Afrique du Sud

Manifestations Anti-Zuma, tensions au sein du gouvernement, défaite électorale : le Congrès national africain (ANC) traverse une période de turbulences qui pose la question de l'avenir du président sud-africain et, au-delà, celui du parti au pouvoir.

La vie de Mgr Desmond Tutu n'est pas en danger. Opéré, ce mercredi, 7 septembre, au Cap, il récupère bien et, sera, bientôt, de retour, à la maison, à la grande satisfaction des siens.

Véritable honte pour, non seulement, l'Afrique du Sud, mais aussi, pour l'Afrique toute entière, Jacob Zuma, à cause de sa très mal-gouvernance caractérisée par des scandales de « fesses » quand ce ne sont pas les détournements de fonds massifs, refuse de tirer les conséquences de son échec en démissionnant, même après avoir fait perdre plusieurs grandes municipalités à l'ANC, lors des dernières élections locales, début août. Conséquence : les militants de ce grand parti en viennent, maintenant, aux mains, pour se faire entendre. C'est ce qui s'est passé, ce lundi, 5 septembre, à Johannesburg, une grande ville, passée à l'opposition, il y a quelques semaines.

Le principal parti d'opposition en Afrique du Sud, l'Alliance Démocratique (DA), a annoncé, mercredi, 17 août, qu'il ne serait pas en mesure de former de coalition municipale dans la capitale Pretoria où il avait devancé le parti au pouvoir, l'ANC.

La suprématie de l'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l'apartheid, est malmenée après des municipales où la formation du président, Jacob Zuma, a enregistré un recul historique au niveau national et perdu sa majorité dans des villes symboliques comme la capitale Pretoria.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a exhorté, dimanche, 31 juillet, les électeurs à voter, massivement, pour son parti, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, depuis 1994, lors des élections municipales de mercredi, 3 août, un scrutin qui s'annonce, âprement, disputé et pourrait voir l'ANC perdre plusieurs villes clés.

Après avoir permis à Jacob Zuma de gagner du temps en allongeant la procédure, la très indépendante justice sud-africaine est, finalement, arrivée à le coincer. Elle lui accorde ni plus ni moins 45 jours pour payer ce qu'il doit à l'Etat : 500.000 dollars.

Des frères jumeaux islamistes, arrêtés, ce week-end, près de Johannesburg, planifiaient de faire exploser l'ambassade des Etats-Unis et des institutions juives en Afrique du Sud, a affirmé la police, un mois, après une mise en garde de Washington contre des risques d'attentats dans le pays. Ces révélations sont faites pendant la visite de Jacob Zuma en France.

L'Inde semble vraiment décidée à courtiser l'Afrique afin d'y gagner de substantielles parts de marché. C'est tellement évident que les contacts sont noués par ses principaux dirigeants : après le président, Pranab Mukherjee, en juin dernier, au Ghana, en Côte d'Ivoire et en Namibie, c'est au tour du premier ministre indien, Narendra Modi, de visiter le Mozambique, l'Afrique du Sud et le Kenya.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, doit rembourser à l'Etat 500.000 dollars dans le scandale de sa résidence privée, a recommandé, lundi, le 27 juin, le ministère des Finances, chargé par la Justice de déterminer le montant de la somme due.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, pourra, de nouveau, être poursuivi pour corruption dans une affaire de contrat d'armement, selon une décision de justice de, vendredi, 24 juin, qui fragilise, un peu plus, son leadership, à quelques semaines d'élections municipales à haut risque pour son parti.

Le pouvoir sud-africain de l'inqualifiable Jacob Zuma vient encore de frapper. Il vient de juger « illégale » la bourse qu'octroyait la municipalité d'Uthukela aux jeunes filles vierges. Les arguments avancés sont toutefois fallacieux et ne tiennent pas la route.

Homme de principe, de devoir et de responsabilité, Nelson Mandela est resté fidèle à son image. Même plusieurs années après sa mort. Pour preuve, tous les heureux bénéficiaires de son héritage ne sont pas toujours ceux qu'on croyait.

Afriqueeducation.com annonce, rarement, les mariages même quand il s'agit de celui d'un fils ou d'une fille de chef d'Etat. Nous dérogeons à cette règle, aujourd'hui, car c'est un fait inédit qui mérite d'être signalé : la fille de Mgr Desmond Tutu, actuellement, en voyage de noces, vient d'épouser une femme. Elle ne prendra plus la direction de l'église anglicane sud-africaine, comme prévu.

Julius Malema a juré d'avoir la tête du très indigne, Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud et de l'ANC. Il ne perd aucune occasion pour parvenir à cette fin. Le parlement sud-africain a, une fois de plus, été le théâtre d'une bagarre générale entre les députés de Malema et les forces de sécurité qui protégeaient Jacob Zuma. L'ambiance est électrique. Mandela ne reconnaîtrait plus son pays.

Jacob Zuma fait le dos rond devant les nombreuses demandes de démission, aussi bien, au sein de son parti, l'ANC, que dans le reste du pays, dont il fait l'objet. Mais jusques à quand ?

Pas d'étonnement. Ce n'est pas un poisson d'avril non plus. Nelson Mandela, Le Grand Madiba, a atterri en Palestine. Pas en chair et en os. Mais en statue géante qui vient d'être offerte, à Ramallah, par l'Afrique du Sud.

Les demandes de démission de Jacob Zuma se succèdent en Afrique du Sud. Les partis politiques d'opposition et les ONG ne sont plus les seuls à réclamer son départ. Le relais semble maintenant transmis aux vétérans de l'ANC, compagnons de route de Nelson Mandela, qui estiment que Zuma, discrédite l'Etat. Terminera-t-il son mandat alors que son ancienne épouse, Xhosazana Dlamini-Zuma, a annoncé ne pas vouloir briguer un second mandat, à la présidence de la Commission de l'Union africaine ?

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a subi un revers cinglant, jeudi, 31 mars, avec un arrêt historique de la plus haute juridiction du pays qui l'a reconnu coupable d'avoir violé la Constitution en utilisant des fonds publics pour sa résidence privée et lui a ordonné de rembourser cet argent.

Jacob Zuma n'exaspère pas seulement l'opposition et la société civile. Dans son propre camp politique, on n'a marre de ses multiples et nombreuses frasques. Son dernier exploit, c'est de s'attirer l'animosité d'un compagnon de Nelson Mandela qui lui demande officiellement de démissionner.