Amitiés africaines

Le camarade président de la Corée du Nord, Kim Jung-un, est un homme rusé et avisé. Il fait une chose après l'autre. La « guerre » nucléaire gagnée contre Donald Trump dont le pays est, aujourd'hui, à un jet de fusée de Pyongyang, tout comme l'Europe, il manifeste, maintenant et ouvertement, une volonté de rapprochement avec les Occidentaux. C'est ainsi qu'il a dit être disposé à dialoguer avec Donald Trump. Face à face et sans intermédiaire. Preuve de la crédibilité de cette main tendue du leader « bien aimé », son initiative a été annoncée par le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov. Très surpris par cette démarche inhabituelle, Donald Trump, en difficulté depuis l'annonce de sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, tarde à réagir. Maintenant que la Corée du Nord est considérée comme une puissance nucléaire (à part entière), le leader « bien aimé » va s'occuper, enfin, d'économie. Dans sa stratégie de reconquête des parts de marché perdues, l'Afrique est en pole position. Si le camarade Kim limite ses déplacements à la (seule) Chine voisine et, uniquement, par le train, il va, beaucoup, s'appuyer sur les quelque relais diplomatiques que son pays a su préserver sur le continent.