Politique

Après le bras de fer entre le premier ministre, Elyes Fakhfakh, fragilisé par une affaire de conflit d'intérêts, et le parti Ennahdha, principale force du Parlement, le chef du gouvernement a, finalement, présenté sa démission, le 15 juillet, au président, Kaïs Saïed. 

Une statue du colon britannique, Cecil Rhodes, qui défendait la suprématie des Blancs, a été décapitée par des inconnus au Cap (Sud-Ouest), capitale parlementaire de l'Afrique du Sud.

Un véhicule banalisé avec des militaires français à l'intérieur, a essuyé des tirs, lundi, 13 juillet, près de la résidence privée du chef de l'Etat, à N'Djamena. Le véhicule est suspecté d'avoir pris des photos. Pourquoi faire ? Presque la même scène s'était produite, le 9 juin dernier, devant la présidence, entre la garde de Déby et les soldats de Barkhane. La garde présidentielle avait ouvert le feu contre les soldats de Barkhane créant une peur panique dans la capitale où la nouvelle s'était répandue comme une trainée de poudre.

Le défilé a minima a bien eu lieu, à Paris, en cette difficile période de coronavirus. Dans les rangs des soldats qui défilaient, on a pris la peine de mettre, à chaque fois, un militaire noir, parfois deux, pour bien montrer que l'armée française respecte la diversité comme le reste de son corps social. Pourtant, un général noir manque, toujours, à l'appel, ce qui montre que la France a, encore, de sérieux grands efforts à faire dans ce domaine. Et bien d'autres. Alors, afriqueeducation.com repose, sympathiquement, la question à son patron, le chef suprême des armées, Emmanuel Macon : à quand la promotion d'un noir comme général ? En fait, il n'en faut pas un mais plusieurs. Mais commençons déjà par un. On en est là en France alors qu'aux Etats-Unis, un noir, le général, Colin Powell, a, déjà, assuré les fonctions de chef d'état major des armées, en pleine guerre du Golfe contre l'Irak. Avant de devenir le chef de la diplomatie américaine sous George W. Bush. Comme on dit à Abidjan, « Cher Emmanuel, c'est comment » ?

Les flagellations publiques, les mutilations d’organes génitaux féminins et le crime d’apostasie sont désormais interdits.

Que l’on envoie des messages de condoléances aux veuves et aux enfants d’Amadou Gon Coulibaly, que l’on compatisse à leur douleur, cela ne me pose aucun problème, c’est même une très bonne chose, parce que ces derniers ne sont pas engagés comme lui dans le combat politique et parce qu’ils peuvent ne pas partager tous les choix et décisions du mari et du père. Par exemple, une des épouses aurait conseillé au défunt de laisser momentanément la politique en renonçant à la présidentielle du 31 octobre 2020 afin de s’occuper de sa santé puisqu’il faut être vivant et en bonne santé pour faire de la politique. Malheureusement, elle ne fut pas écoutée, ajoutent nos sources, et se produisit l’irréparable alors que le bon sens et l’humilité commandaient que le grand malade qu’était Gon prenne soin de lui-même avant de prendre soin des autres.

Après 28 ans passés à la tête de l'Etat, Blaise Compaoré du haut de son titre de « capitaine » de la très malmenée armée du Burkina Faso par les djihadistes, s'en est allé, il y a six ans, laissant son ancien (ancien) premier ministre, Roch Marc Christian Kaboré, lui succéder au poste de président de la République, non pas comme candidat du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), mais du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès). Après presque cinq ans de mandat, le bilan du chef de l'Etat n'est pas (très) bon, avec un coronavirus qui n'a épargné personne, mais surtout, à cause d'une insécurité qui a fini par déstructurer le pays, causant la peur-panique jusque dans Ouagadougou. Il ne faut pas se le cacher : Roch présente un bilan contestable qui contraindra, assurément, ses partisans à véritablement mouiller le maillot, s'il veut se succéder à lui-même. La réélection n'est impossible mais il faudra batailler dur. Cela dit, le président peut s'estimer heureux qu'il ne soit pas malaimé et, véritablement, honni comme son homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, dont la rue demande une démission immédiate pour incompétence généralisée et mal-gouvernance caractérisée.

Ancien président de la République du Bénin, Nicéphore-Dieudonné Soglo s'était prononcé après sa deuxième rencontre avec le président Patrice Talon, le 29 mars 2019.
La révélation, c'est la déclaration de Nicéphore-Dieudonné Soglo, ancien président de la République du Bénin, après sa deuxième rencontre avec l'actuel président du Bénin.
Boulimie de lecture, prodigieuse connaissance de l'histoire ancienne et moderne de son pays et de tout pays auquel il s'intéresse aussi, il est difficile de le contourner. Bref, la citation ci-dessous de Patrice Talon mérite d'être connue urbi et orbi : « Ce qui permet à un président en exercice d’être réélu, c’est sa capacité à soumettre, à avoir à sa solde tout le monde : députés, maires, élus locaux, commerçants, partis politiques. C’est la manière dont personne n’est capable de lui tenir tête, d’être compétiteur contre lui. Si vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais vous serez réélu » fin de citation.

Sous le président Henri Konan Bédié, Yodé et Siro avaient chanté “Tu sais qui je suis ?”, une chanson qui parlait d’un Ivoirien “devenu Ghanéen vers la fin” et qui semblait voler au secours de Dramane Ouattara accusé par Bédié d’avoir fraudé la nationalité ivoirienne. Un autre titre de l’album “Victoire” dénonçait la confiscation du pouvoir par une seule ethnie [les Baoulés] en ces termes : “Korhogo sera jamais jolie, parce que Sénoufo n’est pas président. Dabou sera jamais jolie, parce que Adjoukrou n’est pas président. Katiola sera jamais jolie, parce que Tagbanan n’est pas président. Daloa sera jamais jolie, parce que Bété n’est pas président. Man sera jamais jolie, parce que c’est pas Guéré qui est président.”

Le général Mokoko a pendant son séjour pénitencier injustifié, pris en estime l’officier capitaine Koumou (surveillant général de la prison de Brazzaville), avec qui il avait l’habitude de faire du sport, afin de maintenir et préserver son moral et sa forme physique. Ce jeune officier a-t-il trahi la confiance et l’estime que J3M (Jean-Marie Michel Mokoko) lui portaient ? On pense que oui. En effet, il est absent ces derniers temps de la prison de Brazzaville. Il en a été exfiltré. Des observateurs impartiaux peuvent aller le vérifier sur place à la Maison d’arrêt.

La passation de pouvoirs entre Nicole Belloubet, ministre de la justice et Eric Dupond-Moretti, son successeur, a eu lieu dans la cour de la Chancellerie, mardi, 7 juillet, à 11h30. Après un entretien d’une vingtaine de minutes en privé, les deux personnalités ont prononcé, chacune, un discours de quelques minutes. Pour la première fois, un Garde des Sceaux en France s'affiche, clairement, comme un ministre qui va favoriser l'anti-racisme et les droits de l'homme. Autrement dit, il va faire appliquer, avec rigueur, les textes qui régissent ces questions-là, mais, mieux encore, il faut voir dans sa profession de foi, quelqu'un dont les aspirations profondes sont, résolument, anti-racistes. C'est incontestablement un plus. Comment ne devrait-on pas être à l'aise avec de tels propos qu'on n'entend pas souvent dans la bouche d'un ministre régalien en France ?

Estimant qu’Emmanuel Macron était « quelqu’un de très honnête » susceptible de contribuer à un climat d’apaisement, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a déclaré, samedi, 4 juillet, attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie. A la chaîne de TV, France 24, sur d’éventuelles excuses de Paris, il a répondu : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas […] On le souhaite ». Tout est dit ! Les propos du chef de l'Etat algérien auraient pu être prononcés par n'importe quel autre chef d'Etat d'Afrique noire francophone. Autant dire que le problème du passé colonial français en Afrique est très sérieux et conditionne l'image de la France en Afrique et les relations véritables que ce pays devra avoir avec ses anciennes colonies. En évitant cette question ou en disant que c'est du passé, les élites françaises qui tiennent ce langage, ne rendent pas service aux deux parties et ne font que repousser un éventuel partenariat véritable (égal égal et gagnant gagnant), à la fois, sain et mutuellement bénéfique entre la France et les pays africains concernés.

Le 30 juin dernier, à 1h30 du matin, l'opposant congolais exilé (involontaire) en région parisienne, Bienvenu Mabilemono, nous a fait parvenir l'alerte suivante que nous publions, sur les opposants, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, actuellement, internés à la prison centrale de Brazzaville. Bienvenu est, généralement, (très) bien renseigné, bien qu'à Afrique Education, nous n'exploitions pas, toujours, les mines d'or informationnelles qu'il met à notre disposition. Son message, cela dit, nous interpella d'autant plus que le magazine, Afrique Education, connaît, parfaitement, André Okombi Salissa, et n'ignore pas le calvaire qui est le sien depuis que le dictateur (5 étoiles) a choisi de lui coller le motif de déstabilisation des institutions, afin de tenter de le disqualifier de l'élection présidentielle du premier trimestre 2021. Il faut rappeler que lors de la présidentielle de mars 2016, Denis Sassou-Nguesso, qui se présentait pour le compte du PCT (Parti congolais du travail) avait été, correctement, battu par Okombi et Mokoko, qui, malgré ses menaces, ne s'interdirent pas de le clamer haut et fort, attirant son grand courroux. C'est d'ailleurs pour leur interdire toute forme de contestation publique qu'il les mit, arbitrairement, en prison pour 20 ans. Et c'est parce qu'il ne dispose pas d'argument de poids pour les y maintenir, qu'il se sert, aujourd'hui, du coronavirus afin de les disqualifier à jamais de la compétition présidentielle, en leur ôtant, carrément, la vie. L'alerte envoyée par Bienvenu Mabilemono que nous reproduisons ci-dessous, a, donc, toute son importance.

Quand les gens de la diaspora souffrent de voir les Ivoiriens devenir progressivement étrangers dans leur propre pays et qu'ils invitent l'opposition à défendre le peuple qu'elle compte gouverner demain au lieu de subir les caprices et décisions de Ouattara, il se trouve malheureusement des compatriotes pour répondre qu'il est facile de critiquer quand on est à l'étranger et que Ouattara est si puissant qu'aucun Ivoirien vivant dans le pays ne peut rien faire contre son régime. Mensonges !

Les crânes de 24 résistants à l'invasion française au 19e siècle sont revenus en Algérie. Ils reposaient depuis au Musée d'histoire naturelle de Paris. Bachir Senouci, initiateur d’une pétition pour la restitution de ces restes mortuaires, envisage de lancer de nouvelles actions pour la récupération du patrimoine algérien situé en France. On en arrive, maintenant, à faire des pétitions car l'idée du président, Emmanuel Macron, de faire voter une loi qui favorise le retour des patrimoines culturels pillés en Afrique pendant la colonisation française est presque jetée aux oubliettes. Le contexte politique actuel dans lequel se débat le jeune président, fait qu'un tel dossier ne fait plus partie des priorités à moins de deux années d'une réélection très (très) incertaine. Conséquence : il faudra que chaque pays africain se débatte comme il pourra pour récupérer ses objets culturels en France. L'Algérie vient de montrer l'exemple à suivre.

Une nouvelle étude d’origine française soumise au British Medical Journal, met en évidence les coûts disproportionnés du confinement en termes sociaux, économiques et humains, dénonce une « escroquerie sanitaire », et pointe la responsabilité de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

Que Paul Marie Mpouele, président du Parti Les Républicains, qui nous a quittés, le 1er juillet 2020, à Brazzaville, repose en paix.

Au nom de toute l'équipe qui fabrique Afrique Education, Merci d'avoir accepté de souffrir avec nous de l'absence du magazine chez les marchands de journaux. Trois mois sans nous lire, c'est beaucoup trop autant pour vous que pour nous.

Dans une lettre adressée au président de la RDCongo, Félix Tshisekedi, à l’occasion des 60 ans de l’indépendance de ce pays, le roi Philippe a écrit : “Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés”.

Téhéran a émis un mandat d’arrêt pour « action terroriste » et « meurtre » à l’encontre de Donald Trump et 35 autres Américains, impliqués dans le bombardement en Irak qui avait tué le général Qassem Soleimani.