Bénin

Arrivé au pouvoir, il y a, seulement, quatre mois, le président, Patrice Talon, est un panafricaniste qui ne s'ignore pas. En visite officielle, au Rwanda, il vient d'annoncer la suppression des visas d'entrée au Bénin pour tous les ressortissants africains. Voilà qui mérite une mention « Très Honorable » avec les félicitations du jury de la part de votre site quotidien, www.afriqueeducation.com

Décédé le mois dernier, le président, Emile Derlin Zinsou, est l'un des Béninois à avoir, particulièrement, marqué son pays, de la plus belle des manières.

L'Afrique a, toujours, creusé sa propre tombe. Au Bénin ou n'importe où, ailleurs, c'est la même triste réalité. On n'élève, rarement, un fils du pays. On préfère le pousser, plutôt, dans le gouffre pour qu'il ne s'en sorte pas. L'Africain est prophète ailleurs. Jamais chez lui. La colonisation en est-elle la cause d'une telle tare mentale et intellectuelle ? Patrice Talon, nouveau venu (pour cinq ans), à La Marina, est, fortement, interpellé.

Le nouveau président du Bénin, Pascal Talon, a dit qu'il n'allait faire qu'un seul mandat de cinq ans. Cela voudrait dire qu'il entend mettre de l'ordre dans la maison, ce qui suppose des réformes de grande ampleur qui ne font pas plaisir. La diplomatie est l'un des domaines qui ne va pas échapper à ses fourches caudines.

Après Lomé (avant son investiture) et Abidjan, le 18 avril, Patrice Talon, sera, à Paris, mardi, 26 avril, pour rencontrer François Hollande et nouer des contacts utiles pour son (unique) quinquennat en cours.

On peut l'espérer. On ose l'espérer. On croit l'espérer. Les deux hommes ne s'apprécient plus. Même devant les caméras, ils n'arrivent pas à faire semblant.

Le nouveau président du Bénin, Patrice Talon, est déjà au travail. Il lui faut aller vite parce qu'il n'aura pas droit à un deuxième mandat : un "décret" pris par lui-même, contre lui-même, avant même d'accéder à la fonction.

L'homme d'affaires, Patrice Talon, vainqueur de l'élection présidentielle au Bénin avec plus de 65% des voix, a prêté serment, mercredi, 6 avril, à Porto-Novo, après s'être entretenu, à huis-clos, le matin, à La Marina, à Cotonou, avec le chef de l'Etat sortant, le docteur, Boni Yayi.

La passation des charges entre Yayi Boni, le président sortant et Patrice Talon, le président entrant, devrait avoir lieu, le 6 avril, à Cotonou. Officiellement, il n'y a plus aucun nuage dans le ciel de leurs relations. Le gouvernement de Yayi Boni a d'ailleurs officiellement félicité le vainqueur de la présidentielle.

Le candidat du pouvoir présenté par le chef de l'Etat sortant, Lionel Zinsou, et le magnat du coton, Patrice Talon, croiseront le fer, lors d'un deuxième tour palpitant dont la date reste à fixer.

Derniers bains de foule pour les 33 candidats à l'élection présidentielle au Bénin, où la campagne a pris fin, vendredi, 4 mars, à minuit, sur fond d'inquiétude quant à la distribution des cartes d'électeurs en vue du vote dimanche.

Les Béninois devront choisir, dimanche, 6 mars, lors de l'élection présidentielle parmi un nombre record de candidats : 33 candidats et candidates au total croient, chacun, en leur chance.

Notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, a décidé de mouiller la chemise pour le candidat, Lionel Zinsou, que présente le président, Yayi Boni, que Olympe ne piffe plus, depuis quelques années, les relations entre les deux hommes s'étant dégradées. Nous publions, ci-dessous, le texte de soutien de ce (très) grand écrivain qui reste l'un des derniers classiques dignes de ce nom de la littérature africaine encore en vie. Les autres ayant déjà rendu l'âme.

Le Clergé catholique béninois a exigé, mardi, 02 février, la démission du premier ministre franco-béninois, Lionel Zinsou, candidat à l'élection présidentielle du dimanche 28 février. Une demande que l'opposition reprend à son compte.

Maixent Accrombessi, l'homme le plus puissant du Gabon, et directeur de cabinet de Bongo Ondimba Ali (BOA) vient, encore, de frapper. Cette fois, il ne s'agit pas de Gabonais, mais de ses propres compatriotes, les Béninois de Sikka TV, à Cotonou.

La candidature à la présidentielle du 28 février du premier ministre, Lionel Zinsou, soutenu par les FCBE et le président, Yayi Boni, est en train de semer la pagaille au sein de la famille Soglo. On se demande si le Bénin sortira indemne de cette élection qui s'annonce tumultueuse.

L'élection présidentielle du 28 février sera l'une des plus ouvertes de l'histoire de ce pays dans la mesure où le président sortant ne se représente plus. Des profils variés de candidats dans leur forme la plus achevée sont proposés aux électeurs. Ici, la compétition n'est pas déloyale : on n'emprisonne personne. On ne tue ni n'intimide les militants d'aucun candidat. Bref, c'est la démocratie dans son aspect le plus noble.

Pour succéder à Boni Yayi, à la magistrature suprême, Lionel Zinsou, le candidat des FCBE ne devra pas, seulement, séduire avec un programme alléchant. Il devra, aussi, montrer qu'il n'est pas l'homme par qui la recolonisation du Bénin se refera. Vaste travail en quelques semaines.

Décédé alors qu'il n'était plus au pouvoir, le général, Mathieu Kérékou, aura droit à des obsèques dignes d'un chef d'Etat, encore en fonction, grâce à son successeur, Yayi Boni.

Multimilliardaire en F CFA et millionnaire en euros, l'homme d'affaires, Patrice Talon, aspire à succéder à Boni Yayi, un des rares dirigeants africains à avoir respecté, malgré plusieurs vents contraires, la limitation de mandats que lui imposait la constitution. Candidat sérieux, aujourd'hui, Talon pourrait devenir un candidat redoutable.