Alvaro Uribe

Lors d'une audience tenue à huis clos, mardi, 4 août, la Cour suprême a décrété l'arrestation et l'assignation à résidence du sénateur et ancien président de la République, Alvaro Uribe, jugé pour avoir tenté de soudoyer des témoins contre un rival politique. Le président, Ivan Duque, son successeur, a défendu "l'innocence" de son mentor. Cette affaire est un enseignement pour les présidents africains. En effet, ce qui arrive en Amérique latine n'est pas quelque chose qui n'arrive qu'aux autres. Les présidents africains, en poste, ne doivent pas s'estimer intouchables. Ce serait une grave erreur. Ils doivent, au contraire, travailler, véritablement, dans le seul intérêt supérieur de leur pays, sachant que même après avoir quitté le pouvoir, ils resteraient à la disposition de la justice bien que bardés de toutes sortes d'immunités comme en bénéficiait le sénateur et ancien président Alvaro Uribe.