Côte d'Ivoire

Est-ce cela la facilitation à la ghanéenne ? Le refus manifeste d'examiner la racine du mal (c'est-à-dire le refus de Ouattara de respecter la constitution) et se borner, juste, à demander d'aller aux élections et de ne pas commettre des violences alors que les plus violents sont les microbes (éléments de Ouattara en personne), est-ce cela la mission assignée par le président, Nana Akufo-Addo, à sa ministre, Shirley Ayorkor Botchwey ? De l'avis de beaucoup, cette dame n'a pas la maturité que requiert sa fonction et fait montre d'inexpérience dans sa facilitation pour qu'on en rajoute. Bref, elle est incompétente. Si la CEDEAO est incapable de résoudre la crise ivoirienne comme elle l'a été (tout le monde l'a vu) pour la crise malienne (avant de commencer à courir après que le colonel Assimi Goïta a sifflé la fin de la danse du ventre), elle risque, cette fois encore, de se mordre les doigts quand la situation lui échappera totalement. Car la situation va lui échapper. En effet, la désobéissance civile va monter en puissance si « le menteur d'Abidjan » ne retire pas sa candidature anticonstitutionnelle controversée. Pour le moment, le président, Nana Akufo-Addo, a un crédit proche de zéro en Côte d'Ivoire, et son action à la tête de la CEDEAO commence à être discréditée dans la mesure où il se raconte à Abidjan que c'est Alassane Ouattara qui aurait financé sa campagne électorale pour devenir président du Ghana. D'où la question qu'on se pose : pourquoi l'envoyer faire une facilitation qui concerne Ouattara son bailleur de fonds ? Quelle situation rocambolesque pour la CEDEAO !

Lorsque certains régimes (pouvoir temporel) sont interpellés par des représentants du pouvoir spirituel, ils ne manquent pas de réagir en citant la fameuse phrase de Jésus : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” (Mt 22, 21). Une phrase qu’ils interprètent de la manière suivante : les “curés’” devraient se contenter de prier pour la paix au lieu de se prononcer sur les affaires de la Cité qui, d’après eux, reviennent aux politiques. Plus grave encore, on a le sentiment que, pour eux, quiconque “s’oppose à leur autorité résiste [automatiquement] à l’ordre que Dieu a établi” (Rm 13, 2). Ont-ils raison ? Jésus recommande-t-il une obéissance aveugle ou absolue aux autorités ? Interdit-il de résister aux dirigeants qui foulent aux pieds la justice et l’équité ?

Président en exercice de la CEDEAO et chef de l'Etat du Ghana, Nana Akufo-Addo a dépêché, dimanche, 18 octobre, dans l'urgence, une mission de deux personnes composée de sa ministre des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, et du commissaire des Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO, le général, Francis Behanzin, dans le cadre de la prévention des conflits. A l'issue de la rencontre avec Henri Konan Bédié et Pascal Affi N'Guessan, dimanche, la ministre aurait déclaré que la situation était encore sous contrôle, en Côte d'Ivoire, malgré quelques agitations, et qu'elle ne nécessitait pas d'intervention extérieure au stade actuel du déroulement de la campagne. C'est une totale méconnaissance de la réalité.

« Incendier ma maison ne m'empêchera pas de continuer à dire NON à la forfaiture et au 3e mandat illégal de Ouattara ». Telle est la déclaration toute de sagesse du porte-parole de la désobéissance civile et candidat à l'élection présidentielle, Pascal Affi N'Guessan, après l'incendie par les loubards du « menteur d'Abidjan » (Ouattara) de sa résidence située à Bongouanou, samedi, 17 octobre. En même temps, la résidence du député-maire FPI de Bongouanou, Gilbert Amalamam, et le restaurant de Tehoua Ama Marie, vice-présidente du PDCI, ont été incendis en même temps que les commerces, les bureaux et l'Institut d'enseignement général et technique de Bongouanou. Bref, de la désolation dans la ville.

Ouattara est devenu fou. Complètement fou au point où personne ne lui parle plus. Selon certaines sources, il n'a confiance qu'en trois personnes : sa femme Dominique Ouattara, son petit-frère, Photocopie, et son premier ministre, Hamed Bakayoko. C'est pourquoi il a refusé l'arrivée d'une mission ministérielle de la CEDEAO sur la prévention des conflits, composée des ministres des Affaires étrangères du Ghana, du Togo et du Sénégal, qui devait atterrir cet après-midi à Abidjan. Tout comme il a zigzagué pour que les présidents du Ghana et du Niger, ne viennent pas en Côte d'Ivoire alors qu'ils étaient annoncés il y a deux jours.

Plus têtu, braqué et borné que le « menteur d'Abidjan » (Ouattara) tu meurs. Vu que ce dernier veut foncer tête baissée, même en marchant sur des milliers de cadavres, pour organiser sa fraude électorale, l'opposition unie de l'entend pas de cette oreille et ordonne la destruction et le sabotage du matériel électoral qui est actuellement en train d'être distribué, à l'intérieur du pays. Objectif : tenir 0 élection le 31 octobre 2020 pour laquelle Ouattara annonçait « Un Coup KO », vendredi, 16 octobre, pendant un meeting de 5 mns à Bouaké. Au nom de l'opposition unie, le porte-parole de la désobéissance civile, président de la plateforme AFD/FPI et candidat à l'élection présidentielle, Pascal Affi N'Guessan, a exposé, vendredi, 16 octobre, au cours d'une conférence de presse au siège du PDCI, l'acte 2 de la désobéissance civile qui ne concerne pas que les militants et sympathisants de l'opposition, mais tous les Ivoiriens et tous les amis de la Côte d'Ivoire épris de paix, qui souhaitent l'instauration d'une véritable démocratie en Côte d'Ivoire.

Le président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, est à la manœuvre. Le dossier ivoirien étant plus lourd que ses frêles épaules, il se fait, désormais, assister par son prédécesseur à cette même fonction, le président du Niger, Mahamadou Issoufou. Ce dernier est un modèle en Afrique dans la mesure où il a décidé de quitter le pouvoir à l'issue de son deuxième et dernier mandat. Un mauvais exemple donc pour le « menteur d'Abidjan » qui, lui, cherche à mourir au pouvoir. Tous deux, selon nos informations, sont arrivés hier soir à Abidjan où ils doivent rencontrer les deux camps.

Afrique Education l'avait annoncé fin septembre : KKB rejoint Henri Konan Bédié. Le candidat indépendant ayant décidé de se faire investir le 4 octobre (malgré les rumeurs persistantes des retrouvailles avec le père), nous avions choisi de déprogrammer l'article qui annonçait cette fin de dissidence. Parfois, ce n'est pas avantageux d'avoir raison trop tôt. Aujourd'hui, on peut dire sans risque de se tromper que la dissidence du candidat indépendant est terminée. L'enfant prodige revient au bercail retrouver « son père » et sa « maison ». Un bonheur pour l'opposition.

La RTI (Radio télévision ivoirienne), cette télévision d'Etat qui ne « rassemble » pas contrairement à sa devise a, complètement, passé sous silence, le voyage du président, Henri Konan Bédié, à Accra où il est allé rencontrer, à la demande « pressante » (rappelons-le) du « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara), le président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, et le roi des Ashanti, Otumfuo Nana Osei Tutu II. Un tel black out sur cette information qui est sur la bouche de tous les Ivoiriens, n'étonne pas dans la République du « rattrapage ethnique » des Ouattara où le ministre de la Communication porte-parole du gouvernement, le directeur général de la RTI et la directrice de l'information de la RTI, sont tous des parents (musulmans) du chef de l'Etat.

Le « menteur d'Abidjan », grand manipulateur devant l'éternel ne pouvait plus, cette fois avoir raison du dynamique peuple et accueillant peuple de Côte d'Ivoire. L'opposition représentée par le président, Henri Konan Bédié, a été ferme à Accra où ce dernier a eu des entretiens soutenus avec le président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, et le roi des Ashanti. Le « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) va retirer sa candidature et dès novembre, va s'ouvrir une période de transition qui ne va pas excéder 24 mois. Celle-ci est à définir dans le cadre des négociations qui ne vont pas tarder à s'ouvrir sous l'égide des Nations-Unies et de la CEDEAO.

Le président, Henri Konan Bédié, au nom de l'opposition ivoirienne unie, avait appelé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations-Unies, à se saisir du dossier ivoirien, lors du giga-meeting de samedi, 10 octobre 2020. Quarante huit heures plus tard, à peine, soit, lundi, 12 octobre 2020, le chef de l'Etat du Ghana, président en exercice de la CEDEAO, a dépêché un jet spécial pour chercher le président Bédié et sa délégation pour les conduire à Accra. Pourquoi ?

Les dentistes du XVIe siècle, qui officiaient sur les foires et places publiques, savaient rassurer les personnes qui avaient mal aux dents et qui devaient les faire arracher ; ils leur faisaient croire qu’elles ne sentiraient aucune douleur, que tout se passerait bien, etc. Mais il était difficile de faire confiance à ces arracheurs de dents, d’autant qu’ils se servaient d’une tenaille ou d’une pince pour “soulager” les pauvres patients. En d’autres termes, ils ne disaient pas la vérité. De ces mensonges éhontés naquit l’expression “mentir comme un arracheur de dents. De nos jours, les plus grands menteurs ne sont plus les arracheurs de dents mais certains politiciens qui, pour se tirer d’affaire, racontent des choses qui n’ont rien à voir avec leurs actes passés ou présents.

Si lors de ces nombreuses visites à l'intérieur du pays, Alassane Ouattara a souvent annoncé un Coup KO et donné une image de sérénité, eh bien, c'est une bien belle fausse impression. Son inquiétude grandit à mesure que la date de l'ouverture officielle de la campagne approche et que le mot d'ordre de désobéissance civile de l'opposition monte en puissance. Le giga-meeting du 10 octobre a fini par le convaincre que ses jours à la tête de la Côte d'Ivoire étaient comptés : Un million de personnes étaient attendues dont les 2/3 ont été bloquées par les policiers et gendarmes dans leurs cars dans les environs d'Abidjan. Après avoir vu cette démonstration de force (après celle de Yamoussoukro lors de l'investiture de Bédié il y a quelques semaines), il a, très rapidement, dépêché son directeur de cabinet voir le président ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, qui rentrait de Bamako. Objectif : ouvrir une négociation avant l'organisation de la présidentielle. D'autre part, Ouattara a demandé à Akufo-Addo d'intervenir en sa faveur auprès du roi des Ashanti, Otumfuo Nana Osei Tutu II, pour qu'il parle à Henri Konan Bédié. Les Ashanti sont une communauté peuplant le Ghana et la Côte d'Ivoire, à laquelle appartient Henri Konan Bédié. Pour la petite histoire, le roi Otumfuo a accédé au trône en 1999 au moment où le président Bédié, lui, perdait le pouvoir à Abidjan, en décembre de la même année, victime d'un coup d'état militaire fomenté par Alassane Ouattara en personne. Le roi le sait sans doute très bien.

L'opposition n'a pas, clairement, indiqué, samedi, 10 octobre, pendant le giga-meeting, le visage qu'allait prendre la désobéissance civile. C'est parce que les arbitrages n'étaient pas encore terminés. Maintenant, c'est fait. Les militants de l'opposition doivent apprendre les 10 commandements qui vont, désormais, régir la vie en Côte d'Ivoire jusqu'à ce que le « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) retire sa candidature anticonstitutionnelle et accepte de négocier les termes d'une élection consensuelle, apaisée et ouverte à tout le monde, pas seulement aux candidats de son choix. Ce sera ça ou rien.

Le chef de l'Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est rendu, dimanche, 11 octobre, à Bamako, où il a expliqué avoir « bon espoir » que les autorités de transition maliennes respecteront leurs engagements. Au Mali, comme on sait, le danger est derrière nous : il n'y a plus d'urgence à courir de ce côté car la transition est, désormais, sur les rails. Là où le feu couve sous les cendres et nécessite une intervention rapide et plus que vigoureuse de la CEDEAO, c'est en Côte d'Ivoire où une périlleuse élection est programmée pour le 31 octobre. Le tenant du pouvoir, Alassane Ouattara dit le « menteur d'Abidjan », veut à tout prix l'organiser pour passer en force et obtenir un 3e mandat que lui interdit la constitution, tandis que l'opposition unie derrière l'ancien président, Henri Konan Bédié, a lancé la désobéissance civile pour l'en empêcher, tant qu'il n'organisera pas une table ronde pour remettre à plat les conditions dans lesquelles cette présidentielle est appelée à se tenir. C'est donc dire qu'il y a, ici, un dialogue de sourds, qui nécessiterait une intervention urgente du président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo. Mais, on ne l'entend pas. C'est comme s'il évitait de s'attaquer au problème ivoirien à moins qu'il n'attende que plusieurs centaines de morts puissent être comptabilisés avant de réagir. Ou alors, attend-il la survenue d'un coup d'état militaire (comme au Mali d'où il vient) pour imposer des sanctions à la junte qui aura mis toutes les parties ivoiriennes au conflit d'accord. Il faut noter qu'il y a déjà eu une trentaine de morts au lendemain de l'annonce, le 6 août, de la candidature du « menteur d'Abidjan » pour un 3e mandat jugé anticonstitutionnel.

La Côte d'Ivoire est dans l'impasse. Quoi qu'on dise, Alassane Ouattara est coincé. Convoquée pour le 31 octobre, l'élection présidentielle (à laquelle il est candidat) n'aura, sans doute, pas lieu. Et pour cause, l'opposition a engagé, samedi, 10 octobre, ses militants lors d'un giga-meeting tenu au Stade Félix Houphouët-Boigny, à mettre en œuvre, sur toute l'étendue du territoire, la désobéissance civile dont le but est d'empêcher le « menteur d'Abidjan » de briguer un 3e mandat anticonstitutionnel. De son côté, Alassane Ouattara s'est engagé à organiser une élection dans la paix, la sécurité et la totale transparence. C'est donc un dialogue de sourds. Conséquence, la Côte d'Ivoire entre dans une période trouble, incertaine où tout, absolument, tout peut arriver à cause de l'entêtement d'un couple présidentiel qui a du mal à abandonner la jouissance du pouvoir qu'il a occupé (sans partage) pendant dix ans. Le 10 octobre, le président, Henri Konan Bédié, qui a permis, à deux reprises, à Alassane Ouattara de gagner l'élection présidentielle (en 2010 et en 2015), a expliqué pourquoi la présidentielle du 31 octobre ne se tiendra pas. Il a demandé au secrétaire général des Nations-Unies de se saisir du dossier ivoirien avant qu'il ne soit trop tard. Ancien président de la République et patron de la plateforme de l'opposition, il sait de quoi il parle.

Le giga-meeting du 10 octobre d'Abidjan a connu un succès éclatant. Au point où les participants qui venaient de l'intérieur du pays et qui ont été bloqués dans les faubourgs d'Abidjan pour réduire le nombre de participants au meeting (les organisateurs voulaient atteindre le million de personnes), étaient aussi nombreux que ceux qui avaient rempli le stade (gradins et gazon) ainsi que les alentours du stade. Au lieu d'accompagner cette vague, les responsables des forces de défense et de sécurité ont plutôt demandé à leurs troupes de stopper les militants de l'opposition par la force et parfois par le mensonge : en prétextant par exemple que le stade était déjà archi-plein, alors que ses abords étaient aménagés pour contenir plus de 500.000 personnes.

Une marée humaine, ce samedi, 10 octobre, au Stade Félicia d'Abidjan (entendez Stade Félix Houphouët-Boigny). Du jamais (jamais) vu en Côte d'Ivoire même quand le RHDP était chapeauté par le Vieux (entendez Henri Konan Bédié). Tout le cœur du pays (pas seulement de la ville d'Abidjan), bat au Stade Félicia. Toutes les attentions sont portées vers cette partie de la ville. Quand le « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) annonçait sa candidature, le 6 août dernier, il avait rassemblé 50.000 personnes. Ses partisans disaient qu'ADO montre ainsi sa popularité, en remplissant les 45.000 places du stade, voire, plus. Mais, pour montrer la très nette supériorité de l'opposition en terme de mobilisation, le professeur agrégé de cardiologie et secrétaire exécutif en chef du PDCI, Maurice Kakou Guikahué, avait lancé un défi de rassembler 5 fois plus de personnes, soit, 250.000 authentiques Ivoiriens militants de partis d'opposition et non des ressortissants de l'Afrique de l'Ouest qui se comptaient en milliers dans les rangs des applaudisseurs de Ouattara le 6 août.

Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale de la République du Ghana, présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, cheffe de délégation, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, chef du Bureau de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahël, le commissaire Paix et Sécurité de la CEDEAO, et leurs collaborateurs ont, longuement, rencontré l'opposition, mardi, 6 octobre. L'opposition n'a pas mâché ses mots : elle n'ira pas aux élections avec Alassane Ouattara comme candidat. Non seulement, il devra se retirer, mais, il devra accepter l'enrôlement des candidats recalés dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Mamadou Koulibaly, Albert Mabri Toikeusse, Amon Tanoh et les autres. L'opposition exige, aussi, la dissolution de la Cour constitutionnelle et de la CEI (aux ordres du « menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara)), ainsi que, la révision du Code électoral et la refonte de la liste électorale, entre autres. Voici ce que le président de EDS, le professeur, Georges-Armand Ouegnin a, précisément, indiqué à la délégation au nom de l'opposition dans son ensemble.

Attaquer la République, mépriser ses institutions, violer constamment ses lois et sa Constitution, menacer de rendre le pays ingouvernable, etc. et, quelques années plus tard, demander à ses adversaires de respecter les mêmes lois et institutions, tout le monde appellera cela manquer de cohérence, être bienveillant envers soi-même tout en exigeant beaucoup des autres ou bien aimer le pays uniquement quand on est au pouvoir.