnes colistières pour celui que Donald Trump a cessé d'appeler « Joe le dormeur », sans doute parce qu'il a senti le vent tourner en sa défaveur. Restait maintenant à Joe Biden de choisir parmi la multitude d'Africaines-Américaines, les unes plus intéressantes que les autres, que lui proposait la direction du parti. La gamme était tellement large que même Michelle Obama (qu'on disait partante sans qu'on ait entendu aucune déclaration de sa part sur une telle intention) devenait une candidate quelconque, surtout, qu'elle aurait pu être la cible privilégiée des attaques d'un Donald Trump qui accuse son mari d'être à l'origine de tous les maux qui accablent l'Amérique aujourd'hui. Finalement, ce sera la sénatrice Kamala Harris.

La production de masse devrait suivre prochainement, a déclaré le président russe, dont une des deux filles aurait déjà été vaccinée. En fait, c'est depuis avril que certains Russes, triés sur le volet, se font vacciner contre le coronavirus. Il s'agit des milliardaires et autres personnalités de la nomenklatura russe, qui soutiennent le pouvoir de Vladimir Poutine.

N'est-ce pas de la pure sorcellerie ? Alors que tous les sondages (sans exception) l'annoncent battu par Joe Biden (qu'il a d'ailleurs cessé d'appeler « Joe le dormeur »), avec certains écarts allant jusqu'à 15 points (le plus bas est de 6 points), Donald Trump continue d'appliquer la Méthode Coué en se comportant comme s'il allait tout bonnement rempiler à la Maison Blanche pour un deuxième mandat de 4 ans. C'est comme s'il prenait ses désirs pour la réalité. Il sait qu'avec une économie par terre qui dégage plus de vingt millions de chômeurs (son principal argument de campagne il y a un an c'était le plein-emploi) et sa gestion calamiteuse du coronavirus, qui continue de décimer les populations américaines, les Américains ont plutôt envie de tourner la page Trump. Dans son propre camp, on commence à le renier à haute voix. Son prédécesseur, George Bush, a annoncé qu'il ne voterait pas pour lui. C'est dire qu'il s'engage mal dans cette dernière ligne droite où il ne compte que sur les bourdes de Joe Biden pour se refaire une santé dans les sondages. Mais, au parti démocrate, on le sait et on n'est pas prêt à faire des erreurs. Le coronavirus aidant, tous les meetings publics de Biden ont été supprimés jusqu'à la tenue de la présidentielle, le 3 novembre. Biden a aussi refusé de se soumettre au test de la mémoire que lui proposait Trump pour montrer aux Américains que celui qu'ils s'apprêtent à élire, n'a plus toute sa tête. Bref, les démocrates ont, dans leur camp, le prochain président des Etats-Unis. Seul écueil restant : la nomination de sa colistière qui, on espère, ne créera pas des dissensions susceptibles d'être exploitées par Trump. Cette nomination est imminente. Mais, quelle qu'elle soit, on assure au parti démocrate qu'on saura très (très) bien gérer cette situation.

“J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération.” Ces propos tenus devant les députés et sénateurs ivoiriens réunis à Yamoussoukro le 5 mars 2020 et pour lesquels il reçut immédiatement les chaleureuses félicitations d’Emmanuel Macron, Dramane Ouattara les a reniés le 6 août, veille de la fête nationale. Ce qui indigne ici, ce n’est pas seulement le non-respect de l’engagement pris par Ouattara mais le viol de sa propre Constitution. Ainsi, après le PDCI qui a choisi Bédié pour défendre ses couleurs à la prochaine élection, après le FPI (tendance Assoa Adou) qui a fait de Gbagbo un candidat unique bien que le nom de ce dernier ne figure plus sur la liste électorale provisoire et bien que son procès à la CPI ne soit pas terminé, Dramane Ouattara devient le candidat naturel du RDR, ce qui veut dire que nous aurons droit à un remake de 2020, comme si notre pays disparaîtrait sans ce trio.

Avant même qu'il n'accède au pouvoir, Alassane Ouattara disposait déjà d'un savoir-faire incontesté en matière de déstabilisation politique : coup d'état militaire de fin décembre 1999 qui a chassé Henri Konan Bédié du pouvoir, attaque massive des Forces nouvelles à partir du Nord du pays pour prendre Abidjan en septembre 2002 (cette attaque avait été stoppée dans la zone de Bouaké consacrant la partition en deux de la Côte d'Ivoire pendant plusieurs années). Le financier de toutes ces coûteuses opérations militaires, était Alassane Ouattara. Cette fois, et en connaissance de cause, il a entrepris de mettre les officiers supérieurs de son côté pour éviter tout coup d'état militaire, qui n'est plus une hypothèse d'école, aujourd'hui.

Désormais, dans les relations Afrique-Chine, il y aura, l'avant et l'après-Covid-19. Demain et après-demain, quand le président chinois, Xi Jinping, s'adressant aux chefs d'Etat africain, leur donnera de son démagogique « Mes Chers Frères », comme s'il était nègre comme eux, on ne le prendra plus au sérieux. Même si la Chine est loin de l'histoire coloniale de l'Afrique, le racisme des Chinois est du même ressort que celui des Occidentaux. Pour les uns comme pour les autres, c'est le très riche sous-sol africain qui les intéresse, sans oublier, les essences forestières, mais, pas l'amitié et la fraternité entre les peuples, comme on aurait pu penser des Chinois.

Tous les opposants ne sont pas timorés devant le dictateur 5 étoiles même s'il les met en prison au gré de ses humeurs et de sa stratégie de maintien au pouvoir. Le 20 juillet, Clément Mierassa, comme simple citoyen, a saisi la Cour constitutionnelle par une requête datée du 25 juin 2020, aux fins de recours en inconstitutionnalité de l'élection ayant reconduit lors du 5e Congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Denis Sassou-Nguesso, comme président du Comité central du PCT. En fait, Sassou est le vrai président dudit parti d'après les dispositions de l'article 37 des statuts de ce parti, ce qui est anticonstitutionnel.

Seule la Corée du Nord reste « sage » en ne se mêlant pas de ce qui ne la regarde pas. Le leader bien aimé, Kim Jong-un, est pris à contrôler l'épidémie du coronavirus dans son beau pays où on ne compte, pour le moment, qu'un Nord-Coréen contaminé dont la maladie a d'ailleurs été importée de la Corée du Sud, lors d'un voyage.

La Centrafrique a accédé à l'indépendance le13 août 1960. C'était hier au regard de l'histoire du monde... La Centrafrique à 60 ans est une jeune nation au destin tragique.
L'opinion publique ne retient, la plupart du temps, de ces soixante années que les facéties de Jean-Bedel Bokassa et son incroyable sacre, "l'affaire des diamants", les nombreux coups d'état qui ont jalonné l'histoire de ce pays d'un peu plus de 4 millions d'habitants, situé au coeur du continent. 

Alassane Ouattara aime-t-il la Côte d'Ivoire comme il aurait aimé le Burkina Faso s'il avait été président là bas ? Les actes qu'il pose tous les jours contre la grande majorité des Ivoiriens sont loin de le montrer. Après avoir annoncé urbi et orbi, en mars dernier, que jamais, au grand jamais, il ne se présenterait plus à une élection présidentielle, et surtout, pas à celle d’octobre 2020, une décision saluée en guise de leçon à l'endroit d'autres présidents africains, par son ami, le président français, Emmanuel Macron, le voilà qui, comme à son habitude, revient sur sa décision et annonce briguer un troisième mandat auquel il n'a pas droit. La constitution le lui interdit formellement. La thèse du « sacrifice » de son fils, Amadou Gon Coulibaly, mort sur l'autel des ambitions de Ouattara (son père) doit interroger de plus en plus. Car tout laisse penser que c'est lui qui l'a tué en maquillant sa disparition de cette manière. Ne voulant pas quitter le pouvoir, Ouattara aurait monté un scenario qui a laissé penser à la mort naturelle du candidat du RHDP alors qu'il était suivi, à Paris, par les meilleurs cardiologues du monde, ceux-là mêmes qui maintiennent Ouattara en vie, avec un cœur très affaibli, grâce à leur savoir-faire depuis son premier mandat où il venait toutes les trois semaines les rencontrer à l'hôpital parisien du Val de Grâce. Car il faut le répéter : le cœur de Ouattara est bien moins solide que celui de son ancien premier ministre. Mais, le voilà, qui s'organise pour un 3e mandat, puis, un 4e en 2025. Aurait-il trompé les Burkinabé de cette manière ? Que non !

Celui qui a consacré toute sa vie à la défense des droits de son peuple et de l'Amazonie, est décédé, mercredi, 5 août, du coronavirus. Il était âgé d'environ 70 ans. Avant de tomber malade, Aritana Yawalapiti avait lancé une campagne de récolte de fonds pour faciliter l'accès aux soins des membres de sa communauté. C'est une nouvelle tristement désolante parce qu'en Afrique, la pharmacopée traditionnelle permet de vaincre cette pandémie qui est considérée comme terrible dans le monde occidental. Si cette nouvelle n'est pas mise, à l'heure actuelle, à la connaissance de tout le monde, c'est sans doute à cause de la guerre que se mènent les laboratoires pharmaceutiques dont beaucoup ont investi des milliards de dollars pour trouver un traitement. Des traitements qui sont, pourtant, à la disposition des herboristes africains à très (très) peu de frais. Presque gratuitement.

Lors d'une audience tenue à huis clos, mardi, 4 août, la Cour suprême a décrété l'arrestation et l'assignation à résidence du sénateur et ancien président de la République, Alvaro Uribe, jugé pour avoir tenté de soudoyer des témoins contre un rival politique. Le président, Ivan Duque, son successeur, a défendu "l'innocence" de son mentor. Cette affaire est un enseignement pour les présidents africains. En effet, ce qui arrive en Amérique latine n'est pas quelque chose qui n'arrive qu'aux autres. Les présidents africains, en poste, ne doivent pas s'estimer intouchables. Ce serait une grave erreur. Ils doivent, au contraire, travailler, véritablement, dans le seul intérêt supérieur de leur pays, sachant que même après avoir quitté le pouvoir, ils resteraient à la disposition de la justice bien que bardés de toutes sortes d'immunités comme en bénéficiait le sénateur et ancien président Alvaro Uribe.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté, mardi, 4 août, une résolution visant à prolonger d'un an les sanctions contre la République centrafricaine (RCA). Le gouvernement n'aura donc pas réussi à enlever les sanctions qui pèsent sur le fonctionnement des institutions, notamment, l'équipement en bonne et due forme de l'armée. Les Nations-Unies justifient une telle décision par l'incapacité manifeste du gouvernement à réduire l'activité des 14 milices qui écument près de 80% de la superficie du pays. A quoi a donc servi la présence de « l'alliée » russe (et ses mercenaires) dont la mission principale semble être l'exploitation des ressources naturelles du pays ? A-t-on livré le pays aux Russes sans contrepartie comme cela semble être le cas ? Cette question est posée car on ne voit pas la contrepartie de la présence russe en RCA.

Emmanuel Macron est en train de se demander pourquoi son ami et grand conseiller du moment, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, demande avec insistance à l'un de ses hommes d'affaires préférés, le Breton, Vincent Bolloré, d'étendre son empire médiatique. Déjà propriétaire des chaînes de télévision, Canal + et Cnews, le papivore est, également, invité à acquérir le reste de l'empire médiatique d'Arnaud Lagardère, lui aussi, très proche de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de la radio périphérique, Europe 1, et des hebdomadaires, Paris Match et Le Journal du Dimanche. Et Emmanuel Macron tout inquiet de se demander, « pourquoi tout ça » à deux années d'une périlleuse présidentielle ?

Quand sortit la chanson “Président, on dit quoi ?” dans laquelle Yodé et Siro font le triste constat que, sur “plus de 60 ethnies que compte notre pays, “depuis le rez-de-chaussée jusqu’au dernier étage, du gardien au directeur, ce sont seulement les Bakayoko ou bien les Coulibaly qui mangent”, il se trouva des gens pour pousser des cris d’orfraie ou pour appeler le gouvernement à porter plainte pour diffamation. Qui sait si d’autres ne s’apprêtaient pas à lancer une fatwa contre les deux “impertinents” ? Une chose est sûre : les plus hargneux étaient ceux qui se sont récemment ralliés à Monsieur Ouattara après l’avoir traité de tous les noms d’oiseaux et sans avoir jamais démontré que les choses qu’ils critiquaient n’existent plus.

Le candidat démocrate à l’élection présidentielle, Joe Biden, doit annoncer très prochainement le nom de sa colistière. Plusieurs femmes sont en lice, mais, aucune ne se détache vraiment. Et pour cause, le contexte de 2020 fait que ce choix s’avère particulièrement épineux.