Alassane Ouattara

L'actuel patron du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, pourrait redevenir le président de la République de Côte d'Ivoire, en 2020, après les deux mandats constitutionnels du président, Alassane Ouattara. Il avait perdu le pouvoir en décembre 1999 à la suite du coup d'état perpétré par le général, Robert Gueï, sous l'instigation de « jeunes gens » (militaires) dont la plupart était manipulée par Alassane Ouattara, à l'époque, ostracisé du fait de ses origines. Le verrou de la limitation d'âge ayant sauté dans l'actuelle constitution (de 2016), il se présentera à cette élection à l'âge de 83 ans. Au sein du PDCI, on s'y prépare déjà.

La Côte d'Ivoire veut mobiliser la somme de 1,2 milliard de dollars (environ 600 milliards de F CFA), sur le marché international des capitaux. Objectif : financer son budget 2018 estimé à 6.756 milliards de F CFA, soit, près de 11 milliards de dollars. Le budget de cette année est financé à près de 50% par les emprunts et apports extérieurs. Le président, Alassane Ouattara, veut doter la Côte d'Ivoire d'infrastructures pour lui permettre de devenir émergente vers 2020, comme il a, toujours, annoncé. D'où cet endettement somme toute maîtrisé.

Tant pis pour les oiseaux de mauvais augure. Ceux qui renvoyaient le projet de création d'une monnaie commune à tous les pays de la CEDEAO aux calendes grecques en ont pour leur grade. Le 21 février, à Accra, la création de cette monnaie a été entérinée. Le processus se fera à plusieurs vitesses. Les pays qui seront prêts l'adopteront immédiatement. Ceux qui ne le seront pas attendront d'être prêts avant de rejoindre le train en marche. Cela voudrait dire qu'en 2020, le F CFA devra mourir de sa propre mort dans les pays membres qui auront rejoint la monnaie de la CEDEAO.

C'est le dernier combat du président Henri Konan Bédié. Le combat de sa vie. Après avoir perdu le pouvoir, en décembre 1999, de la façon dont tout le monde sait, il organise, avec intelligence et méthode, le retour du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) au pouvoir, après avoir rempli toutes ses obligations à l'endroit du parti allié, le RDR (Rassemblement des républicains) de son jeune frère, le président, Alassane Ouattara. A deux reprises, il a assuré sa victoire à la tête de l'Etat. Qui dit mieux ? Cette fois, c'est le PDCI qui devrait bénéficier du retour de l'ascenseur. Toutefois, il faut dire que les relations avec certains caciques du RDR ne sont pas simples. C'est, donc, au président de la République de raisonner ses partisans au sein du RDR pour que le RHDP conserve le pouvoir.

A un peu plus de deux ans de son départ définitif du pouvoir, le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, reste confronté à une sérieuse défiance de son autorité par l'armée. On l'a vu cette première semaine de janvier, les militaires de la caserne de Bouaké attaquant une unité du CCDO (Unité mixte chargée de la sécurité) pour dénoncer à, leurs manières, les propos du chef de l'Etat à l'occasion de ses vœux de fin d'année, mais aussi, et surtout, ceux du ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, et du chef d'état major des armées, le général, Touré Sékou, qui semblaient affirmer urbi et orbi que sur le plan de l'ordre et de la discipline au sein de la « Grande Muette » ivoirienne, 2017 avec sa série de mutineries et de sorties intempestives des forces de défense et de sécurité, ne ressemblerait pour rien au monde à 2018.
Bakayoko et Touré ont dû, rapidement, regretter cette sortie, leurs propos ayant, littéralement, jeté de l'huile sur le feu qui couvait sous la cendre. Maintenant, c'est clair que l'armée ivoirienne, est un sac de nœuds (difficiles à défaire) où le courant ne passe, nullement pas, entre Pro-Ouattara et Pro-Gbagbo, où les Pro-Sorro sont en guerre contre tous ceux qui veulent détruire la carrière politique de l'actuel président de l'Assemblée nationale, et qui se recrutent, essentiellement, dans les entourages politiques du premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, et de Hamed Bakayoko. Dur dur, donc, pour Ouattara qui a annoncé, le 31 décembre 2017, l'avènement d'une « armée républicaine » avant de quitter le pouvoir en octobre 2020. On en est très très loin.

On ne tardera pas à savoir quelle capitale occidentale a mandaté Alassane Ouattara pour faire savoir au président zimbabwéen, Robert Mugabe, qu'il était temps pour lui de quitter le pouvoir. Au nom de qui parle-t-il alors que l'Union africaine et la SADC appellent au respect de l'ordre constitutionnel ? La constitution du Zimbabwe pour le président ivoirien ne serait qu'un chiffon de papier ? Il est, vraiment, étonnant et curieux qu'Alassane Ouattara, qui est l'un des rares présidents (avec son homologue sénégalais Macky Sall) à être accusé de (grand) pion de l'Occident en Afrique et qui soutient, mordicus, le maintien du F CFA avec toutes ses fonctionnalités (coloniales), malgré le refus des élites africaines, veuille donner son avis (sans que personne ne la lui ait demandé) alors que les pays de la SADC au premier rang dans cette crise, observent une prudence à toute preuve, au regard de la grande complexité de la situation. Ouattara, une fois de plus, donne du grain à moudre aux Africains qui pensent qu'il est le prototype de chefs d'Etat dont les Africains n'ont plus besoin.

Le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, gère sa majorité présidentielle selon les critères qui lui sont propres. Quand il semble être en position de force avec son parti, le RDR, il laisse tomber l'idée du parti unifié. Quand il se trouve en grande difficulté, comme actuellement, notamment, au sein du RDR où rien ne va plus avec son principal allié, celui-là même qui lui avait permis d'accéder au pouvoir, Guillaume Soro, il revient voir son « aîné », Henri Konan Bédié, pour relancer le processus de constitution du parti unique. Les deux grands responsables du RHDP se sont rencontrés, mardi, 31 octobre, au soir, pour acter, à nouveau, le lancement du processus visant à la constitution du parti unique dont personne ne connaît, encore, le nom qu'il portera. Afriqueeducation.com annonce, d'ores et déjà, à « l'aîné » d'Alassane Ouattara qu'il risque, une nouvelle fois, de se faire manipuler.

Afriqueeducation.com n'était pas encore né. Ce média en ligne n'a que deux ans. Ni sa version papier qui a 25 ans d'âge. Mais les journalistes de ce groupe peuvent confirmer que le 15 octobre 1987, fut un jour de deuil pour eux tous, quand ils entendirent les radios internationales annoncer l'assassinat crapuleux du président, Thomas Sankara. La journée fut gâchée pour eux tous, comme si Thomas était un membre de leur famille. Ce président était proche d'eux, par ses idées, ses comportements, son amour pour une Afrique prospère, sans guerre, débarrassée de ses puissances néocoloniales qui l'empêchent d'avancer, d'évoluer. Veuve Mariam Sankara, une femme digne dans la douleur et l'adversité, a montré l'exemple aux Burkinabé et aux Africains comment on doit se tenir, se comporter, dans une telle déchirure. Tôt ou tard, l'Afrique devra célébrer son mari, Thomas, à travers elle, car ce couple fait partie des icônes, avec des grands Africains comme Nelson Mandela, et quelques autres, qui donnent de la fierté à notre beau continent, malgré le ciel qui nous tombe sur la tête.

Les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la zone franc se sont réunis, jeudi, 5 octobre 2017, à Paris, sous la présidence de l'ancien chiraquien, Bruno Le Maire, actuel ministre de l’Economie et des Finances, dans le premier gouvernement Macron. Alors qu'un peu partout, en Afrique de l'Ouest et du Centre (Dakar, Cotonou, Douala, etc.), on n'a plus peur de brûler les billets CFA (malgré la pauvreté ambiante), devant les caméras des télévisions, comme pour signifier le dégoût des populations pour cette monnaie, suprêmement, coloniale, maintenue pour perpétuer la domination française sur les économies des 15 pays africains (CEMAC, UEMOA et Comores), les argentiers africains réunis, à Paris, ont gardé leur queue entre les jambes, incapables de traduire cette préoccupation des peuples devant le représentant français de l'ordre colonial. De quoi inviter les Anti-CFA à redoubler la contestation car le combat est très loin d'être gagné.
Paris ne désarme pas pour autant. En marge des Assemblées Générales des Nations-Unies, à New York, le mois dernier, Emmanuel Macron avait chargé Alassane Ouattara d'une mission sur le CFA auprès de ses homologues de la zone. On n'a pas besoin d'avoir une licence de droit pour savoir de quoi il s'agissait.

L'armée ivoirienne a découvert une importante cache d'armes à Abidjan, selon une source de l'état-major, alors que la Côte d'Ivoire est secouée par une crise sécuritaire depuis plusieurs mois. Alors qu'il a, déjà, passé sept ans à la tête de l'Etat, le président, Alassane Ouattara, n'a, toujours, pas pu résoudre le problème de l'armée ivoirienne qui reste entier. Celle-ci est la principale menace pour la stabilité du pays. A trois ans de la fin de son deuxième et dernier mandat, peut-il, encore, résoudre ce lancinant problème que risque d'hériter son successeur ?

C'est un aparté assez inédit qui a eu lieu, lundi, 18 septembre, en marge de la 72e Assemblée des Nations-Unies, à New York. Pour la première fois, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a réuni quelques chefs d'Etat africains triés sur le volet, afin de leur parler Coopération de manière officielle. En réalité, c'est le conflit avec son puissant voisin et non moins puissance nucléaire, la Corée du Nord, qui a motivé cette rencontre. Objectif : couper tout lien (commercial) entre les pays africains (sous tutelle) et la Corée du Nord.

Professeur de littérature africaine à l'Université de Temple en Pennsylvanie (Etats-Unis), notre ami, Jean-Claude Djereke, n'y va pas de main morte contre le régime d'Alassane Ouattara dont il demande la chute sans porter les gants. Alassane Ouattara un chef d'Etat qui oeuvrerait contre les intérêts des Ivoiriens et qui recevrait ses ordres de Paris.

Alassane Ouattara, futur président réélu du RDR, dimanche, 10 septembre, à l'issue de son 3e Congrès ordinaire ? C'est une certitude puisque c'est lui-même qui s'était démarqué de cette fonction, après son élection à la tête du pays en 2010. Maintenant, il veut reconquérir ce poste pour quoi faire ? Pour imiter Ingénieur José Eduardo dos Santos quand il ne sera plus président dans trois ans ? Peut-être ! Pour tenir le RDR lui-même au moment où son rival de toujours, Henri Konan Bédié, dirigera son PDCI-RDA ? Sans doute ! Les grandes manœuvres commencent en Côte d'Ivoire, à trois ans d'une palpitante élection présidentielle à laquelle Ouattara ne sera plus candidat.

Les Français savaient que le F CFA est une monnaie impopulaire. Mais, ils ignoraient jusqu'à quel niveau elle l'était. Après l'emprisonnement (arbitraire) du panafricaniste, Kemi Seba, à Dakar, à la demande de la très néo-coloniale BCEAO, et sa remise rapide en liberté après la levée générale de bouclier, ils se rendent, aujourd'hui, compte que le F CFA est, tout simplement, vomi car les peuples africains n'en veulent plus. Que les chefs d'Etat comme l'Ivoirien, Alassane Ouattara, ou le Sénégalais, Macky Sall, continuent de le soutenir contre la volonté de la grande majorité des Ivoiriens et des Sénégalais, est une réalité qui en désole plus d'un en Afrique. Mais, ajoutons que ces deux dirigeants sont, strictement, minoritaires, dans cette position. Si Emmanuel Macron avait des doutes sur le crédit du F CFA en Afrique, il doit, maintenant, se rendre à l'évidence : qu'il retire, tout simplement, sa monnaie coloniale de la circulation en Afrique Zone Franc.

L'ancien président de Côte d'Ivoire et actuel président du PDCI et du RHDP, Henri Konan Bédié, vient d'en avoir pour son grade. Homme politique qui est tout sauf « faux », il n'a pas décelé, à temps, malgré de nombreuses mises en garde, que son « jeune frère », Alassane Ouattara, allait (comme il sait bien le faire) le tourner en bourrique. Complètement enfariné, aujourd'hui, le Grand Aimé Henri n'a plus que ses yeux pour pleurer, lui qui en voulait à certains de ses militants, qui osaient le mettre en garde contre Alassane Ouattara, homme qui a, rarement, respecté ses engagements.

Pendant que les délégations d'athlètes devant participer aux 8e Jeux de la Francophonie, posaient leurs valises, mercredi, 19 juillet, soir, dans des hôtels dédiés, des tirs nourris venant de l'Ecole de police se faisaient entendre. La poudrière de cette vénérable institution de formation a presque été, totalement, dévalisée par des militaires cagoulés venus d'ailleurs, tandis que des véhicules de passants ont été emportés et ce, dans une peur panique totale qui s'était emparée des habitants de ce secteur d'Abidjan (Cocody). Ces tirs nourris, dans les environs de 22 heures (Heure GMT et heure d'Abidjan) n'étaient pas seulement une façon de dire « Bienvenue » à Hamed Bakayoko, qu'Alassane Ouattara venait de nommer, avec les pleins pouvoirs, au ministère de la Défense pour contrer l'influence de Guillaume Soro dans les casernes. Ils étaient, aussi, une façon de rappeler au chef de l'Etat qu'il n'aura pas le sommeil léger tant qu'il ne respectera pas ses engagements (financiers) pris pendant la rébellion.

Hier Burkinabé, né comme tel et travailleur comme tel jusqu'à son arrivée à Abidjan comme « premier ministre » de Félix Houphouët-Boigny avec pour tâche de redresser l'économie du pays, Alassane Ouattara est, aujourd'hui, à Ouagadougou, pour participer au Sommet Côte d'Ivoire/Burkina Faso, non pas comme président du Burkina Faso mais comme président de Côte d'Ivoire. Car entre temps, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, celle qui a permis de prendre la Côte d'Ivoire en otage. Notre propos n'est ni d'encourager, ni de féliciter, ni de condamner, cette métamorphose, mais seulement, de rappeler un fait historique que doivent connaître les Africains.

La question est sur la bouche de beaucoup d'Ivoiriens : « Alassane Ouattara est-il un homme de parole, qui sait respecter ses engagements » ? Pour beaucoup, c'est Non ! A trois ans de la fin de son deuxième et dernier mandat, les revendications se font entendre de partout, même, des casernes militaires où les locataires de ces lieux se font rappeler à son bon souvenir. Pendant sa rébellion, Ouattara avait fait des promesses qu'il n'a pas tenues auprès de certains depuis qu'il est au pouvoir. Résultat : à trois ans de la fin de son parcours politique à la tête de l'Etat, beaucoup de rebelles d'hier, manquent, aujourd'hui, à l'appel des satisfaits. Au moment où le régime a fabriqué des centaines de milliardaires, du même et seul côté. Ceux qui sont bien lotis étaient, parfois, invisibles, hier, quand il fallait braver le danger au sein de la rébellion, en tirant le coup de feu. Voilà pourquoi, malgré le langage d'apaisement du pouvoir, ils se font entendre. Avec ou sans les armes. Dans la nuit de vendredi à samedi, des soldats de deux casernes d'Abidjan et de Korhogo, dans le Nord de la Côte d'Ivoire, ont attendu une heure du matin pour commencer à tirer à l'arme lourde. Bilan : trois morts. C'est un avertissement (presque) sans frais pour Ouattara, en attendant qu'il résolve, rapidement, leurs problèmes. Le régime a un peu d'argent pour satisfaire de telles promesses prises de longue date. Ce n'est qu'une question de volonté politique du chef de l'Etat.

Alassane Ouattara n'a fait que du Alassane Ouattara : rouler son aîné Henri Konan Bédié dans la farine. Il a attendu son deuxième et dernier mandat pour sortir le grand jeu. Après avoir montré son vrai visage à Mabri Toikeusse et Gnaniem Konan en les excluant (autoritairement) du RHDP (dont le président est Henri Konan Bédié), ainsi que, leurs formations politiques, il passe, aujourd'hui, à la vitesse supérieure devant un Henri Konan Bédié, totalement, politiquement, affaibli. Ce dernier était resté sourd, muet, aveugle, dans le passé, aux appels à la vigilance lancés par certains de ses cadres face au double visage du président de la République que tout le monde connaît. Bédié, en tout bon naïf, est en train de se faire avoir pour la deuxième fois par Ouattara, la première fois, c'est quand ce dernier l'avait, doctement, chassé du pouvoir en décembre 1999 par un coup d'état militaire, avant d'installer, provisoirement, à sa place, le général, Robert Gueï, qui venait de nulle part. Un pouvoir que Bédié cherche, toujours et encore, à reconquérir, de son vivant, alors que l'alternance en 2020, vu le comportement de son allié Ouattara, n'est pas à l'ordre du jour pour le PDCI-RDA. On peut se demander si Henri Konan Bédié est, réellement, le président qu'il faut au PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny ?

Les 6.000 « rebelles démobilisés », qui faisaient partie de la rébellion du président, Alassane Ouattara, pour chasser par les armes, le président, Laurent Gbagbo, dans les années 2000, et qui avaient choisi de retourner dans la vie civile au lieu d'intégrer l'armée comme 8.500 de leurs camarades à qui le pouvoir venait d'allouer 12 millions à chacun, ont bloqué l'entrée de la ville de Bouaké, dimanche, 9 juillet, pour rappeler à Alassane Ouattara qu'ils sont toujours dans l'attente de sa promesse. Ils ont, en effet, exigé une somme de 18 millions de F CFA, chacun, comme contrepartie de leur participation à la rébellion, qui a favorisé l'accession au pouvoir d'Alassane Ouattara.