CIO : Lamine Diack jette l'éponge

Le Sénégalais, Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé, a démissionné du Comité international olympique (CIO) dont il était membre honoraire.

Contrairement à Sepp Blatter, qui avait été contraint à la démission, après avoir annoncé une énième candidature fatale à la présidence de la FIFA, Lamine Diack, lui, a, non seulement, su passer le témoin, le 19 août dernier, au Britannique, Sebastian Coe, à la présidence de l'IAAF, mais il a, aussi, eu l'intelligence d'anticiper sur certaines décisions qui pouvaient dans l'avenir lui être fatales. Les révélations de ces derniers jours le persuadent, en effet, d'abandonner son mandat au CIO où il n'aurait pas pu regarder ses collègues dans les yeux. Lui le corrompu en même temps corrupteur. Il n'a pas tardé à prendre cette décision logique, après sa suspension, mardi, 10 novembre, de sa fonction de membre honoraire du CIO. Il a, vite, tiré toutes les conséquences.

Lamine Diack, 82 ans, était entré comme membre du CIO, en 1999, au titre de président de l'IAAF, poste duquel il a démissionné en août. Atteint par la limite d'âge, il en était devenu, en 2013, à 80 ans, membre honoraire.

Les enquêtes dans cette vaste entreprise de corruption au sein de l'IAAF ne faisant que commencer, nul doute qu'il y aura, dans l'avenir, de nombreux éclaboussements, aussi bien, chez d'autres dirigeants de l'IAAF, pour le moment, épargnés, mais aussi, dans certaines fédérations nationales d'athlétisme. Le grand déballage est même possible pouvant accélérer les enquêtes et la mise à nu des pratiques.

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