Cedeao

Alors que l'opposition unie déclare depuis des semaines que l'élection du 31 octobre 2020 ne se tiendra pas en Côte d'Ivoire à cause des raisons qu'on sait, l'Union africaine (UA), la CEDEAO, l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), la National Democratic Institute (NDI), ont, d'ores et déjà, entrepris de dépêcher des observateurs en Côte d'Ivoire pour observer une élection qui n'aura pas lieu. Une précipitation très suspecte. D'où la cinglante mise en garde du porte-parole de la désobéissance civile, Pascal Affi N'Guessan, qui a dénoncé cette complaisance plus que coupable des organismes qui courent en Côte d'Ivoire toucher des perdiems et donner quitus au « menteur d'Abidjan », organisateur d'une élection dont le résultat est connu d'avance et à laquelle il n'a pas, légalement, le droit de se porter candidat.

La Côte d'Ivoire est là où « le menteur d'Abidjan » (Ouattara) voulait la conduire, c'est-à-dire, dans l'impasse. Rien ne va plus dans le pays : les écoles et les universités sont fermées. Chaque parent garde, précieusement, ses enfants à la maison pour éviter les balles perdues. Dans plusieurs localités du pays, la vie fonctionne au ralenti. La circulation n'est plus assurée entre les différentes localités à cause des barrages érigés un peu partout. Le pays se « rwandalise » en ce sens que les machettes deviennent l'arme de prédilection pour tuer. Rien que dans la journée de mercredi, 21 octobre, on a compté 10 morts par balles ou par découpe avec les coupe-coupes à Dabou, localité située à une quarantaine de kilomètres d'Abidjan. Partout sur le territoire, on brûle les voitures, on pille les commerces, on brûle les pneus pour interdire les véhicules de circuler, on érige les barrières, bref, le menteur chronique (Ouattara) a, exactement, ce qu'il cherchait. C'est dans ce climat invivable (qu'on ne souhaite à personne dans aucun autre pays) qu'il fait mine de reculer en voulant reformer la Commission électorale indépendante. Même si, il y a encore trois jours, il disait qu'il n'en serait jamais rien. Il se moquait même de Bédié et d'Affi de n'être pas allés aux élections parce qu'ils étaient fauchés c'est-à-dire sans le sou. Cela voudrait dire que Ouattara n'a rien compris. Comme élève, il a 0/20. Mais, il peut s'améliorer. Et comment ? En retirant sa candidature de cette élection car la constitution lui interdit de se présenter, en convoquant un dialogue pour reporter les élections, en organisant le retour des exilés dont Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, en dissolvant la Cour constitutionnelle. Il a déjà commencé à modifier la Commission électorale. Ce n'est pas suffisant mais on note qu'il y a un début.
Les deux candidats à l'élection présidentielle, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N'Guessan, ont fait une mise au point, ce jeudi, 22 octobre, afin de clarifier la position de l'opposition vis-à-vis de cette situation et des différentes démarches que semble entreprendre la CEDEAO, ainsi que, les gesticulations du gouvernement depuis deux jours. La position des deux candidats a été rendue publique par le secrétaire exécutif en chef du PDCI, le professeur agrégé de cardiologie, Maurice Kakou Guikahué. Voici l'intégralité de son propos :

Est-ce cela la facilitation à la ghanéenne ? Le refus manifeste d'examiner la racine du mal (c'est-à-dire le refus de Ouattara de respecter la constitution) et se borner, juste, à demander d'aller aux élections et de ne pas commettre des violences alors que les plus violents sont les microbes (éléments de Ouattara en personne), est-ce cela la mission assignée par le président, Nana Akufo-Addo, à sa ministre, Shirley Ayorkor Botchwey ? De l'avis de beaucoup, cette dame n'a pas la maturité que requiert sa fonction et fait montre d'inexpérience dans sa facilitation pour qu'on en rajoute. Bref, elle est incompétente. Si la CEDEAO est incapable de résoudre la crise ivoirienne comme elle l'a été (tout le monde l'a vu) pour la crise malienne (avant de commencer à courir après que le colonel Assimi Goïta a sifflé la fin de la danse du ventre), elle risque, cette fois encore, de se mordre les doigts quand la situation lui échappera totalement. Car la situation va lui échapper. En effet, la désobéissance civile va monter en puissance si « le menteur d'Abidjan » ne retire pas sa candidature anticonstitutionnelle controversée. Pour le moment, le président, Nana Akufo-Addo, a un crédit proche de zéro en Côte d'Ivoire, et son action à la tête de la CEDEAO commence à être discréditée dans la mesure où il se raconte à Abidjan que c'est Alassane Ouattara qui aurait financé sa campagne électorale pour devenir président du Ghana. D'où la question qu'on se pose : pourquoi l'envoyer faire une facilitation qui concerne Ouattara son bailleur de fonds ? Quelle situation rocambolesque pour la CEDEAO !

Le président, Henri Konan Bédié, au nom de l'opposition ivoirienne unie, avait appelé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations-Unies, à se saisir du dossier ivoirien, lors du giga-meeting de samedi, 10 octobre 2020. Quarante huit heures plus tard, à peine, soit, lundi, 12 octobre 2020, le chef de l'Etat du Ghana, président en exercice de la CEDEAO, a dépêché un jet spécial pour chercher le président Bédié et sa délégation pour les conduire à Accra. Pourquoi ?

Le chef de l'Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est rendu, dimanche, 11 octobre, à Bamako, où il a expliqué avoir « bon espoir » que les autorités de transition maliennes respecteront leurs engagements. Au Mali, comme on sait, le danger est derrière nous : il n'y a plus d'urgence à courir de ce côté car la transition est, désormais, sur les rails. Là où le feu couve sous les cendres et nécessite une intervention rapide et plus que vigoureuse de la CEDEAO, c'est en Côte d'Ivoire où une périlleuse élection est programmée pour le 31 octobre. Le tenant du pouvoir, Alassane Ouattara dit le « menteur d'Abidjan », veut à tout prix l'organiser pour passer en force et obtenir un 3e mandat que lui interdit la constitution, tandis que l'opposition unie derrière l'ancien président, Henri Konan Bédié, a lancé la désobéissance civile pour l'en empêcher, tant qu'il n'organisera pas une table ronde pour remettre à plat les conditions dans lesquelles cette présidentielle est appelée à se tenir. C'est donc dire qu'il y a, ici, un dialogue de sourds, qui nécessiterait une intervention urgente du président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo. Mais, on ne l'entend pas. C'est comme s'il évitait de s'attaquer au problème ivoirien à moins qu'il n'attende que plusieurs centaines de morts puissent être comptabilisés avant de réagir. Ou alors, attend-il la survenue d'un coup d'état militaire (comme au Mali d'où il vient) pour imposer des sanctions à la junte qui aura mis toutes les parties ivoiriennes au conflit d'accord. Il faut noter qu'il y a déjà eu une trentaine de morts au lendemain de l'annonce, le 6 août, de la candidature du « menteur d'Abidjan » pour un 3e mandat jugé anticonstitutionnel.

« Le président de la République  confirme  la libération de Soumaïla Cissé et Madame Sophie Pétronin.  Les ex-otages sont en route pour Bamako ». Cette information de la libération du chef de l'opposition malienne, Soumaïla Cissé et de l'humanitaire française, Sophie Pétronin, a été rendue publique, jeudi, 8 octobre, par la présidence malienne. Fortement manipulée par le président ivoirien, Alassane Ouattara, au point de lui faire perdre son crédit auprès de la population, la CEDEAO a, ici, la preuve (par neuf) que le CNSP (Comité national pour le salut du peuple) malien n'a pas pris le pouvoir pour se la couler douce. Ni se remplir les poches comme le pouvoir déchu. En l'espace de deux mois, il a débloqué une situation qui avait dépassé le pouvoir (très démocratique) d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui bénéficiait des soutiens de ses partenaires français et des Nations-Unies, avec un résultat à peu près nul.

La pression était à son maximum, exercée, spécialement, par le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, qui, à travers une telle fermeté entend décourager toute possibilité de coup d'état dans son propre pays. Mais, faut-il être absolument le président de transition au Mali pour peser sur la transition ? Que non ! Les militaires reconnaissent d'ailleurs le colonel Bah N'Daw comme l'un des leurs. Le Mali sera un pays dirigé sous une forme collégiale avec comme principale force d'inspiration, le CNSP (Comité national pour le salut du peuple) qui a permis sa libération.

Le 57e Sommet ordinaire de la CEDEAO qui s’est tenu, lundi, 7 septembre, à Niamey, au Niger, a été, de nouveau, l’occasion pour les chefs d’Etat et gouvernement de s'écharper. Du coup, le donneur des leçons en chef (de la démocratie pour les autres), le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, en a pris pour son grade. Une nouvelle fois. Toujours en présence du président bissau-guinéen, Umaro Cissoko Emballo, qui lui avait passé un savon, lors du dernier Sommet en visioconférence, en lui faisant savoir, contre toute attente, qu'il ne pouvait pas se borner à condamner le coup d'état au Mali, comme il le faisait, et ignorer son propre coup d'état qu'il organisait contre la constitution de son pays dont il est le garant, en s'octroyant un 3e mandat qui lui est, formellement, interdit. Le président bissau-guinéen, cette fois, n'a rien dit, laissant le « grand-frère », Muhammadu Buhari, parler à sa place.

Les promesses électorales ne valent que pour ceux qui y croient. “J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération.” Ces propos tenus devant les députés et sénateurs ivoiriens réunis, à Yamoussoukro, le 5 mars 2020, et pour lesquels il reçut, immédiatement, les chaleureuses félicitations d’Emmanuel Macron, Alassane Ouattara les a reniés le 6 août, veille de la fête nationale. Que vaut la parole présidentielle en Côte d'Ivoire ?

Alassane Ouattara est désormais « surveillé » par ses homologues de la CEDEAO, qui refusent son jusqu'au boutisme au Mali. Ils ont fini par comprendre que sa position au Mali était définie par rapport aux questions de politique intérieure en Côte d'Ivoire. Ses propositions ne passent donc plus comme une lettre à la poste. Il commence même à être vertement combattu.

Au Mali, depuis le 18 août, le pouvoir n'est plus entre les mains d'IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) dont la mal-gouvernance était dénoncée par tout le peuple malien y compris par les députés de sa propre majorité. Son incompétence est symbolisée par deux chiffres : 7 ans de pouvoir, 7 premiers ministres. Une (contre)performance à inscrire dans le livre des records. Heureusement qu'Allah est grand ! Le pouvoir, désormais, est entre les mains du peuple. Ce peuple s'appelle l'armée à travers le CNSP (Conseil national de salut public), le Mouvement du 5 juin, l'opposition et la société civile. Et c'est à ce moment que l'Union africaine vient jouer les trouble-fête, après l'échec patent de la CEDEAO à ramener le calme au Mali. On ne voit pas pourquoi, après avoir été absente (comme d'habitude) pendant que le peuple manifestait sa souffrance et son dégoût de cette mal-gouvernance, dans la rue, l'Union africaine vient, aujourd'hui, fourrer, grossièrement, son nez dans les affaires du Mali, en le suspendant de ses instances et en exigeant le rétablissement d'un pouvoir constitutionnel. De quoi je me mêle ? Il en est de même de la CEDEAO qui est actuellement dirigée en sous-main par Alassane Ouattara via son président de la Commission, Jean-Claude Kassi Brou. La CEDEAO demande le rétablissement d'IBK dans ses fonctions. C'est une totale méconnaissance de la situation qui prévaut au Mali. Mais, une fois de plus, Ouattara est à la manoeuvre. IBK ne retrouvera pas ses fonctions. Y en a marre de contourner les textes de loi à des fins de pouvoir personnel au Mali comme ailleurs en Afrique. L'Union africaine (si elle veut être prise au sérieux un jour en Afrique) doit être à l'écoute des peuples d'Afrique, surtout, quand ils manifestent leur mécontentement à l'endroit d'un pouvoir autocratique. C'est par exemple le cas aujourd'hui en Côte d'Ivoire où Alassane Ouattara, après avoir fait ses deux mandats, veut s'accrocher au pouvoir, en faisant un 3e, puis, un 4e mandat, que le peuple rejette catégoriquement. Le troisième mandat de Ouattara ne passera pas (point). Paroles du peuple de Côte d'Ivoire dans sa majorité. Si l'Union africaine se veut utile, c'est aujourd'hui qu'elle doit intervenir dans ce pays en ramenant Ouattara à la raison. Elle peut le faire par un communiqué public pour prendre date. Si elle ne le fait pas, qu'elle ne s'invite pas demain, en donneuse de leçon, quand la situation aura dégénéré. Car le peuple est décidé à barrer la route au 3e mandat de Ouattara. Message transmis au président en exercice, Cyril Ramaphosa, et au président de de la Commission, Moussa Faki Mahamat.

Les événements qui mettent le Mali, aujourd'hui, en avant, ne nous étonnent pas. Afrique Education les avait prévus. Et pour qu'ils ne surviennent pas, un article avait été posté, mardi, 28 juillet, à 12h54, et envoyé aux dirigeants de la CEDEAO, à Abuja, afin que les dispositions soient prises pour éviter le pire qu'on sentait venir.

Lors d'un sommet virtuel de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), les chefs d'Etat des pays d'Afrique de l'Ouest ont exigé, lundi, 27 juillet, la "mise en place rapide d'un gouvernement d'union nationale avec la participation de l'opposition". Une recommandation rapidement mise en oeuvre par le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui a, immédiatement, constitué, une équipe ministérielle restreinte composée de ministres de souveraineté (Défense, Affaires étrangères, Intérieur, Finances, Justice), dans l'esprit des recommandations de la CEDEAO, en attendant son élargissement aux contestataires. C'est une fuite en avant car ce fameux gouvernement d'union nationale (à venir), n'est pas le remède qui pourra guérir le mal malien. Il en faudra beaucoup (beaucoup) plus.

Un sommet extraordinaire entre dirigeants de pays ouest-africains se tiendra par visioconférence, lundi, 27 juillet, pour proposer des mesures pour mettre fin à la crise politique qui ébranle le Mali, a affirmé le président du Niger, Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce que les présidents des pays de la CEDEAO ne veulent pas, publiquement, admettre, c'est la perte du pouvoir par leur homologue malien au profit des djihadistes au travers de l'imam, Mahmoud Dicko, qui est proche de leurs idées.

Lâché de toutes parts, de plus en plus, isolé, Alpha Condé, reporte le référendum constitutionnel et le scrutin législatif. Objectif : se donner deux semaines supplémentaires pour évaluer le pour et le contre de son jusqu'au boutisme, et surtout, compter les amis (les vrais) qui lui restent et voir s'ils peuvent le sauver.

Evidemment, quand on est sponsorisé par un dictateur inamovible comme le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, on ne peut que crier victoire trop tôt. Le candidat, Umaro Sissoco Embalo, a, donc, tiré plus vite que Lucky Luke. Conséquence, la CEDEAO, qui supervise, depuis de longues années, le processus visant à restabiliser le processus politique et démocratique en Guinée-Bissau, impose aux deux parties de remettre la balle à terre, en procédant au ré-comptage des bulletins de vote, en sa présence, seule façon crédible de départager les deux camps. Il faut ajouter que Sassou-Nguesso ne peut soutenir un candidat et lui conseiller d'être transparent. Cela n'existe pas dans son ADN ; lui-même Sassou n'a, jamais, gagné une élection présidentielle à la régulière. Comment en serait-il autrement pour son poulain Embalo qui, sans attendre le verdict de la Cour suprême, avait couru, à Brazzaville, remercier Sassou à haute voix, avant de dire Merci à ses propres électeurs en Guinée Bissau ?

Alors qu'on s'attendait au lancement de l'Eco de la CEDEAO courant 2020, sous la présidence en exercice du président du Niger, Mahamadou Issoufou, pour ceux des pays qui auraient atteint les trois principaux critères de convergence (3% du taux d'inflation au plus, 70% du taux d'endettement publique, 10% au plus de taux d'inflation), le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et son homologue français, Emmanuel Mcron, ont créé la surprise, le 21 décembre 2019, à Abidjan, en créant une autre monnaie du même nom, l'Eco, au sein de l'UEMOA, en remplacement du F CFA, et dont l'ambition était de s'étendre au reste des pays de la CEDEAO. Cette initiative unilatérale a été lancée sans concertation, mais, uniquement, pour les pays de l'UEMOA dont les membres sont la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Togo, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Bissau. Cela dit, cette annonce semble pour le moins prématurée. Car quelques jours avant la sortie des présidents français et ivoirien sur le rattachement de l'Eco à l'euro par une parité fixe, leur homologue béninois, Patrice Talon, disait, exactement, le contraire, à savoir, que l'Eco (monnaie de la CEDEAO et non de l'UEMOA) serait rattaché à un panier de grandes monnaies dont l'euro, le dollar, le yen, la livre, le yuan, etc., et que d'importantes réserves de cette monnaie, seraient logées dans des banques centrales des pays concernés afin de faciliter les échanges des pays de la CEDEAO. Comme on pouvait s'attendre, l'initiative de Macron et Ouattara a été, unanimement, rejetée par les autres pays de la CEDEAO, non membres de l'UEMOA dont les ministres de Finances viennent de se réunir à Abuja. Ils ont demandé la convocation d'un sommet extraordinaire de la CEDEAO sur l'Eco afin de remettre les choses en place. Celui-ci devrait avoir lieu dans de brefs délais.

Enfin, les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) semblent se résoudre à l'idée qu'il leur appartient à eux et à eux seuls d'éradiquer le djihadisme chez eux, en usant de leurs propres moyens et de leurs seules forces. A l'issue de son Sommet extraordinaire tenu à Ouagadougou, samedi, 14 septembre, Sommet élargi à la Mauritanie et au Tchad, la CEDEAO a annoncé un plan d'action 2020-2024 d'un milliard de dollars pour la lutte contre le djihadisme. Simple effet d'annonce ? Certains éléments dudit plan restent critiquables.

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent, samedi, 14 septembre, à Ouagadougou, pour tenter de trouver une solution aux menaces djihadistes, qui affectent leurs pays. Le terrorisme étant un vrai danger, qui ne connaît pas de frontières, le Sommet sera étendu aux pays non membres de la CEDEAO, qui sont, également, affectés par la gangrène terroriste. Il s'agit du Tchad et de la Mauritanie, qui font partie du G 5 Sahel sans être membres de la CEDEAO et du Cameroun, qui subit, de temps en temps, les assauts de la secte terroriste, Boko Haram, qui est, confortablement, installée dans le Nord-Est du Nigeria.

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a achevé, mardi, 10 septembre, sa mission dans le cadre de la 5e revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). A sa tête, Ivohasina Fizara Razafimahefa, chef de mission pour le Togo, cette délégation a donné un satisfecit général à la gestion toute de prudence qui permet, aujourd'hui, au Togo de prétendre faire partie des premiers wagons du train ECO (monnaie unique de la CEDEAO) dont le lancement est prévu courant 2020. Le Ghana, deuxième économie de la CEDEAO après le Nigeria, et la Côte d'Ivoire, sont, également, prêts pour ce lancement. Il devrait en être de même pour les six autres pays membres de l'UEMOA (Sénégal, Niger, Burkina Faso, Bénin, Mali et Guinée Bissau), selon les propos de son président en exercice, Alassane Ouattara. Chose notable à signaler : la CEEAC bouge aussi pour aller dans le même sens.