Boko Haram

Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian, Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le Sud-Est du Niger.

La montagne a-t-elle accouché d'une souris à Abuja ? Il ne fallait pas fonder trop d'espoir sur le 2e Sommet régional sur la sécurité. François Hollande a demandé qu'il y en ait d'autres, après celui de l'Elysée, en 2014, ce qui veut dire que Boko Haram et ses conséquences, ont, encore, de beaux jours devant eux.

Une chose est sûre : le président, Muhammadu Buhari, surnommé, « Baba go slow », va, doucement, mais, sûrement, dans l'éradication de Boko Haram.

L'affaiblissement de la secte, Boko Haram, s'accentue avec l'arrestation de deux de ses commandants les plus recherchés. Ils ont été remis à la police. A quand le tour de Shekau ?

Si les quatre autres pays, à savoir, le Nigeria, le Tchad, le Bénin et le Niger, infligeaient, aussi, de leur côté, les énormes pertes que l'armée camerounaise fait subir à la nébuleuse, Boko Haram, depuis quelques mois, on aurait, déjà, conjugué cette secte au passé composé.

C'est du tac au tac. Après que Boko Haram eut fait exploser quatre fillettes sur le marché de Bodo, hier, faisant 32 morts, le Bataillon d'intervention rapide (BIR), n'a pas fait de quartier. Quelques heures après ce forfait, il est parti chercher cette secte terroriste, là où elle se terrait pour venger les morts de Bodo.

L'armée vient de subir une perte non négligeable de six hommes, non pas dans les combats, mais, lors d'un passage sur une mine. Boko Haram est, certes, très affaibli, mais il continue d'utiliser les moyens des faibles qui font mal.

Le Nigeria ne lésine plus sur les moyens d'éradiquer Boko Haram. Désormais, tout est bon à prendre pour vaincre cette nébuleuse. Dernière initiative en date : la possible entrée des chasseurs traditionnels dans la guerre contre la secte, au côté de l'armée régulière et du comité de vigilance.

Il y a de la colère à Fotokol, une fois de plus, où Boko Haram a fait introduire une fillette transformée en bombe ambulante, pour se faire exploser à l'intérieur d'une concession où se déroulait un deuil. Du coup, on a eu droit à un double deuil beaucoup plus sanglant : 11 morts en tout.

La guerre menée contre la secte islamiste, Boko Haram, se poursuit. L'armée camerounaise vient de tuer 100 de ses combattants et libérer 900 otages. Incontestablement, les moyens d'action de cette secte s'amenuisent considérablement.

Le président, Muhammadu Buhari, continue de faire le ménage au sein de l'administration nigériane. Dans l'armée, la corruption règne, d'où des défaites successives que Boko Haram a fait subir au pays tout entier, et la honte qui allait avec.

« Qui va doucement va sûrement ». Le président, Muhammadu Buhari, a mis plus de 5 mois pour nommer son gouvernement. Le travail va, effectivement, commencer.

Boko Haram refuse toujours de courber l'échine malgré les incessantes défaites militaires que la secte enregistre depuis l'arrivée d'un nouveau président au pouvoir, fin-mai 2015.

CAMEROUN : Les Etats-Unis veulent s'impliquer dans la lutte contre Boko Haram

Ce sera un bon appui pour la très dynamique armée camerounaise, qui va recevoir des soldats américains, des éléments de stratégie qui lui faisaient défaut dans sa lutte contre l'extermination de l'ennemi national : Boko Haram.

Avant de rendre l'âme, la secte Boko Haram continue son baroud d'honneur sur des armées de la sous-région contre lesquelles elle n'a aucune chance de sortir victorieuse.
BOKO HARAM : Le dernier soupir d'un condamné à mort !
Boko Haram (avec son maître Shekau) est une secte, militairement, affaiblie. Ce n'est plus un secret pour personne. Pour la conjuguer, définitivement, au passé, il faudrait, maintenant, que la Force multilatérale sous-régionale devienne, totalement, opérationnelle.
A l'allure où Boko Haram aligne les défaites, on n'est plus sûr que l'idée de François Hollande de favoriser une réunion, début 2016, sur le terrorisme de Boko Haram, voire, des Séléka, soit encore une urgence.