Amnesty International

Pendant que le « menteur permanent » a rendu la Côte d'Ivoire en cessation de paiement (https://afriqueeducation.com/politique/l_appel_d_abidjan_jour_j_2_pour_prendre_le_palais_pr_sidentiel_ouattara_l_usurpateur_la_c) à cause de ses folles dépenses électorales, la CPI, elle, ne s'est pas désintéressée des massacres qui sont perpétrés par le régime de l'ancien président Ouattara, depuis plusieurs semaines. Si Photocopie reçoit les ordres de son frère Ouattara, ceux-ci sont mis en œuvre par le général, Youssouf Kouyaté, dont le dossier est, déjà, quasiment, complet à la CPI. C'est le premier sécurocrate du « menteur permanent » à vraiment s'inquiéter de ce qui pourra lui arriver prochainement.

 

C'est vendredi, 20 novembre, que les Ivoiriens (mais aussi les amis de la Côte d'Ivoire) se donnent rendez-vous, à Abidjan, pour MARCHER sur le palais présidentiel où continue de se réfugier l'ancien président Ouattara alors qu'il n'a plus le droit d'y être depuis le 31 octobre. Après avoir effectué ses deux mandats de 5 ans, la constitution lui impose de passer la main. L'opposition unie et l'armée que le peuple ivoirien a appelées pour le faire partir, n'ayant pas été à la hauteur, le peuple entend se charger lui-même de cette question.

 

 

On est, ici, au sommet de l'incurie et de l'incompétence. L'armée du Nigeria (ou ce qui en tient lieu) était connue pour son absence de professionnalisme, son inefficacité sur le terrain, son haut niveau de la corruption qui la mine de l'intérieur, ses échecs répétés depuis une décennie dans la lutte contre la secte Boko Haram, échecs qui affectent l'efficacité des très performantes armées du Tchad et du Cameroun alignées, elles aussi, dans le combat contre Boko Haram, l'armée du Nigeria (ou ce qui en tient lieu), c'est aussi l'achat des grades (comme on achète les oranges au marché central de Lagos), cette armée ingérable qui a fini par mettre le général-président, Muhammadu Buhari, au pas, lui qui voulait la discipliner en arrivant au pouvoir en 2015, cette armée qui, finalement, risque de lui faire perdre l'élection présidentielle de février 2019, c'est cette armée qui, toute honte bue, demande la fermeture des bureaux d'Amnesty International. C'est comme si pour baisser la fièvre, elle choisissait de casser le thermomètre.

Le directeur de cabinet du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a-t-il la langue fourchue ? En même temps président du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia (c'est son nom) occupe une position centrale dans l'architecture politique du président de la République, son parti étant le deuxième pilier de la majorité présidentielle. Quand il vomit des insanités du genre de celles tenues ce dimanche, 9 juillet, ça crée, incontestablement, un malaise dans le pays.

La France a appelé, jeudi, les autorités tchadiennes à faire "toute la lumière" sur des disparitions présumées de militaires suite à la présidentielle du 10 avril remportée par Idriss Deby Itno. L'opposition ambitionne, toujours, de former un gouvernement parallèle.

La vérité finit toujours par triompher. Car elle est plus forte que le mensonge. Le président, Pierre Nkurunziza, bourreau de son propre peuple, est-il, encore, qualifié pour le diriger ? La découverte des fosses communes par Amnesty International devrait être, pour le régime de Bujumbura, le coup de grâce.