FIFA : Gianni Infantino élu président

Gianni Infantino en tête au premier tour.
Ainsi, donc, après un Suisse, il y aura un autre Suisse à la présidence de la Fifa. C'est comme si c'était leur chose. A l'issue du premier tour, l'Italo-Suisse, Gianni Infantino, est, en effet, arrivé, légèrement, en tête, avec 88 voix sur 207, devant le Bahreïni, Cheikh Salman (85 voix). Le prince Ali de Jordanie (27 voix) et le Français Jérôme Champagne (7 voix) arrivant loin derrière. Personne n'ayant rassemblé les 138 voix requises, un second tour est organisé, à l'issue duquel une majorité simple (104 voix) suffit pour être élu.

Un scrutin mondial. 
Le nouveau président est élu par les 209 fédérations membres de la Fifa, qui disposent, chacun, d'une voix (en réalité 207 car l'Indonésie et le Koweït, suspendus, sont privés de vote).

Sans Michel Platini. 
L'ancien numéro 10 des Bleus était LE grand favori quand il s'est présenté le 29 juillet. Mais depuis, le président de l'UEFA a été mis hors-jeu par l'affaire du paiement controversé de 1,8 million d'euros, en 2011, pour un travail de conseiller, entre 1999 en 2002, et ce, sans contrat écrit. Il a été suspendu six ans de toutes activités liées au football. 

Sans Tokyo Sexwale.
Le seul candidat africain, le Sud-Africain, Tokyo Sexwale, aura été la honte du continent. Après s'être porté candidat, il n'a jamais réellement fait campagne et s'est même retiré avant la vote. On a besoin de lui demander : tout ça pour ça ?

Commentaires

Mohamed Abdilla... (non vérifié)
L'élection de la FIFA est un spectacle. Le système de Blatter-Platini continuera à fonctionner, la corruption prendre une autre forme. Le système de corruption mis en place par les dirigeants de la FIFA ne peut être combattu si les fédérations régionales et nationales ne font pas le ménage dans leurs espaces. Au-delà de la FIFA, c'est tous les sports qui sont touchés par la gangrène corruptive du libéralisme, de l'argent, de l'argent provenant de la drogue, de l'argent voté aux travailleurs.es, aux spectateurs.es, qui soutiennent les clubs. Gianni Infantino est un homme du système, qu'est-ce qu'il peut changer? On sait comment ont terminé leurs mandants, ceux qui avaient promu un changement. Le Yes we can d'Obama est resté lettre morte. Que va changer le nouveau président de la FIFA? C'est une vraie déception pour celles et ceux qui attendaient un homme hors du système UEFA. L'autre déception, c'est le comportement du candidat africain. Mais qu'est-ce qu'il jouait? Une élection se prépare, on va jusqu'au bout.

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