Algérie

Une foule immense a défilé à Alger contre le pouvoir, lors du dernier vendredi, 6 décembre, avant la présidentielle du 12 décembre, rejetant, massivement, ce scrutin que le régime persiste à vouloir organiser. La mobilisation, impossible à évaluer précisément faute notamment de comptage officiel, semblait comparable à celle du 1er novembre --65e anniversaire du début de la guerre d'indépendance-- et à celles des plus grandes manifestations de mars, avril et mai.

Au moins, 30 personnes manifestant contre la tenue de l'élection présidentielle en Algérie prévue le 12 décembre, ont été arrêtées, à Tiaret (Centre), a rapporté, samedi, 23 novembre, le Comité national de libération des détenus (CNLD). Cette association recense et défend les personnes arrêtées ces derniers mois dans le cadre du «Hirak», le mouvement populaire et inédit de contestation du régime qui agite l'Algérie depuis février. La contestation bat son plein et il n'est pas certain que l'élection présidentielle du 12 décembre, puisse se tenir, dans des conditions qui permettront que cesse, par la suite, le Hirak.

A 48 heures de l'ouverture de la campagne présidentielle du 12 décembre, les Algériens sont à nouveau descendus massivement dans la rue, vendredi, 15 novembre, pour dire non à un scrutin destiné selon eux à régénérer un « système » dont ils veulent se débarrasser. Après avoir dégagé ceux qui bloquaient son bon fonctionnement, à commencer par le président, Abdelaziz Bouteflika, lui-même, les manifestants vont, dans les jours qui suivent, s'en prendre au général, Gaïd Salah, le vrai homme fort du pays. S'il ne dégage pas de son poste avant la tenue de l'élection présidentielle, celle-ci sera, fortement, perturbée, si jamais, elle a lieu. En effet, l'objectif des manifestants est d'empêcher la tenue de l'élection.

Les autorités tunisiennes ont indiqué, lundi, 21 octobre, qu'un dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) abattu, dimanche, 20 octobre, était de nationalité algérienne et que son frère avait, lui aussi, été chef de la branche locale d'Aqmi.

A l’invitation de son homologue, Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire, le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, a effectué une visite officielle, à Alger, les 18 et 19 septembre 2019. Au cours de cette visite, il a été reçu en audience par le président par intérim, Abdelkader Bensallah. Il a, également, eu une séance de travail avec son homologue algérien au cours de laquelle les deux ministres ont abordé des questions d’intérêt commun, notamment, la coopération entre les deux pays. Une coopération qui existe bien depuis les années 80, mais, dont le résultat sur le terrain, ne reflète pas, encore, le potentiel affiché par les deux pays. Cette situation va être corrigée.

Toutes les conditions "propices" à la tenue de la présidentielle dans la transparence sont réunies. Véritable homme fort du pays, le général 4 étoiles, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) a affirmé, mercredi, 18 septembre, à Tamanrasset, que toutes les conditions "propices" à la tenue de l'élection présidentielle dans "un climat de confiance et de transparence ont été réunies", confirmant la décision du président par intérim, Abdelkader Bensalah, prise deux jours plus tôt de convoquer le corps électoral le 12 décembre prochain. Les manifestants ne l'entendent pas de cette oreille, d'où un potentiel risque de conflit en devenir.

Le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a suggéré, lundi, 2 septembre, qu’il est « opportun » de convoquer le corps électoral le 15 septembre prochain, pour des élections avant la fin de l’année. Le corps électoral est, en effet, convoqué 90 jours avant le jour du scrutin. Dans le cas d’une convocation le 15 septembre, l’élection présidentielle aurait lieu autour du 15 décembre. En faisant cette suggestion, Ahmed Gaïd Salah réfute l'idée d'un dialogue national avant l'élection présidentielle que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, avait appelé de ses vœux, début juillet dernier. La guerre de leadership entre les deux hautes personnalités est, désormais, sur la place publique.

Pour ceux qui en doutaient, voilà une preuve supplémentaire que l'Algérie est en train de prendre la voie de la démocratie. La ministre de la Culture, Meriem Merdaci, a démissionné, samedi, 24 août, au surlendemain de la mort de cinq jeunes dans une bousculade à l'entrée d'un concert du rappeur Soolking, a annoncé la présidence algérienne. Du temps d'Abdelaziz Bouteflika, la ministre aurait tout simplement dit : « Circulez, y a rien à voir ». Mais, comme dans une véritable démocratie occidentale, la ministre a tiré les conséquences de ce qui est arrivé, et a préféré jeter l'éponge. L'Algérie prend un bon chemin. Pourvu que cela se confirme dans le choix d'un président de la République élu de façon libre et démocratique.

Le modèle de résolution de la crise soudanaise va-t-il faire école ? Le Front des forces socialistes (FFS) algérien, doyen des partis d'opposition, a appelé, lundi, 19 août, les autorités et l'armée algériennes à s'inspirer de l'exemple soudanais et ouvrir des négociations sur une «transition démocratique» pour résoudre la crise politique en Algérie. Prise un peu de court par cette demande, l'armée, principale concernée dans la mesure où c'est elle qui tient réellement les rênes du pays, n'a pas, encore, réagi, pas plus que le président par intérim.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé jeudi, 25 juillet, la création d’une commission de six membres, chargée de superviser un dialogue national et d’organiser la prochaine élection présidentielle, destinée à mettre un terme à des mois de remous politiques. On ne sait pas comment la rue (qui se réunit tous les vendredis) prendra cette proposition présidentielle d'autant plus qu'elle n'est pas représentée dans les Six.

Le roi Mohammed VI du Maroc a eu la réaction d'un grand sportif. Même si, politiquement, les relations entre son pays et l'Algérie, sont loin d'être au beau fixe, il n'a pas hésité à adresser un message de félicitations au chef de l'Etat algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, après que la sélection algérienne de football, les Fennecs, aient remporté la Coupe d'Afrique des Nations (CAN-2019) en Egypte, en battant les Lions de la Teranga du Sénégal par un but à zéro. Le roi fait ce geste alors que la sélection marocaine, les Lions de l'Atlas, qui étaient, souvent, cités comme possibles vainqueurs de cette CAN organisée en Egypte, ont été défaits en huitième de finale, par les « modestes » Ecureuils du Bénin. Visiblement, les animaux de la forêt africaine ignorent toute forme de hiérarchie. L'Algérie a gagné parce qu'elle a fait le pari d'un sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, alors que le Maroc, pays modernement extraverti (?) a préféré faire le pari d'un sélectionneur européen qu'il payait à prix d'or : 80.000 euros par mois. La haute inspiration royale fera-t-elle changer la Fédération marocaine de football de position afin qu'elle confie, enfin, les Lions de l'Atlas à un sélectionneur marocain ?

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron avait, fortement, condamné les crimes coloniaux, « crimes contre l'humanité » comme il les avait qualifiés, et appelé à leurs réparations. Deux années après son entrée en fonction, les pays africains commencent à poser des actes qui l'interpellent, alors qu'il semble avoir oublié cette promesse de campagne. Têtes de pont de cette nouvelle vague de pays contestataires, l'Algérie et la Tunisie, en attendant, certainement, d'autres, se rappellent à son bon souvenir.

Le président du Forum civil pour le changement (FCPC), Abderrahmane Arar, a dévoilé, mercredi, 17 juillet, une liste composée de treize personnalités nationales, connues pour leur "neutralité", pour conduire le dialogue, qui mènerait vers une sortie de crise en Algérie.

"Le coup franc était pour toi" : Riyad Mahrez répond, de cette façon, à un député français du RN (Rassemblement national, extrême droite) après la qualification de l'Algérie pour la finale de la CAN (Coupe d'Afrique des nations). Le buteur algérien a raillé Julien Odoul, député RN de Bourgogne Franche Comté, qui avait annoncé son soutien à l'équipe du Nigeria. Le député du Rassemblement national avait déclaré vouloir la victoire des nigérians pour "empêcher la poursuite des violences et des pillages".

Les manifestations en Algérie se sont poursuivies, vendredi, 12 juillet, afin de réclamer des réformes, ainsi que, le départ des dirigeants proches d'Abdelaziz Bouteflika.

Le président par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a proposé, dans un discours à la nation, un dialogue pour préparer la présidentielle dans lequel ni les autorités politiques ni l'armée ne seront, selon lui, impliquées. La question est sur toutes les lèvres : Commence-t-on à envisager l'éviction du chef d'état-major des armées, le tout puissant général, Ahmed Gaïd Salah, du processus menant à la prochaine élection présidentielle que l'opposition et la société civile soutenues par la grande majorité de la population, souhaitent, libre et, totalement, transparente ?

L'une des cibles de la contestation en Algérie, le président de l'Assemblée populaire nationale, Moad Bouchareb, a démissionné, mardi, 2 juillet, alors que la contestation et les manifestations continuent dans le pays.

Le Conseil constitutionnel en Algérie a annulé de facto, dimanche, 2 juin, l'élection présidentielle prévue le 4 juillet après avoir invalidé les dossiers des deux seuls candidats, préconisant le prolongement du mandat du président par intérim qui se termine le 9 juillet. Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président, Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril, sous la pression de la rue et de l’armée.

La question se pose avec insistance en Algérie où le chef d'état-major des armées, le général, Ahmed Gaïd Salah, est parvenu à rester, pratiquement, seul, aux commandes du pays, après avoir écarté, un par un, tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre dont certains détenaient le pouvoir sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika. C'est incontestable qu'il est, désormais, de facto, le seul et unique homme fort du pays. Pour calmer les inquiétudes des nombreux manifestants qui continuent d'écumer les rues des grandes villes, il a assuré, mercredi, 22 mai, n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation. Présidentielle dont le candidat du pouvoir pourrait être lui-même, ce qui fait craindre la répétition du hold up à la Abdel Fattah al-Sissi, du nom de cet ancien chef d'état major égyptien, devenu, président de la République, à la suite des dérapages répétés du président, Mohamed Morsi, à l'endroit des Egyptiens qui ne pensaient ni ne voyaient les choses comme lui, l'éminent membre de la Confrérie des Frères musulmans d'Egypte.

Chef historique du Front islamique du Salut (FIS), parti islamiste algérien qu'il avait cofondé avec l'objectif d'instaurer le premier Etat islamique du Maghreb, Abassi Madani est décédé, mercredi, 24 avril, à 88 ans, au Qatar, où il vivait, en exil, depuis 2003.