Candidat à un deuxième mandat

A défaut de s'éterniser au pouvoir comme son (illustre) prédécesseur, Blaise Compaoré, aujourd'hui, en exil (in)volontaire en Côte d'Ivoire, le président, Roch Marc Christian Kaboré, souhaite faire, au moins, un deuxième mandat, à la tête du Burkina Faso. La prochaine élection présidentielle devant être organisée, fin 2020, il est temps de s'organiser à cet effet, d'où la démission de l'actuel premier ministre, Paul Kaba Thiéba, qui, après avoir été l'homme de la situation, au lendemain de la victoire de Roch Marc Christian Kaboré, au regard de sa maîtrise des dossiers économiques et sociaux, ne l'est, visiblement, pas dans le domaine de la défense et de la sécurité où le pays présente, énormément, de failles. Or, la prochaine présidentielle risque de se jouer à ce niveau.

Président du Nigeria depuis 2015, Muhammadu Buhari souhaiterait être candidat à sa propre succession en 2019, pour un deuxième mandat. S'il a engagé des réformes qui limitent la corruption et, s'il a, considérablement, diminué l'influence de la secte, Boko Haram, dans le Nord-Est du Nigeria, il reste vrai que son premier mandat a été entrecoupé par de longues absences pendant lesquelles il se rendait, à Londres, pour soigner un mal qui n'a, jamais, été expliqué aux Nigérians, qui ne savent, donc, pas de quoi il souffre exactement. C'est pour cette raison que des voix parmi les plus autorisées commencent à s'élever, dans le pays, pour qu'il ne se représente pas pour un deuxième mandat. C'est, par exemple, le cas de celle de l'ancien président, Olusegun Obasanjo.