Politique

Faure Gnassingbé s'est rendu, il y a quelques jours à Libreville, pour rencontrer son frère, Ali Bongo Ondimba. Les contacts entre ces deux chefs d'Etat sont réguliers. Ils se téléphonent quasi-quotidiennement. S'il n'a échappé à personne que le président du Gabon avait fait appel à une femme économiste à la primature en août dernier, la compétence féminine est, aussi, au centre de la formation du nouveau futur gouvernement togolais. Depuis ce lundi, 28 septembre, en effet, Victoire Sidémého Tomegah-Dogbe va remplacer Komi Selom Klassou au poste de premier ministre.

La  paix en Centrafrique passe par la réconciliation entre les communautés chrétiennes et musulmanes, entre les victimes et les membres de milices qui ont commis des exactions et des crimes.

Le dimanche, 20 septembre 2020, l’opposition ivoirienne, réunie autour de l’ancien président, Henri Konan Bédié, a appelé les Ivoiriens à une désobéissance civile, concept forgé par l’Américain, Henry-David Thoreau, qui refusa de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique et passa une nuit en prison pour ce refus (cf. H.-D. Thoreau, “La désobéissance civile”, 1849). L’objectif de Thoreau, en refusant de payer cette taxe, n’était pas nécessairement de combattre l’injustice sociale mais de ne pas la cautionner. Il se plaçait donc sur un terrain purement moral ou subjectif. En d’autres termes, il voulait être en accord avec lui-même.

En campagne électorale avant l'heure (la campagne officielle devrait démarrer le 15 octobre), le « menteur d'Abidjan » a terminé, samedi, 26 septembre, sa tournée de 4 jours dans la région de la Marahoué où ses partisans ne cessent d'évoquer le Coup KO qu'il devrait asséner à son adversaire désormais unique, le candidat indépendant, KKB (Kouadio Konan Bertin). Alors que Henri Konan Bédié (PDCI) et Pascal Affi N'Guessan (FPI) ont eu la sagesse de jouer la stratégie de toute l'opposition qui a décrété le Tout Sauf Ouattara (TSO), KKB devrait sentir le piège qui lui est tendu. Homme politique en devenir, il ne devrait pas prêter le flanc devant un Ouattara en fin de course et de carrière, qui sait tout acheter sur son passage (avec l'argent de l'Etat) : KKB s'entêterait-il à croiser le fer avec Ouattara parce qu'il a encaissé 500 millions de F CFA (750.000 euros), comme il se raconte, afin qu'il l'accompagne (absolument) à cette élection ? KKB devrait démentir cette information en annonçant rapidement son retrait de la course pour y laisser Ouattara s'embrouiller tout seul. Sachant que lui-même n'irait pas au bout du processus car le prochain président de Côte d'Ivoire ne s'appellera (certainement) plus Alassane Dramane Ouattara. Voici le message qu'un ami de la Côte d'Ivoire adresse à KKB que les amis d'Adama Bictogo (le Mossi du RHDP) considèrent, déjà, comme du gibier électoral pour leur candidat.

Depuis le lancement, dimanche, 20 septembre, de la désobéissance civile par le président, Henri Konan Bédié, plusieurs localités à l'intérieur du pays, ont commencé à bouger. Il restait le mot d'ordre national pour que la machine soit mise en route. Ce mot d'ordre sera donné ce samedi, 26 septembre, dans Abidjan où il n'y aura pas moins de trois grands meetings à cet effet. "Le menteur d'Abidjan" n'a qu'à bien se tenir.

Après avoir joué les prolongations de cinq mois à cause du coronavirus, le premier ministre, Komi Selom Klassou, a, finalement, tiré sa révérence en présentant, ce vendredi, 25 septembre, sa démission au chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, qui l'a acceptée.

Voilà donc la Russie qui prend pied en plein cœur de l'Afrique où le président, Faustin Archange Touadéra, vient d'autoriser l'ouverture (officiellement) d'une « antenne du ministère russe de la Défense » à Bangui. En réalité, il s'agit d'une structure qui va, rapidement, muter en base militaire primaire avec des objectifs de défense assignés à ce type de structure. Dépêché en Centrafrique, spécialement, à cet effet, le général, Oleg Polguev, est arrivé, fin août, à la tête d'une importante délégation d'officiers supérieurs russes.

Les Ouattaristes et autres partisans du « menteur d'Abidjan » en ont eu pour leurs frais. Après avoir dit tout et son contraire sur l'absence, dimanche, 20 septembre, à la Maison du PDCI, à Cocody, du candidat du FPI, Pascal Affi N'Guessan, ils ont dû avaler leur langue après avoir vu que les deux chefs de l'opposition vibraient au même diapason. En effet, le Grand Pascal (à l'inverse du petit Alassane tricheur et faussaire) est resté égal à lui-même, sans dévier de sa ligne de conduite qui est de faire partir, par tous les moyens légaux, y compris par la désobéissance civile et la paralysie du pays, « le menteur d'Abidjan » comme l'a, justement et opportunément, demandé Henri Konan Bédié, dimanche, 20 septembre. Un mot d'ordre qui donne des insomnies à Ouattara.

Quelque 64 pays riches, dont les membres de l'Union européenne, ont accepté de financer des doses de vaccins contre le Covid-19 en solidarité avec les pays pauvres. Les Etats-Unis (où on vient de dépasser les 200.000 morts covid) et la Chine, qui ont quitté l'OMS, n'en font pas partie. Par méchanceté et chantage présidentiels pour les Etats-Unis et par opportunisme pour la Chine. Mais, il y a un autre souci à prendre en compte : la volonté manifeste de certains financiers du médicament de régler le problème du réchauffement climatique dans le monde, en réduisant drastiquement (avec les vaccins) la surpopulation africaine et du tiers-monde. Rien que cette idée est condamnable.

Afrique Education vous dit depuis plusieurs jours que la peur a changé de camp et que « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) et sa très intrigante et affairiste épouse, Dominique ex-Folloroux, ont, véritablement, perdu le sommeil. Au sens propre comme au sens figuré. Ce que Ouattara avait planifié comme « promenade de santé » pendant son dernier déjeuner avec son ami, Emmanuel Macron, devient un noeud de plus en plus difficile à défaire.

Les archevêques et évêques de Côte d'Ivoire, au terme de leur 113e Assemblée plénière à Agboville (13-17 juin 2019), constataient que “progressivement s'install[ait] dans notre pays un climat de peur et de terreur”, estimaient que “les prochaines élections [devaient] être transparentes, crédibles et pacifiques pour que tous acceptent les résultats comme expression de la volonté de la majorité des Ivoiriens” et appelaient “le pouvoir exécutif à garantir aux personnes et aux institutions, notamment, la Commission électorale indépendante (CEI), une totale indépendance [car], “si l'arbitre est à la fois joueur et arbitre, la fin de la compétition est déjà connue”. Les prélats regrettaient aussi le fait que des “armes circulent encore dans notre pays”.

Qui cherche trouve. Ouattara « le menteur d'Abidjan » a cherché un 3e mandat auquel il n'a pas droit, il va trouver tout le pays dressé contre lui à partir de ce lundi, 21 septembre. Les chefs des partis politiques de l'opposition et de la société civile ont tenu, ce dimanche, 20 septembre, une réunion autour du doyen de l'opposition, Henri Konan Bédié, à la Maison du PDCI, à Cocody, pour analyser la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays. A l'issue de cette rencontre, ils ont décidé de lancer un mot d'ordre visant à paralyser le pays dès le lendemain, 21 septembre. Objectif : obtenir le retrait du candidat Ouattara de cette présidentielle et entreprendre des actions en vue de la tenue d'une élection transparente, inclusive et apaisée. Bien entendu, le journal de 20 h 00 de la RTI (Radio télévision ivoirienne, télévision d'Etat), cette chaîne qui ne « rassemble » pas, a, totalement, passé sous silence ce grand moment, cette grande réunion de l'opposition de ce dimanche, 20 septembre. Il faut juste indiquer que le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, le directeur général de la RTI et la directrice de l'Information de la RTI, sont, tous, de confession musulmane et doivent leurs nominations à la politique de « rattrapage ethnique » prônée par le « menteur d'Abidjan » en personne. Ouattara est un tribaliste hors pair ! Cela dit, honte à la présentatrice (aux ordres) Marie-Laure Ngoran qui n'en a pas touché un mot, de peur de perdre sa place de présentatrice du 20 h. Alors qu'il s'agissait juste d'une information à communiquer au public. Voici, du reste, la déclaration des chefs de parti, de la société civile et des syndicats, à l'issue de leurs travaux de ce 20 septembre :

L’actualité nous rappelle que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, doit se poursuivre et se renforcer. L’hebdomadaire d’extrême-droite, « Valeurs actuelles », représente une députée noire (de la France Insoumise) - Danièle Obono - telle une esclave tandis que Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, minimise le racisme dans ce sport (« Il n'y a pas de racisme en football ou très peu »). Nicolas Sarkozy amalgame à la télévision et à une heure de grande écoute les singes, les nègres et les noirs à la suite d’une polémique de plusieurs jours pendant lesquels des personnes ont placé leur énergie à défendre l’emploi du mot « nègre » dans un livre d’Agatha Christie. C'est ce même Sarkozy, alors qu'il effectuait, une visite officielle, le 26 juillet 2007, à Dakar, avait raté l'occasion de se taire, en affirmant : « L'homme africain n'est pas suffisamment entré dans l'histoire ». En amalgamant consciemment singes, nègres et noirs, il n'est pas à son premier essai. Il est un affreux récidiviste. Dans le même temps, les chaînes d’info et notamment « C News » (propriété de Vincent Bolloré « l'Africain »), loin de toute déontologie journalistique, organisent, presque chaque jour que Dieu fait, la montée des malveillances racistes dans la société française dans l'indifférence générale des hommes politiques.

« Le menteur d'Abidjan » n'organisera pas son hold up électoral en vase clos. Loin des regards de la communauté internationale, en dehors de la CEDEAO complaisante. Un bloc solide est en train de se constituer pour empêcher son passage en force. Ce bloc est composé des trois candidats validés par le Conseil constitutionnel, mais aussi, de tous les autres recalés dont l'ancien président, Laurent Gbagbo, l'ancien premier ministre, Guillaume Soro, les anciens ministres, Albert Mabri Toikeusse et Amon Tanoh. Voyant le mauvais chemin que prend le processus électoral dans le pays, la communauté internationale commence à se faire entendre. C'est ainsi que l'Union européenne a fait part de son inquiétude, ce vendredi, 18 septembre, dans un communiqué qui demande au président, Alassane Ouattara, de bien vouloir faciliter une élection inclusive et transparente.

Les choses sont claires pour tout le monde en Centrafrique. Après avoir bénéficié du soutien de la France, au deuxième tour de la présidentielle de 2016, Faustin Archange Touadéra lui a tourné le dos et signé un accord avec la Russie qui englobe l'aspect « Sécurité et Protection personnelle ». Un bon camouflet pour Paris. Mais, très mauvais communicant, le président centrafricain a laissé tout dire sur les raisons de cette volte-face tandis que ses détracteurs montraient son ingratitude envers ceux qui l'avaient aidé à devenir chef de l'Etat. Depuis l'arrivée de la Russie, le Centrafrique est devenu un pays où la France rase les murs. Ou presque. Bref, pour les autorités, le Centrafrique n'est pas la chasse gardée de Paris.
Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq est donc arrivée ce jour, à Bangui, sur un terrain bien (bien) miné. Officiellement, elle vient superviser le transfert d'autorité à la tête de la Mission EUTM-RCA (European Union Training Mission – RCA) entre le général français, Eric Peltier et le général portugais, Paulo Neves de Abreu). Mais, nul doute qu'elle parlera de la présence russe et de la future présidentielle dans le pays où le repositionnement de la France n'est plus évident. En dehors de sa consoeur, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, elle s'entretiendra avec Faustin-Archange Touadéra, à ce sujet, dans l'espace que voudra bien lui affecter le conseiller russe en sécurité du président, qui tient son agenda des audiences.

La parole de l'ex-chef des Forces nouvelles était fortement attendue au lendemain de son exclusion de la liste des candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre. Cette parole est venue jeudi, 17 septembre, matin, dans un grand hôtel parisien où l'ancien premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale n'a pas hésité à déverser sa bile sur celui qu'il avait aidé à accéder au pouvoir, par le biais des armes, et qui, aujourd'hui, le lui rend, en lui collant 20 ans de prison et son exclusion de l'élection présidentielle. Pourtant, Soro jure qu'il va bel et bien participer à cette élection dont il demande, par ailleurs, le report pour plus de transparence. Pour obtenir celui-ci, il souhaite l'union de tous les trois candidats sélectionnés pour concourir avec « le menteur d'Abidjan » : Henri Konan Bédié du PDCI, Pascal Affi N'Guessan du FPI et Kouadio Konan Bertin (Indépendant).

Président du Conseil constitutionnel de 2011 à 2015, le professeur, Francis Wodié, n'est pas un fort en thème. Agrégé des facultés françaises de droit public, il est le meilleur publiciste de Côte d'Ivoire. Il ne discute sa compétence dans ce domaine avec personne dans son pays. De nature discret, il s'est cru obligé, par devoir, d'élever la voix parce qu'il ne peut plus rester muet devant le massacre juridique que le Conseil constitutionnel dont il connaît le fonctionnement de l'extérieur comme de l'intérieur, fait l'objet, actuellement, sous la pression de celui que les Ivoiriens appellent, « Le menteur d'Abidjan ». Entendez Alassane Dramane Ouattara ! Nous vous livrons son communiqué d'indignation et de mise au point sur le plan du droit.
Rappelons que c'est le énème communiqué de ce genre dont le but est de raisonner Ouattara qui semble avoir perdu complètement la tête. C'est comme s'il était devenu fou. Avant le professeur Wodié, il y a eu le cardinal de Côte d'Ivoire et ami du couple Ouattara, Mgr Jean-Pierre Kutwa, qui lui a dit, publiquement, devant la cathédrale d'Abidjan, que sa candidature était « non nécessaire ». Il y a, aussi et surtout, eu les présidents de Guinée Bissau, Général Sissoko Umaru Embalo, et du Nigeria et superpuissance régionale, Général, Muhammadu Buhari, qui l'ont mis en garde contre le 3e mandat, qui est une menace contre la paix dans la sous-région. La guerre et sa cohorte de morts et de biens détruits, arrive à grands pays en Côte d'Ivoire où on note déjà beaucoup de troubles avec des voitures brûlées, les routes coupées, et des morts comme, il y a deux jours à Bonoua où on a compté 5 morts (4 jeunes et une femme). La tension monte partout y compris dans Abidjan. « Le menteur d'Abidjan » portera seul l'entière responsabilité de cette fâcheuse situation.

La plateforme de l’opposition, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), qui soutient le président, Laurent Gbagbo, a lancé, au lendemain du rejet de sa candidature à la présidentielle d'octobre, un appel pressant au peuple ivoirien à la mobilisation afin de faire barrage (par tous les moyens) à la forfaiture et à la dictature du « menteur d'Abidjan ». Le Pr Georges-Armand Ouegnin, président de EDS, Dr Assoa Adou, secrétaire général du FPI et l'incontournable vice-présidente du parti, Simone Ehivet Gbagbo, ont tenu une conférence de presse au siège du parti pour crier leur colère et lancé l'appel à la mobilisation générale contre la dictature en place.
Il faudrait quand même souligner la méchanceté de l'actuel chef de l'Etat qui a refusé un passeport diplomatique et même un simple passeport ordinaire à son prédécesseur, qui, lui, quand il était chef d'Etat, avait, généreusement, octroyé un passeport diplomatique non seulement à lui, Ouattara « le menteur d'Abidjan », mais aussi, à sa "mère". Ceux qui soutiennent cet individu actuellement perché au pouvoir à Abidjan, doivent savoir qu'il est un homme sans cœur. Il est capable de tuer père, mère, femme(s), enfants, neveux, nièces, oncles, tantes, beaux-parents, etc. pour garder le pouvoir. Malheureusement pour lui, ce ne sera plus possible cette fois car il ne sera pas le prochain président de la Côte d'Ivoire. C'en est fini de l'i-n-f-a-n-t-i-l-i-s-a-t-i-o-n du grand peuple de Côte d'Ivoire par le couple Ouattara.
On imagine à peine croyable que dans ce contexte, « le menteur d'Abidjan » a osé proposé au président, Laurent Gbagbo, de rester neutre (sans donner un mot d'ordre) pendant cette élection (à laquelle il a été exclu par ses manœuvres) pour pouvoir revenir en homme libre en Côte d'Ivoire, au lendemain de la présidentielle. Ce marché (que Gbagbo a rejeté immédiatement) est tellement insultant qu'il a le mérite de montrer le degré de considération de Ouattara envers les Ivoiriens qui l'avaient pourtant généreusement accueilli. Pour « le menteur d'Abidjan », les Ivoiriens ne méritent aucun respect. Ils ne sont que des sous-hommes.

Quand les historiens de cette présidentielle écriront l'histoire de la Côte d'Ivoire, ils se rendront compte de la méchanceté, de la roublardise, de la manipulation, du mensonge perpétuel que Ouattara usait pour infantiliser le grand peuple de Côte d'Ivoire. Il sera déjà tard car le forfait aura été commis. Ouattara fait en Côte d'Ivoire ce qu'il n'aurait jamais essayé de faire dans son pays d'origine, le Burkina Faso. Il s'est tout permis dans ce pays (qui l'a généreusement accueilli et qu'il a finalement asservi). Il va, aujourd'hui, jusqu'à décider qui va l'affronter à la prochaine présidentielle et comment, sans que personne ne lui dise « Stop ». C'est pourquoi il continuera dans les prochains jours à défier le peuple de Côte d'Ivoire jusqu'à ce que quelqu'un lui dise « Ca suffit ». Ce moment n'est plus loin. Car le pays commence à bouger du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, et « le menteur d'Abidjan » commence à avoir peur, peur d'y laisser sa peau et celle de sa femme, abandonnant du coup leur immense fortune amassée sur le dos des Ivoiriens. Cet individu redoute l'issue qui lui semble réservée parce qu'il est allé trop loin dans le conditionnement du peuple ivoirien qui n'a que trop souffert et qui, comme un esclave ayant tellement enduré de son maître, finit par avoir raison de lui.
Le professeur, Mamadou Koulibaly, est un grand combattant. Dire que « le menteur d'Abidjan » le craint est une litote. C'est l'un des rares sinon le seul en Côte d'Ivoire à pouvoir contrarier, scientifiquement, les chiffres faux que Ouattara aligne comme succès économiques. Candidat à l'élection présidentielle en 2015, il ne l'est plus cette fois parce que Ouattara en a décidé autrement. Pas le Conseil constitutionnel, mais, Alassane Ouattara. Nous publions sa révolte ci-dessous, après qu'il ait été écarté de cette compétition qu'il prépare depuis cinq ans. Mais Mamadou dit que la lutte continue et elle va continuer jusqu'à la victoire finale, qui est proche. Car le mal ne triomphe jamais devant le bien.

Si la politique est la gestion de la Cité (polis en grec) et “la forme la plus haute de la charité” (dixit le pape Pie XI, le 18 décembre 1927, aux universitaires catholiques italiens), alors tout chrétien qui en a la compétence devrait y prendre part dans un esprit de service, de gravité, de lucidité, de rigueur, d’imagination, de détachement et de non-compromission.